FAUT-IL Y ALLER ?
L'approche des élections municipales conduit à
se poser à nouveau la question de notre stratégie et de nos objectifs.
Pour certains un
parti politique a d'abord pour objet de participer aux élections pour avoir des
élus. Ces élus étant nécessaire pour peser sur la majorité soit en s'y
associant soit en étant dans l'opposition quant ce n'est pas plus simplement
pour satisfaire un besoin de statut sociale. Pour d'autres, auxquels
j'appartiens, nous sommes un contre pouvoir qui peut s'exprimer aussi bien
comme élu que comme citoyen..
L'expérience
montre qu'être associé au pouvoir conduit souvent à servir de caution en
échange de strapontins, certes confortables, mais qui ne permettent pas
véritablement de peser sur l'orientation de ceux qui détiennent effectivement
le pouvoir : Les Verts en font la démonstration.
Etre
dans la minorité permet certes un accès plus facile aux informations, mais il
est bien rare que les propositions et les votes fassent basculer les votes des
assemblées où tout est décidé d'avance. Comme les médias ne se font pas les
relais des débats le travail réalisé n'a pas tellement plus d'efficacité que
celui de militants qui travaillent les dossiers que la loi met à disposition de
tous les citoyens.
Ce
contexte permet de situer les enjeux des élections en général et municipales en
particulier. Une campagne électorale permet de populariser des idées et des
principes et de dénoncer des pratiques. Cette ambition ne peut réellement se
réaliser que dans un cadre d'indépendance afin de bénéficier de la liberté
d'expression nécessaire.
Par
ailleurs être écologiste, candidat ou non, ne doit pas réduire le champs
d'expression aux seul cadre environnemental. Comme parti politique nous devons
aussi être très présent sur la gestion, bien trop souvent hasardeuse quand elle
n'est pas contraire aux lois. Ainsi en est il à Besançon ou la
municipalité " gauche plurielle " surfacture de façon très importante
les services eaux, assainissement, ordures ménagères et chauffage urbain au
profit de son budget principal et de certains heureux prestataires de services.
Ces
pratiques ont des conséquences sociales très importantes. Plus les familles
sont nombreuses plus elles consomment d'eaux, de chauffage, produisent de
déchets et plus elles contribuent au financement du budget principal par ce
qu'il convient d'appeler des impôts cachés alors que par mesure sociale
beaucoup de ces familles sont exonérées de la taxe d'habitation !
Si
vous désirez vous lancer dans une campagne municipale je suis à votre
disposition pour vous aider à analyser les budgets de votre commune et
organiser une formation " initiation à la lecture des budgets publics
" pour vous permettre d'occuper le terrain de la gestion qui est délaissé
par les autres groupes politiques.
Serge
GRASS