L'EUROPE UN GRAND MOMENT DE L'HISTOIRE
par Jean Rolland LASSALLE
NB :
Les passages "(dev :"), en italique et entre parenthèses,
suggèrent les développements souhaitables ou nécessaires des lignes qui les
précèdent immédiatement : explications, exemples, compléments etc.
Le renouvellement, en 1999, du Parlement
européen serait un événement ordinaire s'il ne survenait à un moment très
particulier de l'histoire du monde. Or cette élection survient dans un contexte régional et mondial inédit qui, si les
peuples européens en prennent conscience, peut faire de l'Europe le creuset
d'un vrai grand progrès de civilisation. Quelles sont les lignes de force
essentielles du contexte ?
1 A son niveau régional, l'Europe vient
de franchir une nouvelle étape de sa construction politique. Trop longtemps
après la C.E.C.A., (le plan Charbon Acier adopté en 1952 cf note en
annexe) l'institution de l'Euro comme monnaie unique et la création de la
Banque Centrale Européenne (B.C.E) sont beaucoup plus que de simples outils
techniques au service d'une économie dont on peut au demeurant contester la
logique. Elles constituent aussi un formidable levier pour l'émergence d'une citoyenneté
européenne, du sentiment d'appartenance à une même communauté et, partant,
une chance pour la paix dans cette zone encore structurée par les frontières et
les égoïsmes des états nations .
2 Au niveau mondial, l'implosion de
l'empire soviétique a sonné le glas d'un monde bipolaire figé dans l'équilibre
de la terreur. Les précédentes élections européennes de 1993 étaient certes
déjà postérieures à l'événement mais de si peu que les conséquences n'en
étaient pas encore perceptibles : le nouvel ordre mondial annoncé était
un concept indéfini et donc encore ouvert sur le meilleur comme sur le pire.
En 1999 chacun peut en voir se dessiner la
réalité : aux situations dramatiques et aux menaces d'affrontement entre deux
blocs surarmés se substituent les dangers inhérents à deux grands facteurs de
déséquilibres :
1
Politiquement, le nouvel ordre post communiste révèle
l'ambition américaine de dire et d'imposer à toute la planète un droit conforme
à sa conception du monde et à ses intérêts propres. Non contente de prétendre à
la direction exclusive de l'OTAN, elle affiche comme jamais dans le passé un
souverain mépris de l'Organisation des Nations Unies. (dév. : primauté
de la diplomatie US dans le Golfe, dans les Balkans, rôle de la CIA en Afrique,
frappes militaires et embargo contre l'Irak, blocus de Cuba...)
2
Economiquement, avec la mondialisation des échanges et des flux de
capitaux, le dogme libéral productiviste inspire désormais sans partage
toutes les économies. Oublieux de sa fonction première qui est de satisfaire
des besoins, le système économiste achève de perdre son sens et sa légitimité
(mais non sa puissance) dans une dépendance croissante par rapport au jeu de
capitaux sans foi ni lois. ( Dév : rôle du FMI, GATT, AMI,
"bulles" et crises financières à effets dominos, déconnexion entre
économie réelle productive / économie financière spéculative ). Ces deux
déséquilibres convergents ont des effets catastrophiques dans plusieurs
domaines. Ils génèrent :
une soumission grandissante du "politique" à"l'économique"
et de là au "monétaire"(dév : conversion des
modèles socialistes et sociaux démocrates en Europe, régimes autoritaires
dévoués,
une régression sociale massive (dév : sort des populations
du Tiers Monde, des pays émergents, retour des pratiques esclavagistes,
dérèglementations/délocalisations, chômage...)
une destruction des diversités culturelles, sociétales (dév
: génocides linguistiques, destruction des structures sociales, des ethnies,
des spécificités culturelles, de la citoyenneté et des pratiques
démocratiques...)
une atteinte sans précédent à l'environnement vital de l'humanité.(
dév : pillage et épuisement des ressources, dérive climatique, manipulations
génétiques...)
