La lettre des
écologistes
Janvier 2001 - N°
46
Mensuel
d’information du Mouvement Écologiste
Indépendant
Prix du numéro : 7 F / 1,1 Euro -
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Comité de rédaction :
Dominique Bauduin, Jean-Luc Dumesnil,
Jean-Rolland Lassalle,
Patrice Miran, Patrick Viot, Antoine
Waechter
Imprimé par le MEI - TIRAGE 6000
exemplaires sur papier recyclé
CPPAP n°1200 P 11182 - ISSN 1277-6092
Dépôt légal n° 1696-696
SOMMAIRE
Janvier 2001 - N°
46
SALON
PRIMEVERE - MUTANCE ? (p.1)
LA
POLLUTION A FRAPPE LES 3 COUPS (p.2)
SOMMET
DE NICE : SUCCES OU ECHEC ? (p.3)
LE
CLIMAT... LA BAGNOLLE... ET NOUS... (p.3)
LE LUPIN, UN TRESOR AGRO-ALIMENTAIRE OCCULTé (p.4)
CE QUI EST
RAISONNé n’EST PAS FORCéMENT RAISONNABLE ! (p.4)
LA CADA DONNE RAISON AU MEI, QUI ATTAQUE GLAVANY (p.5)
UN RéSEAU DE
PRODUCTION ET D’éCHANGE DE SEMENCES EN INDE ...( p.5)
URANIUM APPAUVRI : DE NOMBREUSES CONTREVERITéS (p.6)
AU
SECOURS, LE PROFESSEUR PELLERIN REVIENT (p.6)
SYNDROME à RETARDEMENT(p.7)
PRéSENCE PROBABLE DE PLUTONIUM DANS LES MUNITIONS à
L’URANIUM (p.7)
L’ATELIER MOX DE CADARACHE ET LES RISQUES SISMIQUES (p.8)
GREENPEACE à CHERBOURG CONTRE LE MOX (p.8)
Brèves : DES
CHIFFRES QUI FONT PLAISIR
- LES DIOXINES MOBILISENT LA RECHERCHE PUBLIQUE - SANTE - ENCORE UNE COULEUVRE
(p.8)
BON
DE COMMANDE (p.9)
ADRESSES
(p.10)
Brèves : BIO
- EMPLOI - AEROPORT / çA BOUGE DANS LES RéGIONS (p.11)
INTERNET - çA BOUGE DANS LES RéGIONS - OURS - SOMMAIRE (p.11)
8 PAGES SUPPLEMENTAIRES : LA TRIBUNE DU MEI (p.1 à 8)
PRIMEVÈRE15ème SALON-RENCONTRES DE
L’ÉCOLOGIE ET DES ALTERNATIVES 16 AU 18
FÉVRIER À LyoN
Primevère est le grand rendez-vous
de la bio et de l'environnement. Son
ambition est de mettre en valeur les démarches alternatives et de promouvoir
l'écologie. Trois axes forts : développer
une meilleure communication entre les partenaires de l'écologie, mettre en
valeur les démarches alternatives et participer à la sensibilisation du public.
Venez nous
rendre visite au stand du MEI
Ouvert le vendredi 16 février de 16h
à 23h et le week-end de 9h30 à 20h.
Lieu : Eurexpo Lyon/Chassieu
(parking gratuit ou accès bus de la
Gare de la Part-Dieu).
Demandez-nous des entrées au tarif
réduit de 24F (au lieu de 35F)
Programme complet sur demande à
Primevère 9, rue Dumenge 69004 Lyon. Tél 04 74 72 89 90
Fax 04 74 72 89 91 E-mail :
Primevere@wanadoo.fr
MUTANCE ?
Au moment où vous lisez ces lignes nous sommes au début de cette année
2001 tant attendue! Pour certains d'entre nous les trente années à venir seront
les dernières de cette vie commencée dans la deuxième moitié du XXe siècle.
Nous avons connu les trente glorieuses, puis, depuis 1973, ces années de crise
que certains ont appelé les trente piteuses, et nous voilà arrivés au seuil de
celles qui seront les trente mutantes. Les enfants du XXIe siècle sont nés
depuis la fin des années 80 et ce monde leur appartient déjà. Nous sommes dans
la situation de ceux qui doivent passer le témoin dans les meilleures
conditions possibles pour qu'ils puissent prendre leur envol pour un monde plus
humain. Sans nostalgie ni regret pour les utopies de nos vingt ans qui étaient
encore prisonnières des convulsions du XXe siècle naissant. Faisons le deuil du
paradis terrestre et laissons à Dieu le jardin d'Eden puisqu’ à vouloir le
réaliser dans ce monde nous l'avons transformé en cimetière des innocents. Il
n'y a pas de fatalité à être les éternels cocus de l'Histoire, ni soumis, ni
résignés à l'ordre apparent des puissants de ce monde.
Ce n'est pas le monde qu'il faut changer, c'est nous. Et alors le monde
changera. Le monde est en réalité tel que nous le voyons et c est d'abord notre
regard qu'il faut changer. Les révolutions du XXe siècle nous ont appris au
prix de combien de vies que changer les structures sans une conversion du coeur
de l'homme n'était que remplacer une barbarie par une autre barbarie puisque la
barbarie a toujours un visage humain. S'il est une leçon que nous devons
transmettre à nos enfants et à ceux qui nous sont confiés, c'est de témoigner
que l'on ne construit pas un monde meilleur sur la haine de l'autre, que ce
soit la haine des races ou celle des classes. Il vaudra toujours mieux mourir
pour ses Idées plutôt que tuer pour les imposer comme l'enseigna il y a deux
mille ans un prophète rebelle, aux mains nues et à la parole vive. De l'avoir
oublié, ses descendants ont voulu faire de ce monde son royaume, lui qui ne
voulut jamais en être le roi, et cédèrent à la tentation. Laisser passer le
souFfle de l'esprit plutôt qu'ériger la lettre en dogme, tel est le message
qu'il paya de sa vie. Tel devrait être la devise que tout éducateur devrait
faire sienne pour être fidèle à sa mission.
Notre monde est le terrain d'aventures de tous les possibles et le pire
n'est pas le plus probable pour peu que nous cessions d'en attendre le
meilleur. Il est temps de ne plus perdre notre temps à attendre GODOT (2) que
ce soit la Révolution, la Gauche idéale, le Paradis ou l'Age d'Or, car à
vouloir transformer notre attente en impatience, nous risquerions de faire de
nos vies un enfer pavé de bonnes intentions. Le monde dans lequel nous entrons
n'est d'avance ni pire ni meilleur que celui que nous quittons. Il sera ce que
nous en ferons. Citoyens libres, responsables et solidaires ou esclaves d'un
mode de consommation qui veut nous réduire à n'être que des pions sur
l'échiquier de la finance internationale, il nous faut choisir ! L'Histoire ne
fonctionne pas de manière linéaire mais en spirale, ce qui nous amène à revivre
des situations déjà vécues par nos ascendants et chaque nouvelle période est
l'occasion pour chacun de grandir en conscience (3) et c'est le sens des
épreuves auxquelles chaque génération est soumise car j'ai l'intime conviction
que l'histoire de l'Homme est celle de son initiation à son humanitude (4),
c'est à dire de son éveil à sa propre liberté. Cet état qui nous permet de
marcher les pieds sur terre et de lever la tête vers les étoiles. Ce à quoi
nous sommes invités, c'est à entrer en mutance, à nous transformer de
l'intérieur en changeant notre regard sur nous-mêmes et sur le monde, à
vivre la cohérence entre ce que nous
disons et ce que nous faisons, à reconnaître nos propres limites pour retrouver
notre vraie puissance et cela passe par se réapproprier le droit de dire Non
afin de pouvoir s'engager dans un vrai Oui à la vie et au monde que je choisis.
A quoi cela sert-il de vouloir que le monde change si je n'incarne pas dans ma
vie quotidienne et dans mes relations avec les autres le changement que je
désire pour le monde ? L'exemple peut être contagieux comme le vol du papillon
qui peut déclencher un raz de marée à des milliers de kilomètres. Le monde est interdépendant
et là où je suis, je peux participer au changement du monde car chacun d'entre
nous fait partie du tout comme la goutte d'eau fait partie de l'océan. Ce qui
nous rend malheureux, c'est de nous croire séparés du tout. Nous baignons dans
un flot d'images et de nouvelles et nous nous croyons reliés alors que nous
consommons de l'information comme du hamburger dans un fast-food, sans prendre
le temps de digérer ce que nous avons reçu. Il nous faut réapprendre à sentir
dans notre corps les expériences de la vie car il n'y a pas de conscience sans
ressenti. Le monde est notre jardin et il n'est pas de plus beau métier que
celui de jardinier, c'est celui que le destin a confié à l'Homme. Que nous
cultivions des fleurs, du blé ou des esprits,il n'y a pas de croissance sans
patience ni amour.
Alain LECUYER
(1)
"La mutance, clef pour un avenir
humain “ René MAcAIRE Ed. L'Harmattan
(2) En
attendant Godot" pièce de Samuel BECKETT
(3)
"L'effort et la grâce" Yvan AMAR Ed. ALbin Michel
(4)
Expression employée par Albert JACQUARD
LA POLLUTION A FRAPPé LES TROIS COUPS
On pensait que les effets de la
pollution seraient progressifs, lents, tardifs, qu'ils se manifesteraient en
nous donnant des boutons que les humoristes nous dessinaient sur la face et le
corps. Ils se sont manifestés brutalement, à l'aube de l'an 2000, par des
catastrophes climatiques majeures sans précédent, meurtrières pour les arbres
et les hommes : tempêtes, inondations, fleuves de boues, incendies de forêts,
sécheresse, partout dans le monde. On ne pourra plus nier ni minimiser la
pollution. Nous entrons dans une ère de turbulences, de pollucatastrophes.
