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QUOTAS DE PECHE DU THON ROUGE
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le 24 Novembre 2009 |
La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Alliance (CICTA) s’est réunie une nouvelle fois du 9 au 15 novembre à Recife, au Brésil. Le but de cette réunion était de fixer des quotas de pêche pour l’année 2010 dans l’Océan atlantique et en Mer Méditerranée.
A l’issue de cette réunion, la CICTA a annoncé qu’elle avait fixé ces quotas à 13 500 tonnes en 2010 contre 22 000 tonnes pour cette année. D’autres mesures restrictives ont été décidées : réduction de la saison de pêche par les thoniers senneurs à un mois, du 15 mai au 15 juin, promesses de la part des pays membres de la CICTA de réduire la capacité de leurs flottes de pêche de moitié d’ici 2011. La CICTA a également envisagé la possibilité de suspendre la pêche au thon rouge si son Comité scientifique montrait que les ressources continuaient de se détériorer.
En prenant ainsi les demi-mesures proposées par l’Union européenne, le Japon (qui importe 80% du thon pêché en Méditerranée) le Maroc et la Tunisie, la CICTA a manqué l’occasion de reconstituer les stocks de thon que seul l’arrêt de la pêche pendant un certain temps pouvait offrir. Pourtant, une étude présentée à la Conférence annuelle de la CICTA avait précisé que “seul l’arrêt total de la pêche pourrait offrir de bonnes chances de sortir de la zone rouge d’ici 2019 grâce à la reconstitition des stocks”.
Il reste cependant un espoir : l’inscription du thon rouge sur l’Annexe 1 de la Convention de l’ONU sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) qui correspond à une interdiction de commerce international. Le Gouvernement français s’était engagé à soutenir cette inscription. Monaco, de son côté en a fait la demande. La prochaine réunion de la CITES se tiendra à Doha en janvier 2010.
Le Mouvement Ecologiste Indépendant réitère sa demande d’un moratoire qui, seul, pourrait permettre la reconstitution des stocks, suivi d’une gestion stricte de cette pêche, une lutte contre la pêche illégale et la fermeture des fermes d’engraissement dont les rejets menacent les écosystèmes des côtes méditerranéennes.
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Monique Marquet Vice-Présidente à l’environnement/fontfamily>
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