Un recul de la pensée humaniste devant
le culte du profit et de l'argent roi nouvelle et unique mesure de toutes
choses.
Aucun écologiste conséquent ne peut souhaiter
que ce nouveau désordre mondial aille à son terme. C'est pourquoi, au moment où
l'Europe se construit, il est d'une particulière importance qu'elle s'interroge
sur son propre projet et sur le rôle qu'elle entend jouer dans le monde.
L'échéance électorale de 1999 est donc
cruciale. Elle doit être pour les écologistes l'occasion de poser les deux
questions suivantes essentielles et indissociables.
1 Quel
espace de vie les peuples d'Europe veulent ils construire pour eux mêmes
?Quelles institutions ? Quel modèle économique ? Quelle
consommation ? Quelle culture ? Quel ordre social ? Quelle éducation ? etc.
2
Quel rôle assignons nous à cet espace européen dans le devenir du monde
et dont dépend son bien être ? Le débat politique tel qu'il est mené par
toutes les formations non écologistes s'inscrit dans la seule première question
:
Europe des états nations ou Europe des régions fédérées ?
Europe libéro sociale productiviste de Droite ou Europe socio
libérale productiviste de Gauche ?
Europe forteresse ou Europe ouverte à tous vents (du "marché",
des migrations etc.) ?
Nous
avons notre place dans ce débat. (dév : pour un fédéralisme réfléchi, pour
une économie régulée, pour une réduction active des déséquilibres sociaux, pour
des échanges équitables...)
Mais
nous devons saisir l'opinion publique, les jeunes en tout premier lieu, de la
seconde question qui concerne les valeurs fondamentales et le sens même de la
construction européenne.
L'Europe
est une région de vieille civilisation. Elle bénéficie d'un savoir faire
technologique avancé, du haut niveau de formation d'une population nombreuse,
d'une puissance économique, financière et maintenant monétaire majeure.
Elle
n'est la seule dans aucun de ces domaines. Mais elle est la seule à disposer en
même temps de tous ces atouts auxquels s'ajoutent les acquis de son histoire
politique (Droits de l'Homme, Humanisme, Démocratie...). Cela en un moment où
la question posée d'un nouvel ordre mondial n'a pas encore reçu de réponse
irréversible
Elle
est donc la seule à pouvoir concevoir et mettre en oeuvre un projet de
civilisation différent de celui que construisent chaque jour sous nos yeux Mac
Donald, Coca Cola, Monsanto, Wall Street et le Sénat américain. Tel
est l'enjeu historique de cette élection.
Parce
que nous, écologistes, sommes désintéressés, moins soumis que d'autres aux
calculs du court terme par des ambitions de pouvoir ; parce que nous
avons d'abord le souci de notre utilité politique et sociale...nous devons
présenter aux électeurs notre projet pour l'Europe et le projet de l'Europe
pour le monde.
Récusant
les appétits de domination, les excès d'une compétition belligène et aveugle,
nous proposerons une construction européenne fondée sur les valeurs humanistes
de démocratie, de paix, de coopération, de complémentarités. Nous y ajouterons
celles de solidarité du vivant, d'économie régulée par le respect des grands
équilibres naturels vitaux, du respect de la biodiversité.*
De
cette approche, nous montrerons que peut naître un projet pour l'unité du monde
dans lequel le coeur et l'intelligence, le corps et l'esprit trouvent leur
place, dans lequel enfin la satisfaction du court terme respecte le droit
à la vie des générations futures. Quatre grands chantiers pour une Europe enfin
désirable :
1 Fonder une relation juste et
pacifique avec le reste du monde
Il faut en finir avec le réflexe
colonial : Le souci légitime de notre niveau de vie, de nos intérêts
économiques et stratégiques immédiats ne justifie pas les destructions
culturelles, sociales et environnementales dont nous sommes responsables ou
complices à l'échelle planétaire. Après un siècle et demi de domination, de
prédation et de saccage, les puissances dominantes subissent aujourd'hui le
choc en retour de leurs actes. (dev : sous développement, migrations,
terrorisme, extrémismes religieux, guerres inter ethniques, famines,
pandémies, aculturation, destruction des sols, pillage jusqu'à l'épuisement des
ressources...)