Il
ne s'agit plus de protéger l'environnement, nous l'avons foutu en l'air, c'est
le cas de le dire, jusqu'à la
stratosphère. Il faut régénérer l'environnement, à commencer par la couche
d'ozone. Inutile de chercher quel est le toxique qui la blesse le plus, et de
combien le diminuer et par combien de paliers, comme on fait de conférence en
conférence depuis 10 ans.
De
toutes façons il faudra des siècles pour régénérer la couche d'ozone, en
commençant tout de suite et par des mesures drastiques. On ne pourra plus dire:
nous avons tout le temps de voir venir et d'y remédier doucement, par petites
touches selon un calendrier toujours allongé. On n'a plus le temps. Nous sommes
dans le mur. Il va falloir, faute d'avoir négocié le virage écologique à temps,
faire le contraire de tout ce que nous faisons : remplacer le progrès technique
par le progrès éthique. Le progrès est un mythe au service de la religion du
profit. Tout ce qui peut être fait est fait et vendu. Le moteur du progrès
n'est pas la demande mais la course à l'argent. Cela va faire très mal mais
moins que les prochaines tempêtes et inondations qui se préparent de très haut.
Ce bouleversement climatique avait été prévu par les écologues scientifiques
depuis 10 à 20 ans. Il est dû à l'amincissement général et aux perforations
localisées de la couche d'ozone. L'amplification de l'effet de serre n'en est
qu'un des effets. A une altitude de 10 à 50 km, l'ozone forme une couche qui
séparait l'atmosphère de la stratosphère, filtrait les ultraviolets, protègeait
la Terre du vent solaire.
Cette
couche est une des conditions de la vie des organismes à cellules eucaryotes,
avec en particulier une atmosphère à 21 % d'oxygène, au dessous la respiration
serait inefficace, au dessus tout flamberait.
Cela ne veut pas dire que les effets pathologiques de la pollution
n'existent pas. Simplement il est plus
facile de ne pas les voir : explosion des allergies et des cancers,17 à 31.000
morts par an en France, éclosion d'une nouvelle maladie : la bronchiolite du
nourrisson qui en touche un tiers. Les polluants qui dégradent l'ozone
atmosphérique de haute altitude sont le CO2, le CO, le chlore des fréons, le
méthane CH4. La conférence de Montréal en 1987 avait préconisé l'éradication de
tous les produits mangeurs d'ozone avant l'an 2000 ! La conférence de Kyoto
1997 avait préconisé de minimes restrictions aux gaz anti-ozone et s'était
donné 5.000 jours pour sauver la planète de toutes les pollutions ; 2000 sont déjà passés et la conférence de La Haye
discutaillait de combien et à quelles dates les diminuer ! La Haye 2000 a
merdouillé. Les Américains inventent le droit à polluer payé par la plantation
d'arbres. Des demi mesures, comme s'il s'agissait de maintenir la pollution à
son niveau actuel, celui qui a bouché l'océan indien et atteint la
stratosphère.
Il
faudra des années, des siècles, ou des millénaires, pour que s'établisse un
nouvel équilibre. En attendant nous entrons dans une ère de transition et de
chaos climatique. Pendant ce temps les politiques attendent que les
scientifiques soient sûrs, quand ils seront sûrs, il sera trop tard.
Les
scientifiques ne sont sûrs de rien. Ils ne sont même pas sûrs que la matière
soit de la matière et que le temps soit du temps. Ce qui a permis pendant 50
ans à des commissions scientifiques de freiner, minimiser, nier la toxicité du
plomb, de l'amiante, du DDT. Nous
pensions pouvoir détruire, brûler les déchets et les faire disparaître, ou les
accumuler dans des poubelles
naturelles, carrières, mines, fonds des mers et des océans, ou pour les plus
dangereux dans des conteneurs plus ou moins enterrés et protégés. Nous
découvrons que les déchets ne sont jamais circonscrits, qu'ils ne vont pas au
fond de l'océan mais dans l'océan, qu'ils se mêlent au monde physique, à l'air,
à l'eau, à la terre, et au le monde vivant, c'est-à-dire partout sauf dans les
roches et les métaux. Et ils y sont pour longtemps. La destruction, la
combustion va rarement au dessous des molécules. Or, les molécules, sont
précisément le dernier niveau invisible du produit toxique ; c'est par leurs
molécules qu'ils sont toxiques. Pour supprimer la toxicité, il faudrait casser
la molécule, aller au niveau des atomes qui sont atoxiques (sauf ceux des
métaux lourds). Morceler les déchets ne fait que les rendre invisibles et
faciliter la dispersion des molécules toxiques. Nos déchets les plus petits,
particules, molécules, atomes lourds,
se sont donc glissés partout sauf dans les roches et les métaux. Même si
l'on arrêtait de les fabriquer, ils continueraient pendant des millénaires de
tourner dans les différents cycles physiques : cycle de l'eau, cycle du
carbone, chaînes alimentaires. Ils
pénètrent dans les organismes par inhalation, ingestion, rarement en traversant
la peau. Les particules de taille inférieure à 10 µ pénètrent jusqu'aux
alvéoles pulmonaires et les plus petites (amiante par exemple) pénètrent dans
les organismes et même dans les cellules. Dans les chaînes alimentaires, les
contaminants acquièrent la redoutable propriété de se concentrer, des plus
petits mangés aux plus gros mangeurs. En bout de chaîne, à la mort des derniers
prédateurs, ils retombent dans la circulation planétaire. Ils pénètrent dans
nos cellules et se fixent aux membranes, aux récepteurs, aux organites et même
à l'ADN et aux gènes (les adduits). La biosphère est un système fermé dont les
éléments sont en échanges permanents. Les cycles de l'eau, de l'hydrogène, de
l'oxygène, du carbone, montrent la richesse, la permanence, le rôle des
échanges entre le monde vivant et le monde physique. Des cycles de polluants
les parasitent. Les pesticides (herbicides,insecticides, fongicides, raticides,
taupicides) sont des biocides qui tuent la cellule eucaryote, s'attaquant au
système des enzymes cytochromes et donc supprimant la respiration cellulaire.
Ils agissent aussi sur la couche d'ozone par leurs dérivés. Ce barrage était
une des conditions vitales qui ont rendu et maintenu biogène la planète Gaïa.
Le barrage a cédé sous nos coups. Il faudra des siècles pour le reconstruire.
Il n'y a pas une seconde à perdre.
C'est
un des trois coups assourdissants frappés par la nature sur le théâtre où danse
l'espèce humaine. Les deux autres sont la mort de la moitié des spermatozoïdes
humains et la féminisation des espèces sauvages par les pesticides hormonoïdes.
Nous le savions pourtant. Qui nous l'avait dit ?
Ce
sont les derniers naturalistes, capables de synthèse et, avec de rares
journalistes, de vulgarisation, qui clament dans le désert depuis quarante ans
et sont traités de Cassandre. Il faut arrêter la croissance dans les pays
riches pour qu'elle puisse continuer un temps dans les pays pauvres, égaliser les
niveaux de vie sur toute la planète, permettre la survie de l'humanité, pour
cela renoncer à l'individualisme, à la course à la production, à
l'enrichissement, à la surconsommation, aux privilèges postféodaux, aux jeux du
cirque à essence, au transport routier, et chercher et trouver vite les moteurs
à hydrogène, à oxygène, à eau, à air, à photons, dont l'invention est bridée
depuis 50 pour pouvoir épuiser les réserves de pétrole. Les trois coups sont frappés. La tragédie
peut commencer ; tous seront frappés,
beaucoup mourront prématurément. Dès lors, on accepte, des milliards
mourront mais l'humanité survivra, s'adaptera. Mais quelle humanité ? Tous les
hommes sont des condamnés à mort, mais il y a pire que la mort : la
dégénérescence de l'espèce, dégénérescence intellectuelle, dégénérescence
éthique, dégénérescence anatomique, dégénérescence physiologique,
dégénérescence hormonale, dégénérescence immunitaire.
Les
premiers signes de dégénérescence sont sous nos yeux : diminution de moitié des
spermatozoïdes par éjaculat en 50 ans, relargage massif de toxiques par la mère
à son foetus par le sang et à son enfant par le lait, accrochage de 50
cancérogènes à l'ADN de chaque cellule de chaque nouveau-né.
Trois
autres coups. En voulez-vous attendre d'autres avant de comprendre ? Le nuage
indien !
Il
ne s'agit plus de freiner, ni de ralentir, il ne s'agit plus de protéger
l'environnement. Il s'agit de le reconstituer, stopper est impossible, arrêter
les machines ne suffit pas, comme sur un navire il n'y a pas de frein. Il ne
reste qu'à faire arrière toute. En sachant que, par le poids de l'inertie, à la
hauteur des six milliards de cons que nous sommes, Gaïa va continuer de courir
sur son erre pendant des siècles. Nos
enfants essuieront tempêtes sur tempêtes de toutes sortes, ils louvoieront à
vue en maudissant leurs pères qui les auront sacrifiés pour quelques dollars de
plus.
J.
Costagliola,
fax
: 01.39.51.12.17, courriel : jcostag@club-internet.fr
SOMMET DE NICE : SUCCèS OU éCHEC ?
Difficile de se faire une opinion.
Pour qui souhaite un régime fédéral, cela est très pauvre. Au contraire, pour ceux qui demeurent “ souverainistes “ on a évité le pire : le
vote à la majorité qualifiée ne s'applique pas aux sujets les plus importants comme
la fiscalité. Pour les pays de l'Europe
de l'Est : un grand espoir qui " transformera très bientôt en réalité:
leur entrée dans l'Union européenne en 2004.