Si
la raison du coeur ne suffit pas, celle de la simple intelligence gestionnaire
impose aux sociétés dites développées d'adopter des comportements plus
respectueux, plus solidaires et plus responsables.
Cette
exigence à laquelle l'Europe doit volontairement répondre en tant que puissance
dominante, elle doit aussi la revendiquer en tant que puissance dominée.(dév
: GATT , AMI, loi d'Amato Kennedy...)
Elle
est fondée à faire librement ses choix fondamentaux de société: politiques,
technologiques, culturels et sociaux et à vouloir préserver son environnement
naturel vital.(dév : institutions démocratiques, relations internationales,
spécificités culturelles, niveau de protection sociale...).
2 Introduire
le paramètre environnemental comme élément objectif de régulation économique,
technologique et sociale : (dév : pratiques agricoles
et industrielles, recherche, technologie, aménagement du territoire, commerce
international...)
3 Justice
sociale :
Au
nom du dogme hyperlibéral, la compétition ne s'exerce plus aujourd'hui
seulement entre les entreprises dépositaires du pouvoir économique, le sort des
salariés/objets étant relégué au rang de conséquence indirecte. L'impératif
absolu de la concurrence (productivité, compétitivité) conduit désormais les
entreprises à impliquer leurs salariés dans une course mondiale au moins disant
social. Processus spirale dont on ne voit ni la régulation ni les limites
et qui met à mal aussi bien la capacité revendicative légitime ou non
que la solidarité entre victimes du système. (cf Renault Vilvoorde).
Au
cours des dernières décennies, ce recul social a pu être partiellement corrigé
par les gains de productivité liés à l'innovation technologique, par la
croissance d'une demande solvable encore insatisfaite et par les régimes de
protection sociale propres à chaque état. Pour diverses raisons, ces
médications ne sont plus pertinentes : la demande solvable est saturée, la
croissance ne contribue plus que marginalement à la création d'emplois, la
compétence technologique n'est plus l'apanage des seuls pays développés. Il
faut donc trouver autre chose.
A
l'intérieur de l'Europe, le progrés social ne pourra pas faire
l'économie d'une révision drastique des modes de consommation hérités des 30
Glorieuses. Il faudra aussi remettre en cause la légitimité d'un certain nombre
de privilèges. (dév : les avantages sociaux hérités d'un autre âge et plus
encore la démesure des enrichissements
sans cause réelle, spéculation, rentes de situation, écart des revenus,
exercice de la solidarité et de la redistribution sociale)
Dans
le même temps, il est indispensable de procéder à une harmonisation des
politiques sociales, de la fiscalité, du droit du travail, en Europe et le plus
largement possible dans le reste du "marché".
Avec
les pays tiers, l'Union Européenne devra instaurer une régulation de
ses relations commerciales fondée sur un code d'éthique sociale et
environnementale. En contrepartie, le consommateur européen consentira à payer
le prix équitable. La distribution devra recalculer ses marges pour rester
concurrentielle.
4
Donner à l'Europe des institutions fédérales et démocratiques :
Compte tenu
de l'importance des enjeux que supposent ces trois premiers chantiers, on ne
peut pas imaginer qu'ils puissent être mis en oeuvre dans l'actuel cadre
institutionnel européen.
Les
institutions nationales étatiques des pays européens sont largement responsables
des lenteurs et des blocages de la construction européenne ( ex : l'échec de la
Communauté Européenne de Défense en 1952). Il ne fait pas de doute que les
résistances d'inspiration nationaliste, quels qu'en soient les ressorts
visibles ou dissimulés, (dév : prosoviétiques ou Gaulliens en France,
insulaires et pro US en Grande Bretagne ...) ont retardé le cours de
l'histoire de l'Europe, contribué au déclin de son influence politique et,
d'une certaine façon, fait le lit du nationalisme extrême des années 1990.
Il
est donc indispensable de réformer l'actuel cadre institutionnel de la
construction européenne.
La
réussite des trois premiers "chantiers" proposés nécessite une telle
adhésion des populations de chaque pays qu'ils faudra d'abord convaincre,
avancer par étapes, avec détermination et prudence, dans tous les cas dans le
respect des opinions publiques. Là encore, l'éducation et la culture devront
préparer et accompagner les avancées politiques.
Le
déficit démocratique des institutions européennes devra être corrigé par un
réquilibrage des pouvoirs respectifs de la Commission et du Parlement, ce qui
suppose une évolution vers plus de fédéralisme et moins de souverainisme (dév
: promotion de la citoyenneté européenne,
rôle des régions).
POLITIQUE EXTERIEURE ET SECURITE COMMUNE
"Celui
qui vient au monde pour ne rien changer ne mérite ni égards ni patience"
(René Char)
L'institution
d'une politique monétaire commune étant acquise, il reste à l'Europe des états nations
à relever les deux derniers très grands défis :
mener à bien la nécessaire
transformation de ses institutions politiques
définir et appliquer une politique commune en matière d'Affaires étrangères et
de Défense.
Missions
apparemment impossibles tant sont fortes les pesanteurs de l'histoire et
profondes les racines culturelles de la vieille Europe. Entreprises pourtant
condamnées à réussir car elles constituent (la première étant la condition de
la seconde), la clé de voute de l'édifice construit à grand'peine depuis cinquante
ans. En effet, la puissance économique ne constitue pas une fin en soi. C'est
un moyen, certes révélateur mais qui n'est a priori porteur d'aucun sens et
qui, de surcroit, est soumis aux aléas de la conjoncture.
Par
nature, le sens d'une société se révèle dans la philosophie et les objectifs de
son projet politique. La question qu'il convient de poser est donc la suivante
: quel type de relation l'Europe entend elle construire avec le reste
du monde et quelles missions envisage t elle d'assigner à ses
armées ?
Les
réponses que l'Union Européenne donnera à ces
questions seront, mieux que les discours, révélatrices de ses choix
politiques. A une extrémité de l'alternative, on optera pour une
"real politik" : la relation avec l'extérieur, la diplomatie,
la capacité militaire seront fondées sur la pensée unique économiste sur les
appétits de puissance et de domination. A l'autre extrémité, elles seront mises
au service de valeurs humanistes qui seront elles mêmes le cadre et la
référence régulatrice de l'outil économique.
Dans
le premier cas, on se situe dans une logique de guerre : conquêtes de marchés,
domination néocolonialiste, compétition à outrance, destruction de
l'environnement, course à la puissance militaire, occupation par la force ou la
corruption de positions stratégiques...C'est, pour l'essentiel, la politique en
vigueur de nos jours, quoi qu'en disent les discours officiels.
Dans
le second, le discours civilisé et les actes sont en cohérence. Les relations
internationales sont basées sur l'équité, le respect, la coopération et les
complémentarités, la préservation des milieux et l'économie des ressources non
renouvelables.
Pour
des écologistes, l'état dans lequel se trouve aujourd'hui la planète et le sort
d'une grande partie de l'humanité exigent de renoncer progressivement à la
violence de la real politique. C'est une question d'intelligence et
d'instinct de survie autant que d'éthique humaniste et de bons sentiments.
A
condition de faire preuve d'une volonté politique forte et de parler d'une
seule voix, seule l'Europe est capable de promouvoir ce
changement, d'asseoir son autonomie diplomatique et de contester les
prétentions abusives de la superpuissance américaine. Il ne s'agit pas de lui
déclarer la guerre mais de refuser le statut de protectorat de fait., (dév
: soutien sans faille de l'ONU, pilier européen de défense comme prélude à une
force internationale de paix, définition d'une politique d'armement
recherche technologique et industrie...)