Tous les pays candidats seront-ils prêts ? Certains comme la Roumanie et
la Bulgarie auront bien du mal à se mettre à niveau. L'entrée de la Turquie n'a pas été évoquée. Pourquoi avoir laissé croire à ce pays
qu'elle pourrait en faire partie, si telle n'était pas l'intention des pays
membres ? Quelle serait l’alternative?
Le fonctionnement de la Commission n'est pas simplifié. Le plafonnement
en nombre des commissaires prendra effet seulement après l'intégration de tous
les pays européens sans que soient définies les conditions dans lesquelles se
fera ce plafonnement.
L'équilibre rompu entre l'Allemagne et la France inquiète non seulement
cette dernière mais aussi certains de ses voisins. Même si “ arithmétiquement ” il est concevable que l'Allemagne
avec une population supérieure du fait de la réunification obtienne plus de
sièges au Parlement, la disparité est grande : elle gardera ses 99 sièges dans
I'Union élargie alors que tous les autres Etats en perdront environ 20% en
faveur des nouveaux membres. Le Traité d’Amsterdam prévoyait que, le Parlement
ne dépasse jamais 700 membres ; il en comptera ainsi 729 dans l’union
élargie. Au Conseil des Ministres, la
France et l'Allemagne auront toujours le même nombre de voix, mais un groupe de
pays représentant 38% de la population - seuil que pourra facilement atteindre
l'Allemagne avec le concours de quelques autres pays - pourra faire blocage, ce
qui peut être source de déséquilibre et de rivalités entre ces deux pays qui
furent le moteur de l'Europe et
ce, au moment où l'ouverture de l’union
aux pays de l'Est demandera une grande cohésion entre ces deux Etats. La pondération des voix rendra difficile la
prise de décisions et les “ petits pays ” craignent de perdre de l'influence
dans l'Europe élargie.
Une perspective lointaine : la conférence intergouvernementale de 2004
qui sera consacrée à la réforme des structures politiques devra revoir
l'équilibre entre le Parlement et la Commission. Elle devrait être l'occasion
d'un débat de fond sur l'avenir de l'Europe, étudier la possibilité d'aller
plus loin dans l'intégration , même si elle doit le faire par étapes avec les
Etats qui y sont prêts, et préparer une constitution européenne. La Charte des droits fondamentaux pourrait
en être le préambule. L'Europe doit
avoir des orientations claires et des mécanismes compréhensibles si l'on veut
que les peuples y adhèrent pleinement et la fassent vivre.
Le MOUVEMENT ECOLOGISTE INDEPENDANT souhaite naturellement une
politique résolument axée sur la protection de l'environnement et la santé des
populations. L'Union doit concentrer
ses efforts sur le règlement des grands problèmes qui touchent toute l'Europe :
transports, énergies alternatives au nucléaire, effet de serre, agriculture
sans farines animales ni OGM, et éviter d'intervenir sur des questions mineures
(ex. la composition du chocolat) ; il faudra aplanir les distorsions dans les
conditions de travail. L'Union doit
être forte pour résister aux conséquences de la Mondialisation et aux
lobbies. Il est urgent d’unifier les réglementations,
avec la libre circulation des personnes et des biens, un pays ne peut se
protéger seul comme l'a amplement démontré la crise de la “ vache folle ”. A l'occasion de l'entrée des pays de l'Est,
l'Union devra, dans le cadre de la Politique agricole commune, réserver une
part plus importante de son soutien aux agriculteurs qui s'engageront à
produire, en respectant les critères environnementaux.
Il faudra bien enfin régler la question linguistique : va-t-on
continuer à adopter comme langue officielle celle de chaque Etat membre et
étoffer encore le service linguistique pléthorique et coûteux de l’Union ?
N'aurait-il pas fallu déjà limiter, comme les Nations Unies l'ont fait, le
nombre, de ses langues ? Question
délicate évidemment.
L’abandon d'une partie des souverainetés a permis d'apporter à l'Europe de l'Ouest la paix, comme le souhaitaient les pères fondateurs. Pour que tous les peuples du continent
européen puissent profiter d'un progrès social et vivre en paix dans un
environnement respecté, il faudra que les responsables politiques fassent
preuve de beaucoup de courage, d'audace et de ténacité.
Monique Marquet
LE CLIMAT... LA
BAGNOLE... ET NOUS...
Lundi 13 novembre s’est ouvert la 6ème conférence internationale sur le
changement climatique, à La Haye.L’enjeu de cette conférence était de rendre
applicable l’accord de Kioto (1997 déjà !) qui imposait une diminution (minime,
NdR) des émissions de gaz à effet de serre.
Les études sur le réchauffement planétaire se révèlent encore plus
pessimistes qu’à l’époque. D’ici la fin du siècle, elles évoquent une amplitude
de 1 à 6°C, alors que le pire était jusqu’ici fixé à 3,5°C.
Les perturbations climatiques, avec leur cortège d’inondations, coups
de vent, tempêtes en tout genre, qui ont marqué récemment notre pays et
l’Europe, mais aussi d’autres régions de monde, sont-elles liées à ce phénomène
de réchauffement ? Comme d’habitude, aucun “ expert ”, ou faut-il dire “ savant
”, ne se risque à émettre un avis formel : après un 19ème siècle scientiste où
la Parole scientifique équivalait à parole de Vérité, nous vivons une époque où
la Science n’affiche plus que des doutes, et une incapacité incroyable à
proposer des remédiations à des maux d’une évidence criante.
(petite digression sur la Science : c’est un acquis important de notre
époque que des savants aient montré que la science ne dit pas le Vrai, que les
vérités d’aujourd’hui peuvent facilement devenir demain les grandes erreurs de
la Recherche, que la recherche scientifique représente un travail toujours
recommencé et ne peut donc se muer en proclamations dogmatiques.)
Mais :
- Cela n’empêche malheureusement pas des savants “ corrompus ”, “ mercenaires ”, d’affirmer par exemple que le
nucléaire est une énergie propre, ou que les aliments naturels provoquent les
cancers (voir dossier dans “ L’écologiste ” numéro 1)
- Cela suppose aussi qu’après les éclairages, même dubitatifs, des
experts, les “ politiques ” prennent des décisions.
Même si ce n’est pas le
réchauffement climatique qui provoque les dernières tempêtes, c’est bien à ce
genre de cataclysme que le monde sera confronté si le réchauffement se
poursuit. Nous sommes parfaitement dans le contexte du principe de précaution
de Hans Jonas, invoqué à tort et à travers à propos de la vache folle. Face à
une menace que l’on cerne avec précision, provoquée par le développement
humain, même si les causes réelles ne sont pas encore scientifiquement
élucidées, il convient de prendre des mesures afin de sauvegarder la Terre pour les générations futures, et non pas,
comme le dit un expert du CNRS, “ se donner un recul statistique suffisant ” !
(nouvelle digression en forme de “ coup de gueule ” ! se sont-ils
donnés un recul statistique suffisant, les experts qui nous ont imposé le
nucléaire ? Et lorsqu’après un recul statistique suffisant, on sera sûr des résultats,
sera-t-il encore temps d’intervenir ? Quel ridicule, quelle mauvaise foi…)
Les politiques donc…(et dernière digression : comment expliquer que
les politiques suivent presque toujours les avis des mauvais experts, et
réclament toujours des études supplémentaires aux experts compétents ? ? ?
J’attends votre avis.)
Une partie de la conférence va porter sur les fameux “ droits à polluer
” : prendre une position sur cette idée représente un vrai dilemme pour des
écologistes : rien de moins écologiste que cette solution. Le schéma idéal
consisterait à taxer fortement les pays pollueurs, et à obliger les pays
développés à transférer leurs savoirs technologiques aux pays en développement
pour que ceux-ci passent directement à une étape de développement soutenable.
Mais l’expérience montre que les technologies étant des sources de
revenus, les pays riches ne souhaitent nullement les partager ; et que les “
élites ” des pays pauvres, dans leur admiration irrationnelle des pays riches,
visent le même type de développement, gaspilleur et destructeur des ressources.
Faire intervenir l’argent est une monstruosité éthique; c’est peut-être
le seul moyen d’avoir quelque chose plutôt que rien.
Où agir ? Le problème est trop énorme pour le traiter dans le cadre
d’un petit article. Je vais seulement rappeler le secteur “ mauvais élève ”,
celui dont les émissions sont en forte augmentation depuis que le problème a
été perçu : le secteur des transports, et vous renvoyer à l’éditorial d’Antoine
WAECHTER dans le numéro 43 de la “ Lettre des Ecologistes ”. Sur ce point, “ la bagnole ”, nous sommes
tellement à contre-courant de l’opinion ambiante qu’il y a un rude travail
d’explication à faire.
En conclusion, je vous invite à faire ce dont je n’ai pas encore eu le
temps : lire le nouvel ouvrage de Jean-Marie PELT, paru en ce dernier trimestre
2000 aux éditions Fayard : “ La Terre en héritage ”.
Le premier chapitre porte justement sur le changement climatique, et
comme nous sommes dans le journal d’un mouvement politique, je vous livre les
dernières lignes de ce premier chapitre : “ La raison finira-t-elle par
l’emporter à la conférence de La Haye, prévue en novembre 2000 ? Ou faudra-t-il
attendre que se mette en place, sous la pression d’événements climatiques
encore plus dramatiques, un véritable gouvernement mondial, à même de prendre
les mesures d’urgence qui s’imposent, ce qui donnerait enfin un contenu
écologique au concept de “ mondialisation ”, réduit pour l’instant à ne faire
fructifier que des préoccupations économiques à court terme ? ” (J.M. Pelt,
opus cité)
C’est raté Jean-Marie ! Je mets ce 27 novembre les derniers mots de mon
article commencé le 15. La Conférence de La Haye a échoué : pas de politique
mondiale contre l’effet de serre.
D. BAUDUIN
LE LUPIN, UN TRéSOR AGRO-ALIMENTAIRE OCCULTé
extrait de
“ VERITES-SANTE PRATIQUE ” n°69 samedi décembre 2000
Alors
que nous vivons une douloureuse remise en question d'une part, au niveau de
l'élevage des animaux de rendement en raison de la suppression des farines
animales, sources de dangereuses contaminations, et d'autre part, au niveau des
cultures aux engrais chimiques en raison du niveau critique de pollution
actuellement atteint, le monde agricole est en quête urgente de solutions de
remplacement. Il en existe une qui
vient à point, elle est biologique, naturelle et aussi vieille que le monde :
c'est le lupin, véritable trésor de protéines.
Le
lupin est une légumineuse aux multiples espèces (plus de 450) dont certaines
sont plus riches en protéines que le soja (45% contre 35 %). De plus, cette plante, régénère les sols
pauvres par sa faculté de synthétiser l'azote de l'air. Le lupinus est cité dans des textes romains
trois siècles avant Jésus Christ, était utilisé par les Egyptiens et pendant le
moyen-âge, toujours cultivé pour l'alimentation et comme engrais vert.
Au
début du XIX è siècle, les éleveurs de moutons allemands commencèrent à
l'utiliser sur les terres sableuses de la baltique.
Le
lupin tomba dans l'oubli en Europe jusqu'à la crise de 1929. Pour s'affranchir de leur dépendance vis à
vis des tourteaux importés (déjà à l'époque !), les Allemands firent des
recherches sur les plantes riches en protéines. Le soja et la luzerne ne donnaient pas de résultats suf-fisamment
performants, et le lupin fut sélectionné pour son meilleur rendement, à
condition toutefois, d'obtenir des variétés pauvres en alcaloïdes. Puis, vint
la guerre, et le lupin, comme les autres légumineuses, déclina en Europe
occidentale, mais pas en Europe de l'Est, qui poursuivit cette culture en
Hongrie, en Pologne et en URSS.
Après
1945, les États-Unis jouant de leur force économique et militaire en Europe,
imposèrent à notre agriculture un modèle d'alimentation animale basé sur des
cultures de climat chaud dont ils avaient le monopole commercial. Aussi, les
États-Unis laissèrent-ils l'Europe se couvrir de maïs, mais interdirent les
protéagineux pouvant concurrencer le soja.
Toute volonté de sortir de cette dépendance a aussitôt fait depuis,
l'objet d'un rappel à l'ordre musclé.
Jeune
agriculteur possédant une ferme expérimentale, Philippe Desbrosses était, il y
a 20 ans, l'un des leaders du CINAB (Comité Interprofessionnel de l'Agriculture
Biologique). Un jour, en feuilletant un
vieux numéro de la revue Rustica, il découvrit
“ la plante d'or des sables” ainsi nommé le lupin. Séduit par les qualités énergétiques de la
plante, il se mit à la recherche de graines.
Mais, l'importation du lupin était interdite en France. La quête dura de longs mois, et finit par
aboutir grâce à un industriel qui ramena illégalement des graines de la RFA en
France. Sur la terre de Sologne, traditionnellement pauvre et acide, Philippe
Desbrosses choisit la parcelle la plus désolée de ses 53 ha et sema ses
graines. Quelques mois plus tard, la parcelle était couverte de magnifiques
pousses de 1,20 m et la récolte s'effectua dans l’euphorie. Philippe
Desbrosses fit du lupin son sujet de
thèse de doctorat ès sciences en 1987 à l'université de Paris VII, et depuis 1975, il ne cesse de cultiver cette
plante.
Une
équipe italo-suisse-allemande a résolu le problème de la désamérisation du
lupin en mettant au point un procédé d'extraction à froid des substances amères
qui s'avère très efficace et peu coûteux, nommé “ procédé Mittex ”. De plus,
les substances amères recueillies s'avèrent posséder de très bonnes propriétés
fertilisantes et phytosanitaires permettant de promettre des augmentations de
20 à 30% sur diverses cultures telles les tomates, pommes de terre ou autres. Cette
découverte technique laissait entre-voir de multiples avantages à la culture du
lupin : Mise en valeur des sois acides.
Coût de revient peu élevé de la culture (peu d'engrais - résistance aux
parasites). Gros enrichissement du sol en azote, production de protéines en
proportion égale et supérieure au soja, production d'une huile d'excellente
qualité, obtention d'un fertilisant protecteur naturel et économique : le
lupinex. Il est à noter qu'un brevet permettant de neutraliser les alcaloïdes
du lupin amer et le rendant ainsi comestible aux animaux avait déjà été déposé
en 1930 par des Japonais. Racheté
immédiatement par les Américains, il avait ensuite mystérieusement disparu ...
écartant ainsi le lupin du marché concurrentiel du soja.
Lorsque
l'on réalise que le lupin, non seulement, peut diminuer nos importations de
protéagineux, barrant la route au soja américain dans l'alimentation du bétail
en particulier, compliquée par la nouvelle guerre des OGM, mais peut aussi
diminuer notablement notre consommation agricole en engrais chimiques et en
produits phytosanitaires, on comprend aisément les barrages mis en place depuis
20 ans face à cette opportunité. Les
puissants lobbies internationaux au nom du libre échange commercial
INTERDISENT... et tiennent nos politiques sous leur joug. Plus récemment, le créneau des
biotechnologies voit d'un très mauvais oeil “ l'affaire lupin ”. Il y a 1 5
ans, l'Europe dépendait encore à 80% des marchés extérieurs pour ses approvisionnements
en protéines. Aussi, un fonctionnaire
de Bruxelles ironisait en déclarant: “ l'auto-nomie de la France en soja est de
12 jours ”.
L'exploitation
des farines animales aura été un plan “ foireux ” pour essayer d'échapper à
l'étau du soja. Contrairement à ce
qu'on nous raconte, il existe de nombreuses ressources de protéines
inexplorées, inexploitées, pour ne pas dire,“ torpillées ”. C'est ainsi que la
plupart des acteurs de l'aventure “lupin” commencée, il y a 20 ans, ont été
ruinés, ou ont, tout simplement, disparu; les unités de recherches et de
production ont, de leur côté, été démantelées.
Dans
cette histoire, les paysans ont bien peu la parole, et ce n'est pas la première
fois qu'une plante est promue ou délaissée en fonction d'intérêts politiques et
commer-ciaux.
Le
lupin, médaille d'or olympique, pour capter l'azote de l'air et le synthétiser
dans le sol, représente un espoir sérieux pour les pays pauvres, permettant de
valoriser des sols acides où pratiquement rien ne pousse. Face aux apprentis sorciers des OGM, qui
promettent des solutions mirobolantes contre la faim dans le monde, alors qu'en
Inde, des paysans qui ont écouté le “ chant des sirènes ” sont ruinés, se
suicident ou vendent un de leur rein pour faire subsister leur famille.
C'est
à ceux-là qu'il faut demander ce que valent les cultures transgéniques. Les gagnants ne seront pas ceux que l'on
croit.
Actuellement,
le Chili et le Pérou utilisent le lupin sous forme de biscuits pour
l'alimen-tation... Le lupin est largement utilisé aussi en Australie et nous
l'avons vu en Hongrie. Le lupin a reçu, depuis longtemps, son bre-vet de non
toxicité. Lors du Congrès International
du lupin en 1984, il a été confirmé que la graine “ désamérisée ” pouvait se
substituer à 100 % au soja pour l'alimentation des ruminants, à 25 % pou r
celle des volailles, et à 15 % pour celle des porcs.
Hélas,
nous avons pris beaucoup de retard dans cette voie et il faudrait rapide-ment
mettre en culture entre 500 000 et 1 million d'hectares en France pour
rejoindre rapidement nos marges de sécurité alimentaire. Nous verrons si le vent de panique actuel
donnera naissance à des initiatives intelligentes et courageuses.
Contact - Initiatives Philippe Desbrosses Directeur du
Centre Pilote Ferme de Ste Marthe 41200 Millançay Tél. : 02 5444 23 1 5 Fax: 02
54 44 21 70 E-mail: ferme.stemarthe@wanadoo.fr Site :
ftp//v~.intelligenceverte.org
Ouvrage
de références techniques: Le lupin: histoire et utilisation de l'une des
légumineuses les plus riches du monde en protéine. Auteur:
Beltecky-Kovacs-Desbrosses Commande: Ferme Ste Marthe Prix 62 F franco de port.
C’est
à ceux-là qu'il faut demander ce que valent les cultures transgéniques. Les gagnants ne seront pas ceux que l'on
croit.
Actuellement,
le Chili et le Pérou utilisent le lupin sous forme de biscuits pour
l'alimentation... Le lupin est largement utilisé aussi en Australie et nous
l'avons vu en Hongrie. Le lupin a reçu, depuis longtemps, son brevet de non
toxicité. Lors du Congrès International
du lupin en 1984, il a été confirmé que la graine “ désamérisée ” pouvait se
substituer à 100 % au soja pour l'alimentation des ruminants, à 25 % pou r
celle des volailles, et à 15 % pour celle des porcs.
Hélas,
nous avons pris beaucoup de retard dans cette voie et il faudrait rapidement
mettre en culture entre 500 000 et 1 million d'hectares en France pour
rejoindre rapidement nos marges de sécurité alimentaire. Nous verrons si le vent de panique actuel
donnera naissance à des initiatives intelligentes et courageuses.