Industries
d'armement : quelques chiffres incontournables pour la réflexion :
En 1998, 75% des acquisitions de matériels
militaires ont été faites par importation des Etats Unis. (coûts
inférieurs, supériorité technologique, capacité industrielle non généraliste
des états européens et, sans doute, pressions politico commerciales). Autre
motif : atomisation et concurrence des industries d'armement en Europe.
Comparaisons :
nombre de PRODUITS fabriqués :
EUROPE USA
Chars de combat 4 1
avions d'attaque 6 1
frégates 11 1
Rapport
entre les budgets militaires : 2 1
PROPOSITIONS
DE SYNTHESE :Considérant que l'élection européenne de 1999
intervient dans un moment historiquement crucial et dans un contexte politique,
économique et stratégique inédit :
-
fin de l'ordre mondial bipolaire consécutif à
l'effondrement du bloc soviétique
-
manifestations récurrentes de l'ambition hégémonique avouée de la
superpuissance américaine désormais sans rivale
marginalisation du rôle de l'ONU face
à l'omniprésence diplomatique et militaire des Etats Unis
mise en tutelle des moyennes
puissances ravalées au rang de protectorats de fait,
extention à l'économie mondialisée du
dogme libéral productiviste et de la dictature des capitaux...
Constatant
que ce déséquilibre des forces menace les libertés fondamentales et le droit
des peuples à disposer d'eux mêmes et qu'il génère des effets
catastrophiques àl'échelle planétaire :
une régression sociale massive,
une destruction des diversités culturelles et sociétales qui sont le patrimoine
et la richesse commune de l'humanité
une atteinte sans précédent à notre environnement vital
un recul des valeurs humanistes avec en corollaire la banalisation de la
barbarie
Le
Mouvement Ecologiste Indépendant affirme
-
que seule l'Europe unie est en capacité de promouvoir
pour elle même et pour les autres peuples un modèle de société humaniste,
alternatif au modèle économiste ultra libéral,
qu'en conséquence l'achèvement de sa
construction politique est une urgence absolue qui doit primer sur toute autre
considération
que parallèlement aux traités d'union, la crédibilité de l'Europe exige que
soit renforcé le sentiment de
citoyenneté et d'appartenance européenne et pour cela...
que par sa nature et sa qualité, le projet européen sache emporter l'adhésion
et susciter l'enthousiasme , en particulier des jeunes générations.
C’est
pourquoi, en ce qui concerne les relations internationales et la sécurité
commune, le projet du M E I Pour une Europe enfin
désirable, revendique l'utopie d'une grande ambition, radicale
sur le long terme, réaliste, pragmatique et progressive dans ses étapes.
REDONNER
A L'EUROPE LA MAÎTRISE DE SES CHOIX ET DE SON
DESTIN :
1
soutien sans faille aux décisions de l'ONU,
2
redonner à l'Union Européenne une capacité diplomatique autonome, dans le
respect de la Charte de l'ONU, de
la lettre et de l'esprit du Traité de l'Alliance Atlantique mais éventuellement
distincte des positions
unilatérales des Etats Unis,
3
revendiquer pour l'Europe un statut dans l'Alliance Atlantique et l'OTAN
conforme à son poids réel,
4
accepter, l'étape d'une défense européenne, pilier autonome et partenaire
régional de l'OTAN et de l'ONU. et par conséquent...
5
harmoniser et rationaliser à l'intérieur de l'Union Européenne la production
d'armements (technologies et fabrications)
6 concevoir
l'ensemble de ces démarches en fonction de l'objectif ultime : la création
d'une Force Internationale de Paix (cf document MEI à éditer) dont le concept
peut et doit être popularisé sans attendre.