Contact - Initiatives Philippe Desbrosses Directeur du
Centre Pilote Ferme de Ste Marthe 41200 Millançay Tél. : 02 5444 23 1 5 Fax: 02
54 44 21 70 E-mail: ferme.stemarthe@wanadoo.fr Site :
ftp//v~.intelligenceverte.org
Ouvrage
de références techniques: Le lupin: histoire et utilisation de l'une des
légumineuses les plus riches du monde en protéine. Auteur:
Beltecky-Kovacs-Desbrosses Commande: Ferme Ste Marthe Prix 62 F franco de port.
CE QUI EST RAISONNé N’est pas forcément RAISONNABLE !
Afin de
donner une nouvelle image à l'agriculture intensive, une association - FARRE -
présidée par Madame Christine Lambert, ancienne présidente du CNJA, fait la
promotion d'un nouveau concept : l'agriculture raisonnée. Son ambition est de
former les consommateurs et les responsables de leurs associations, ainsi que
les journalistes, responsables administratifs, enseignants ... sur les réalités
des modes de production dans l'agriculture raisonnée. Le respect strict de la
réglementation fait partie de cette ambition ...
Ce nouvel habillage de l'agriculture productiviste, destructrice
de l'environnement et génératrice d'une alimentation aussi folle que les vaches
contaminées par cette folie, laisse à penser que jusqu'alors l'agriculture
n'était pas raisonnée et qu'en conséquence ... elle faisait n'importe quoi. Et
si ses promoteurs l'affirment nous ne pouvons que les croire !!!
Par ailleurs, les choses raisonnées ne sont pas forcément raisonnables
: il y a une cinquantaine d'années, sur notre continent, certains ont mis en
place l'extermination "raisonnée" de différentes communautés.
Etait-ce raisonnable ?
Compte tenu des conséquence catastrophiques pour l'humanité de
l'agro-business la comparaison n'est hélas pas excessive, car il s'agit bien
d'un nouveau crime contre l'humanité. Ce crime est d'ailleurs tel que, s'il est
poursuivi, l'humanité risque de ne pas lui survivre !!!
Alors à l'agriculture "raisonnée", au pays de Descartes
opposons l'agriculture "raisonnable" pour qu'elle soit durable !!!
Serge
GRASS
LA CADA DONNE RAISON AU MEI, QUI ATTAQUE
GLAVANY
Par un avis décisif en date du
19 Octobre 2000 (mais communiqué seulement fin novembre), la Commission d'Accès
aux Documents Administratifs (CADA) a donné un avis favorable sans réserve à la
communication au Mouvement Ecologiste Indépendant (MEI) représenté par Michel
Laval, par le secrétariat de la Commission du Génie Biomoléculaire (CGB) de la
totalité des Fiches d'Information destinées au Public (FIP) relatives à
l'ensemble des essais “au champ” d'OGM réalisés dans tous les départements
français au cours de l'année 2000.
Par un courrier
en date du 5 Décembre 2000, le secrétariat de la CGB a envoyé au MEI l'ensemble
des FIP réclamées : c'est une première (l'année dernière, après le même avis
favorable, ils avaient fait la sourde oreille).
Il y a quand
même un hic : le nom des communes a été effacé
!
C'est néanmoins
une victoire : on ne peut plus nous opposer "la protection du secret
industriel et commercial" !
Nous ne nous en
contentons pas. Par un recours en date du 12 Décembre 2000, nous avons attaqué
devant le Tribunal Administratif de Paris le secrétariat de la CGB, c-a-d le
Ministère de l'Agriculture (recours N°20003947-BK).
Nous sommes
certains que le Gouvernement finira par être condamné. Comme le seront les
nombreux Directeurs Départementaux de l'Agriculture et de la Forêt (DDAF) que
nous avons attaqués devant les Tribunaux Administratifs de province !
Face à un
Gouvernement adepte du double langage (il se gargarise de
"transparence", et organise le secret), on peut faire les zouaves
devant les caméras de télé (surtout lorsqu'on a beaucoup à se faire pardonner,
suivez mon regard ...), mais on peut aussi faire appel à la justice
administrative !
Et pendant ce
temps-là, le conseiller d'Etat à qui Glavany avait confié en 1999 la mission
"d'éclairer le Gouvernement sur la communication au public des
informations relatives aux OGM" ronflait, ronflait ...
Michel
Laval, Vice-Président à l'Environnement
du MEI Tel & Fax : 01 45 11 82 11
UN RéSEAU DE
PRODUCTION ET D’éCHANGE DE SEMENCES EN INDE ET ASIE DU SUD
L'Association
Kokopelli, en
partenariat avec le Farm Group d'Auroville en Inde et de très nombreuses ONG de
l'Asie du sud, impulse la création d'un réseau de production, de conservation
et d'échanges de semences d'anciennes variétés de plantes potagères, de
céréales et de toutes les plantes susceptibles de favoriser des processus
d'agriculture durable. Ce réseau, nous
l'avons appelé "Annadana", qui signifie en sanskrit "don de la
nourriture", en hommage aux traditions antiques de l'Asie et en hommage à
un des principes spirituels essentiels des Upanishads : "Annam Bahu
Kurvita", "Multiplie la nourriture par mille".
Les fondements de
ce réseau sont de permettre aux paysans et paysannes de recouvrer leur
autonomie dans le domaine des semences,
aux populations de recouvrer un accès à la biodiversité alimentaire et à
un équilibre nutritionnel, aux femmes de recouvrer, au sein des sociétés
traditionnelles, leur rôle fondamental de gardienne de l'environnement et
d'harmonisatrice de la vie familiale. Permettre aux paysans et paysannes de
renouer avec les traditions millénaires d'agriculture durable et respectueuse
de l'environ-nement, aux populations de
renouer avec les traditions antiques de dons, d'échanges et de solidarités, aux
populations de renouer avec le sens du sacré et de la célébration.
Chaque fermier ou
jardinier, membre du réseau, s'engage à produire les semences d'une ou
plusieurs variétés potagères qu'il met à la disposition du réseau. La centralisation de ce réseau s'organise à
Auroville avec la construction d'une structure de gestion et d'ensachage des
semences et la publication d'un catalogue en langue anglaise, traduit ensuite
dans les principales langues de l'Inde et de l'Asie du sud. La distribution de ce catalogue permet
ensuite aux ONG et aux fermiers, membres du réseau, d'établir une requête des
semences qu'ils souhaitent acquérir pour leur terre.
Auroville est une
"cité internationale", située à 150 km au sud de Madras (dans l'Etat
du Tamil Nadu) et très réputée en Inde pour le travail de reforestation
réalisée sur un désert de latérite rouge en l'espace de trente ans. Cette réalisation est unique en Inde. L'objectif de cette première phase est de
mettre en place 5 hectares de cultures de porte-graines de plantes annuelles
adaptées aux biotopes d'Auroville, à savoir principalement des tomates, des
piments, des aubergines, des courges, des gombos, des amaranthes à grains, des
maîs et des légumineuses.
Au printemps, le
premier séminaire fut donné au Sri Lanka à l'occasion du lancement d'un réseau
de production de semences dans le coeur de l'ile en parte-nariat avec deux ONG
se consacrant au développement durable et à la protection de la
biodiversité. Le prochain séminaire est
prévu en octobre au bénéfice des techniciens agricoles des villages de réfugiés
Tibétains en Inde: l'administration Tibétaine de Dharamsala est très
enthousiasmée par ce projet. De
nombreux autres séminaires sont prévus, ensuite, soit sur Auroville, soit dans
les divers pays de l'Asie du sud, l'Inde, le Nepal, Sri Lanka, le Bangladesh...
Dans des contrées
comme l'Inde, dont 75 % de la population sont encore à la terre, nous sommes
convaincus que de tels réseaux contribueront au redéveloppement des jardins
familiaux qui sont la seule solution permettant d'enrayer la faim et la
malnutrition. En Inde, 40 % de la
population n'a pas accès à la quantité minimum de calories requise pour la
survie, 63 % des enfants en dessous de 5 ans souffrent de malnutrition et 88 %
des femmes enceintes souffrent d'anémie.
Nous recherchons
des aides afin de nous permettre, durant les trois premières années, d'impulser
le réseau et de construire une base de gestion avec l'espérance que la
structure puisse s'autogérer par la suite avec l'implication des centaines
d'ONG oeuvrant en Asie du sud. Si vous
souhaitez nous envoyer un don, vous pouvez le faire en précisant bien pour
"Kokopelli-Annadana". Nous
vous en remercions par avance.
Vous pourrez
trouver dans l'ouvrage "Les Semences de Kokopelli" le dossier complet
présentant le réseau Annadana.
Dominique Guillet pourra être contacté sur l'e-mail : annadana@wanadoo.fr.
Annadana. Auroville. 605 101. Tamil Nadu.
Inde. annadanagwanadoo.fr.
URANIUM APPAUVRI : DE NOMBREUSES CONTREverités
Voici quelques précisions qui, grâce à la Criirad, tordront le
cou à de nombreuses contrevérités.
L'Uranium Appauvri est une
substance dont la radioactivité est très supérieure à ce que l'on trouve dans
la nature. La radioactivité de l'uranium appauvri est 60 000 fois
supérieure à celle que l'on trouve habituellement dans le sol.
L'UA n'est pas un produit
naturel, mais un sous-produit de l'industrie.L’uranium qui sert de
combustible aux réacteurs nucléaires est obtenu au terme de toute une série de
traitements physiques et chimiques : extraction du minerai d'uranium,
concassage, broyage, attaques chimiques pour extraire l'élément uranium,
raffinage et conversion. On a alors un produit radioactif à l'état pur qui
contient presque 100% d'uranium. L'enrichissement de l'uranium naturel (qui ne
contient que 0,7% d'uranium 235, le seul isotope fissile par les neutrons
thermiques) conduit à la production d'environ 14% d'uranium enrichi (3,5%
d'U235) et de 86% d'uranium appauvri.
En outre, l'uranium appauvri
utilisé par les Etats-Unis (et par conséquent par le Royaume-Uni et la France)
est un mélange d'uranium appauvri issu de l'enrichissement d'uranium naturel et
d'uranium appauvri issu de l'enrichissement d'uranium de retraitement. Il est
donc pollué par des isotopes artificiels, produits au sein des réacteurs
nucléaires (ainsi l'uranium 236).
Le fait que l'uranium soit
qualifié d'APPAUVRI ne signifie pas qu'il est devenu inoffensif.
Journal télévisé de 20h - jeudi 4
janvier 2001 : " Voici un obus-flèche. Sa pointe est en uranium appauvri.
Comme son nom l'indique, c'est un métal dont la radioactivité est devenue
négligeable mais sa masse très lourde lui permet de percer n'importe quel
blindage. ". C'est faux : la radioactivité de l'uranium naturel est de 51
millions de becquerels par kilogramme (MBq/kg) ; celle de l'uranium appauvri
est d'environ 40 MBq/kg : la différence n'est que de 23%. Dans les 2 cas, on a
affaire à une substance radioactive que la réglementation impose de surveiller
et d'isoler de l'environnement et des personnes qui y vivent.
L'uranium appauvri émet des
rayonnements particulièrement irradiants.
Déclaration de M. Alain RICHARD,
ministre de la Défense : " Sur l'uranium appauvri, qui est un composant de
métal pour durcir les obus de blindés, je rappelle qu'il ne s'agit aucunement
d'un élément provoquant des radiations. " (30 août 2000 - Le Figaro) C'est
totalement erroné. L'uranium appauvri est composé de 6 radionucléides (uraniums
238, 234 et 235, thorium 234, protactinium 234m et thorium 231) qui émettent des rayonnements gamma (émission
relativement faible), des rayonnements bêta et des rayonnements alpha très
énergétiques. Les particules alpha émises par les uraniums ont des énergies
moyennes comprises entre 4 194 000 et 4 773 000 électrons-volts (eV). Rappelons que 15 eV suffisent pour
casser une molécule d'eau. Cela signifie que la désintégration d'un seul de ces
atomes est capable de créer plus de 100 000 lésions dans la cellule où il est
fixé. En cas d'incorporation par inhalation, la radiotoxicité de l'uranium appauvri
(sous forme d'oxydes insolubles) est de l'ordre de 200 fois supérieure à celle
du césium 137 et presque comparable à celle des oxydes insolubles de plutonium
!
L'uranium est cancérigène et peut
être à l'origine de leucémies.
Jean-François BUREAU, porte-parole
du Ministre de la Défense (LCI - Jeudi 4 janvier 2001) : " Aucune étude
pour l'instant ne prouve que l'uranium appauvri peut provoquer des maladies de
type cancéreux ou leucémique. ",
" L'uranium appauvri présente un risque en tant que métal lourd,
c'est un peu comme le plomb. Il peut y avoir des risques sur le foie, des
risques sur les reins, donc ce n'est pas la leucémie ". M. METIVIER (IPSN)
: " Ce que je mets en doute c'est un lien avec l'uranium appauvri. Ça ne
correspond pas du tout avec les connaissances que nous avons depuis 50 ans sur
la toxicité de l'uranium".
Ces affirmations sont
stupéfiantes. L'uranium appauvri est toxique à la fois sur le plan chimique et
sur le plan radiologique. Les deux s'ajoutent. En cas d'inhalation de microparticules
sous forme d'oxydes insolubles (comme c'est le cas des particules d'UA
vaporisées lors de l'explosion d'un obus ou d'une balle à l'UA), c'est
d'ailleurs le risque radiologique qui
est le plus important. Les modèles dosimétriques établis au niveau
international indiquent qu'en cas d'inhalation d'oxydes d'uranium, les organes
les plus irradiés sont les poumons, les
reins et les os. En conséquence, les risques associés sont le cancer du poumon,
le cancer des reins, le cancer des os
(irradiation des surfaces osseuse) et la leucémie (irradiation de la
moelle osseuse où se trouvent les cellules souches qui fabriquent les globules
blancs, rouges et les thrombocytes).
A cela doivent être ajoutés des
risques cancérigènes dans les autres organes (même si le risque est plus
faible, il n'est pas nul), en particulier le foie, les ganglions lymphatiques,
les intestins et le cerveau ; et d'autres pathologies, en particulier la
transmission d'anomalies génétiques à la descendance du fait de l'irradiation
des gonades (spermatozoïdes, ovaires) et l'altération des défenses immunitaires
(irradiation de la moelle osseuse).
Par ailleurs, un grand point
d'interrogation concerne les effets de synergie entre plusieurs polluants (UA,
neurotoxiques, polluants chimiques, insecticides, vaccins, etc).
L'utilisation d'armes à l'UA a
été condamnée par les Nations unies.
Jean-François BUREAU (jeudi 4
janvier 2001) : " Les armes à l'uranium appauvri ne sont pas des armes
interdites par la communauté internationale. C'est très clair. Juridiquement
les choses sont très claires".
L'utilisation des armes à
l'uranium appauvri a été condamnée en 1996 par
une résolution de la sous-commission des droits de l'homme des Nations
unies. L'utilisation de l'UA contrevient en effet aux dispositions des
conventions internationales qui interdisent l'emploi d'armes qui frappent sans
discrimination les populations civiles et qui causent des dommages graves et
durables à l'environnement. La CRIIRAD demande un débat national et la création
d'une commission d'enquête parlementaire sur l'adoption par l'armée française
des armes à l'uranium appauvri. La pétition lancée en novembre 2000 a déjà
recueilli des milliers de signatures.
L'interdiction des armes
radioactives qui posent des problèmes sanitaires, environnementaux et éthiques
doit en effet être obtenue au niveau international et pas seulement français.
http://www.criirad.com
AU SECOURS, LE PROFESSEUR PELLERIN REVIENt
Parmi
les "épinglés", le Professeur Henri METIVIER (IPSN) que chacun a pu
entendre sur une chaîne publique et qui semble être le nouveau Professeur
PELLERIN.
Il s'est déjà illustré à Bar-le-Duc
lors d'une conférence donnée à l'occasion d'un exposition IPSN intitulée
"Le nucléaire sous haute surveillance". A l’occasion d’une première
conférence, intitulée "Mythes et réalités de la radioactivité", M.
Métivier a cru bon de nier tout lien entre la catastrophe de Tchernobyl et les
malformations génétiques dans les régions les plus directement exposées. Il aurait pu au moins se contenter
de ce que dit là-dessus l'ouvrage très officiel "L'énergie nucléaire en
110 questions" : "des maladies héréditaires, des produits chimiques
apportés accidentellement par l'air, les aliments, certains médicaments ou des
mutations spontanées peuvent aussi entraîner ces malformations. En ce qui
concerne Tchernobyl, dans les pays de l'ex-URSS les plus exposés, un excès
d'anomalies congénitales à l'issue de la grossesse est suspecté mais non
confirmé. Les observations sont contradictoires. Les études n'ont pas toujours
suivi des méthodologies rigoureuses. En l'état actuel des connaissances, rien
ne permet de conclure".
Vu les procédés de l'IPSN, se parant du
patronage du CLIS pour un programme de conférences dont il n'était même pas
informé (ce qui excluait l'idée d'interventions contradictoires) et vu le côté
non-scientifique des déclarations de ce conférencier (d'autant plus grave qu'il
y avait de nombreux scolaires dans le public), le CDR 55 a dû faire noter dans
le compte-rendu du dernier bureau qu'"il entend dans ces conditions
revenir sur l'accord qu'il avait donné initialement".
Dans son intervention sur les écrans de
la télé publique, M. Métivier a usé d'un autre procédé antiscientifique, celui
qui consiste à confondre irradiation externe et contamination interne par
inhalation ou ingestion.
Et là, M. Métivier nous montrait, lui,
du minerai d'uranium et nous expliquait que l'uranium appauvri était encore
moins à craindre, mais tout comme le militaire qui à la télévision tenait à
pleine main la flèche d'UA terminant l'obus, il oubliait une chose ou plutôt,
dans son cas, feignait de l'oublier : les toxicités sur les plans chimique et
radiologique.(voir l’article sur cette page, “Uranium appauvri, de nombreuses
contrevérités”.
Les professeurs PELLERIN sont bel et
bien revenus.
Jean FRANVILLE
jean.franville@wanadoo.fr
SYNDROME A RETARDEMENT
(chronique de
l'uranium qu'on dit appauvri)
Les écologistes avaient bien tort de s'inquiéter : les industriels
finissent toujours par trouver une façon lucrative de recycler leurs déchets.
On ne savait que faire des déchets des abattoirs ? On en en a fait des farines
animales, destinées à l'alimentation des ruminants. On ne savait que faire des
déchets nucléaires ? On a eu l’idée de les a recycler avantageusement en
missiles tueurs de chars.
L'idée était venue, en 1972, à des chercheurs de Los Alamos (USA). Si
l'uranium appauvri ne coûte rien (c'est un des principaux déchets de
l'industrie nucléaire), c'est en revanche “ le métal le plus dense, le plus
lourd. Projeté à une vitesse de 1200 mètres/seconde (Mach 5), il perfore les
blindages des chars et peut transpercer une plaque de béton sous trois mètres
de terre ”
Ébloui par tant de performances, le Pentagone ne pouvait qu'adopter cet
alliage si prometteur. Malheureusement, la mauvaise surprise pour les médecins
s'est trouvée dans la fumée de ces incendies, constituée en grande partie de
particules d'uranium de 1 à 5 micromètres de diamètre, c'est-à-dire exactement
de la taille dangereuse pour les poumons
si cette fumée est inhalée ou des retombées de celles-ci sont ingérées.
”
Plusieurs pays européens estiment aujourd'hui que “ s'il y a un risque, même minime, ces armes
devraient être abolies. ” Mais qu'entend-on au juste par “ un risque ” ? Les
risques inacceptables pour les dirigeants occidentaux sont ceux qui menacent
directement la santé de leurs soldats. Les munitions peuvent bien irradier tous
les salauds d'en face : la “ saine
méfiance ” de Gerhard Schröder, c'est seulement pour les munitions qui
peuvent contaminer les nôtres. Dans la terminologie militaire, on appelle ça “
une guerre propre ”. On savait déjà qu'en temps de guerre, les soldats étaient
là pour être tués - au tout au moins blessés. Maintenant, on sait aussi qu'il est “ de bonne guerre ”
de les irradier à l'uranium appauvri.
En 1995, pourtant, le général
français Galois confiait à l'hebdomadaire VSD : “ L'utilisation de ce type de
munitions relèverait du mépris le plus absolu des règles établies par la
communauté internationale... Admettre la généralisation de ce type d'armes reviendrait à légaliser la
contamination par radioactivité... Je ne puis croire que les Français
persistent en la matière. ” Et pourtant, les Français persistent.
L'armée américaine connaît
pourtant très bien les effets contaminants de ces armes pour les populations
environnantes,et ce depuis 1990. Malgré cela, 19 mois après l'entrée de la KFOR
au Kosovo, les 112 sites potentiellement contaminés sont toujours libres
d'accès. “ Il peut arriver que des enfants jouant dans ces secteurs touchent à quelques-uns de ces débris ”,
confie Pekka Haavisto, responsable de la mission du PNUE au Kosovo.
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) affirme toutefois n'avoir
relevé aucune progression du nombre de cas de leucémies au Kosovo depuis la fin
de la guerre en juin 1999. À cela, rien d'étonnant : “ Le temps de latence pour
l'apparition d'une leucémie à la suite d'une exposition à un rayonnement
ionisant est généralement estimé à une dizaine d'années ”, explique Jean-Luc
Pasquier, le directeur scientifique de l’OPRI. Pour les populations civiles,
exposées à de plus faibles doses que les militaires, la leucémie mettra de
nombreuses années avant de se déclarer.
Les militaires européens
victimes de la leucémie avaient servi en ex-Yougoslavie lors des frappes en
Bosnie, en 1995. Et c'est précisément de Bosnie que nous parviennent
aujourd'hui les premières données inquiétantes pour les populations civiles :
les chiffres fournis par le ministre bosniaque de la Santé, le 5 janvier
dernier, révèlent en effet que 230 cas de cancer sur 100.000 habitants ont été
enregistrés en 1999, contre 152 l'année précédente.
La leucémie est une maladie très
particulière qui atteint en grande majorité les enfants. Schématiquement,
il y a un cas de leucémie d'adulte pour cinq cas d'enfants. ” En Irak, curieusement, “ neuf ans après la
fin du conflit, les médecins irakiens
continuent de constater un nombre anormalement élevé de leucémies chez les
enfants, de tumeurs et de cancers chez les adultes et de naissances ou
avortements de foetus présentant des malformations monstrueuses. ” Et même s'il
est difficile, dans le cas de l'Irak, de dissocier la mortalité liée à
l'uranium de celle provoquée par
l'embargo international, force est de constater que là-bas, la mortalité
infantile est passée, entre la période 84-89 et la période 94-99, de 47 à 108
morts pour 1000 naissances, tandis que la mortalité des enfants avant 5 ans
passait de 56 à 131 morts pour 1000 naissances : ”une progression sans
précédent”.
Mais manifestement, les membres de l'OTAN n'ont pas encore de “ saine
méfiance ” à l'encontre des munitions qui mettent en dangerla vie des enfants.
PIERRE LAZULY.
http://menteur.com
Toutes les
références sont disponibles à cette adresse :
http://menteur.com/chronik/010115.html#nb1
Article
de Christine Abdelkrim-Delanne, “ Ces
armes si peu conventionnelles ”, Le Monde diplomatique de juin 1999
http://monde-diplomatique.fr/1999/06/ABDELKRIM_DELANNE/12106.html
PRéSENCE PROBABLE DE PLUTONIUM DANS LES
MUNITIONS A L’URANIUM
Nouveau rebondissement dans la
controverse sur les conséquences de l'emploi de munitions à base d'uranium appauvri: selon l'Ecole
polytechnique fédérale de Zurich, ces armements contiennent très probablement
du plutonium, élément bien plus nocif que l'uranium.
Le débat sur les
éventuelles conséquences pour la santé de ces munitions prend une nouvelle
dimension, selon un communiqué de
l'EPFZ publié mardi. Les analyses du Laboratoireatomique et chimique de Spiez,
dans le canton de Berne, ont montré que de faibles quantités d'uranium 236 ont
été retrouvées dans des munitions à
l'uranium appauvri. Les experts sont également parvenus à la conclusion
que l'uranium utilisé par l'OTAN devait provenir de centrales nucléaires, car
l'uranium 236 n'existe pas dans la nature. Or, l'uranium utilisé par les
centrales nucléaires produit toujours du plutonium lors de la combustion, fait
remarquer l'EPFZ. Lors du recyclage des déchets, le plutonium est séparé de
l'uranium grâce à une série de processus chimiques. Toutefois, selon l'EPFZ
''après la séparation, il subsiste toujours des traces de plutonium, ce n'est
un secret pour personne''.
Lors de l'impact
d'une munition sur un blindage, une part de l'uranium et éventuellement du
plutonium, s'évapore. De la poussière de
plutonium peut alors se déposer sur les poumons. Même des quantités
minuscules, de l'ordre du millième de gramme ou encore moins, peuvent engendrer
de graves problèmes de santé. Les personnes contaminées pourraient souffrir à
l'avenir de graves tumeurs, notamment aux poumons et aux os.
La radioactivité
du plutonium est environ 200.000 fois plus importante que celle de l'uranium,
alors que sa radiotoxicité est environ un million de fois plus grande.
Les autorités
suisses ont par ailleurs admis que des tirs d'essai avec des munitions à base
d'uranium avaient été effectués à Thoune, dans le canton de Berne, au début des
années 80. D'autres essais de tir ont eu lieu à Unteriberg, dans le canton de
Schwyz, durant les années 70. Même s'il n'a pas formellement ouvert une enquête, le Département fédéral de la
Défense veut vérifier si ces tests ont été réalisés dans les règles.
ZURICH (AP)
L’ATELIER MOX DE CADARACHE ET LES RISQUES SISMIQUES
Les risques sismiques
ont été jugés suffisamment importants à l'atelier Plutonium de la COGEMA
au centre de Cadarache pour que l'IPSN (institut de protection et de sûreté
nucléaire) ait demandé à la COGEMA dès
1994 d'envisager la fermeture de l'atelier Pu fabriquant le MOX. Cette demande
a été réitérée en 1998 et 1999 par la DSIN (direction de la sûreté des
installations nucléaires) qui d'après nos informations souhaitait obtenir de la
COGEMA un programme de travail aboutissant à la fermeture de l'atelier. Tout le monde sait que le centre de
Cadarache est installé, depuis 1959 , très près de la grande faille de la
Durance. C'est la faille la plus active de France, celle où la sismicité est,
historiquement, la plus forte. Des tremblements de terre de très forte intensité
s'y sont produits en 1509, 1708, 1812 et 1913. Ces violents soubresauts de la
croûte terrestre ont atteint des magnitudes de l'ordre de 5 à 5,5 sur l'échelle
de Richter, et une intensité supérieure à 8 sur l'échelle MSK qui compte 12
niveaux. En 1909, un séisme très fort a détruit le village de Lambesc, au Nord
d'Aix en Provence atteignant la magnitude 6 sur l'échelle de Richter. Certes, sur les bâtiments du Centre
de Cadarache, les règles de la
construction parasismiques ont été appliquées à posteriori sur certaines
constructions. Mais tous les bâtiments n'ont pas été mis en sécurité, c'est le
cas de l'atelier Pu de la COGEMA où est fabriqué avec du plutonium le
combustible MOX ( mélange d'oxydes de plutonium et d'uranium).
La COGEMA fermera-t-elle l'atelier ?
ADHÉREZ AU COLLECTIF NATIONAL STOP MÉLOX : Le Collectif STOP MÉLOX a
pour but de ” se donner les moyens légaux
de s’opposer à la fabrication, à l’utilisation, au retraitement et au transport du combustible MOX et à toute pratique dangereuse
entrant dans la fabrication du combustible“.
Depuis
1987 ses actions ont surtout consisté à déposer des recours devant le conseil
d’état pour faire annuler des autorisation de fabrication à base de plutonium.
Actuellement, un recours a lieu pour faire annuler l’extension de l’usine MÉLOX
de Marcoule dans le Gard. Les honoraires des avocats sont une charge difficile 0supporter pour le Collectif qui vous
demande de l’aider.
Adhésion
au Collectif ( 50F + 30F pour le bulletin) à adresser à Marc FAIVET Saint Hilaire – 84560 MÉNERBES .
Tél.04 90
75 85 44 - Fax : 04 90 75 99 13 Email :
stop.melox.marc.faivet@wanadoo.fr
site web : http: //www.multimania.com/stopmox
GREENPEACE à
CHERBOURG CONTRE LE MOX
Pendant ce temps, le scandale de la filière plutonium continue : alors
que de l'aveu même des pontes du CEA (rapport Charpin) le choix de la filière
coûte 164 milliards de Francs sans apporter de solution au problème du
plutonium, non seulement la France s’obstine dans son retraitement et produit
du MOX, aggravant ainsi le risque de prolifération, mais tente de museler ceux
qui avec raison s'opposent pacifiquement à ces transports dangereux.
Le programme japonais d'utilisation du MOX en tant que combustible est
un échec, aucun réacteur japonais n'étant encore actuellement équipé pour
fonctionner avec ce combustible, selon Shaun Burnie, responsable des questions
du plutonium en Asie pour Greenpeace.
"Il n'y a pas de MOX dans les centrales nucléaires
japonaises", a affirmé lundi matin l'Ecossais Shaun Burnie lors d'une
conférence de presse à Valognes devant les grilles du terminal ferroviaire de
la Compagnie générale des matières nucléaires (Cogema) où se sont enchaînés
depuis samedi matin des militants de Greenpeace. Selon la Cogema, 16 à 18
réacteurs nippons fonctionneront avec du MOX d'ici 2010.
Depuis samedi, les militants de l'organisation écologiste Greenpeace
multiplient les actions pour s'opposer au prochain transport de MOX (mélange
d'uranium enrichi et de plutonium), le second en date, qui doit partir
prochainement pour le Japon. La police est intervenue dimanche soir à Cherbourg
pour déloger des manifestants de l'organisation écologiste Greenpeace qui
bloquaient l'accès à la gare maritime pour protester contre un transport prévu
de combustible MOX vers le Japon... Les
manifestants étaient au nombre de quatre. Le secteur a été bouclé par des
véhicules de CRS et les manifestants ont été délogés par des membres du GIPN
(Groupement d'intervention de la police nationale), a-t-on appris de sources
bien informées.
Les manifestants de Greenpeace entendaient protester "physiquement
et pacifiquement" contre un transport de 28 assemblages de combustible MOX
(mélange d'uranium appauvri et de plutonium) qui devaient partir de l'usine Cogema de La Hague à
destination de Kashiwazaki (Japon).
Selon l'organisation écologiste, "cette cargaison à haut
risque", "fabriquée à l'usine Belgonucléaire de Dessel (Belgique) à
partir d'un plutonium fourni par une filiale de Cogema", renferme
"230 kg de plutonium, de quoi fabriquer une vingtaine de bombes
atomiques".
L'organisation écologiste a été assignée en référé mardi matin à 09h00
au tribunal de Cherbourg, a précisé
Yannick Rousselet, porte-parole de Greenpeace à Cherbourg. Le premier référé,
déposé par la Cogema et Transnucléaire, concerne trois responsables de
Greenpeace. Les plaignants ont réclamé 100.000 F par infraction constatée si
des militants s'approchent à moins de 300 m des bateaux et moins de 100 m du
convoi terrestre. Le second référé, déposé par les sociétés BNFL et PNTL, à qui
Cogema a confié la charge du transport de MOX, concerne Greenpeace
international, Greenpeace France et Yannick Rousselet, et demande, selon les
mêmes termes, 350.000 F par infraction constatée, a précisé le porte-parole.
Brèves
Des chiffres qui font plaisir
Les produits à
base de papiers et cartons usagés entrent pour 55 % en 1999 (contre 36 % en
1980) dans la production globale des papiers et cartons, soit un des niveaux
les plus élevés du monde.
La France a
recyclé 5,2 millions de tonnes de papiers et cartons usagés en 1999. Les
circuits de collecte en ont récupéré 4,9 millions de tonnes contre 1,8 en 1980,
mais cela ne représente que 45,5 % de ce que nous avons consommé . L’Allemagne
en récupère 70 %.
Dans le circuit
ménager, des efforts doivent être entrepris pour la récupération des journaux
magazines en plus des emballages : ne contribuant pas à Ecoemballage, celui-ci ne verse pas partie de soutiens
financiers à leur sujet aux collectivités, d’où un frein à leur collecte.
(données REVIPAP,
groupement français des papetiers utilisateurs de papiers recyclables, cité
dans “ La lettre Déchets “ de
France-Nature-Environnement)
Les dioxines mobilisent la recherche
publique
Rapports de
l'Afssa (Agence Française de sécurité sanitaire des aliments), de l'INVS
(1nstitut National de Veille Sanitaire), et de 1'Ademe sur le sujet le 30 juin
2000 ; de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) au mois d'Octobre.
Les scientifiques
se sont attachés aux risques des dioxines sur la santé : ce contaminant peut
avoir des effets, non seulement sur l'apparition de cancers, mais également sur
la reproduction et les maladies cardiovasculaires. Cependant, il faut avoir été
exposé à d'importantes quantités. Il faut tout de même rester attentif.En
France, les dioxines sont essentiellement rejetées par les usines
d'incinération (46%) et l'industrie métallurgique (51 %). Un programme de
réduction des émissions de dioxines rejetées par les usines d'incinération
d'ordures ménagères a été engagé en France depuis 1997. Entre 1997 et 1999, une
réduction de 60 % a été observée.
Des installations
de traitement supérieures à 6 T/H ont été fermées ; reste malheureusement le
problème des petites installations (<6T/h). Ces rejets sont souvent
supérieurs aux futures normes européennes.
(lu dans “ La
lettre Déchets “ de
France-Nature-Environnement)
Santé
J.P. Davant, président de la Mutualité Française, vient de publier un
livre : “ Notre santé n’est pas un commerce ”. La région Provence-côte d’Azur
compte plus de dermatos que l’Angleterre, autant de laboratoires d’analyses que
l’Allemagne. Je veux récupérer mes cotisations de sécu ! ! Gérard, Patrice,
faites quelque chose ! (pour les non-initiés, il s’agit de G. Monnier-Besombes
et P. Miran)
Encore une
couleuvre
Faut-il se réjouir que Y. Cochet,
des Verts (Gauche plurielle), ait fait voter à l’unanimité un amendement
instituant un crédit d’impôt de 10 000 f. pour les acheteurs d’un véhicule “
soi-disant ” propre ? Le terme est de l’ordre de l’escroquerie publicitaire :
il vaudrait mieux parler de véhicules “ moins polluants ” que d’autres. En même
temps, la Gauche Plurielle se mettait, difficilement certes, d’accord sur le
principe de l’écotaxe, mais réduite de 0,5 à O,3 % de la valeur ajoutée des
entreprises concernées. Cette taxe sera affectée à l’allégement de cotisation
sociales pour les 35 heures. C’est la contribution liée au “ Point vert ”qui permet
la montée en puissance du tri-recyclage. Transformer la TGAP en cadeaux
fiscaux, au contraire, incite tout le
monde à augmenter la pollution.
Bio
Selon l’Office des céréales, les surfaces cultivées en bio en France
ont atteint 44 000 ha en 1999-2000, en augmentation de 30 %. La production est
évaluée à 88 000 tonnes, loin de couvrir des besoins estimés à 200 000 tonnes,
dont 141 000 pour l’alimentation animale.
(source Ouest-France)
Emploi
Environ 45 % des offres d’emploi dans l’agriculture resteraient
insatisfaites, alors que le chômage reste encore à un niveau inacceptable. “ On
” ne cesse de pousser les agriculteurs au départ ; les exploitations deviennent
de plus en plus importantes, leurs chiffres d’affaires de plus en plus élevés,
et les agriculteurs gagnent de moins en moins ; “ on ” dénigre l’expérience et
le savoir-faire traditionnel des enfants d’agriculteurs, parfois en difficulté
dans l’enseignement traditionnel : orientation = chômeurs en ville ! Pour
pouvoir intégrer l’Union Européenne, la Pologne va devoir réduire drastiquement
le nombre de ses agriculteurs. Question naïve : à qui profite une politique
agricole qui accumule de telles incohérences ? ?
REPONSE A LA QUESTION PRECEDENTE : L’observatoire économique de la
production porcine a étudié la situation des éleveurs de porcs. En gros, les
riches sont devenus plus riches, les pauvres plus pauvres ! (source
Ouest-France). Par contre, on ne sait pas où sont les intensifs.
Aéroport
On ne sait pas si l’Ile-de-France aura son aéroport, mais Nantes aura
le sien en 2010, à Notre-Dame-des-Landes. Sur les fonts baptismaux, Jospin,
bien sûr, Gayssot, cela va de soi, et… Voynet. Peut-être le PS l’a-t-il assurée
que les avions seraient à propulsion solaire ? ? ?
ça bouge dans les
régions
BASSE-NORMANDIE
50 : Le naufrage de l’Evoli Sun
était-il prévisible? … Il y a moins d’un an, tout le monde disait déjà que cela
n’arriverait plus… les politiques réclament plus de sécurité, plus de
surveillance, plus de contrôles, plus d’argent… mais ce n’est pas cela qui
empêchera de nouveaux accidents.
Tant que la
quantité de transports augmentera, comme tous ces transports sont “ ligotés ”
par des intérêts financiers, il est évident, statistiquement, que d’autres
accidents arriveront, quelles que soient les mesures prises. Il suffit de
constater l’accélération dans le monde de ces accidents maritimes.
Il faut prendre,
toutes ces mesures de sécurité, en particulier la création d’un corps de
garde-côtes... mais il faut surtout s’engager dans une réduction des besoins de
transports. Pourquoi augmenter la consommation d’hydrocarbures, alors que
quelques générations vont épuiser la totalité des réserves terrestre ? Pourquoi
tant de produits chimiques, alors qu’on ne sait pas vraiment les éliminer
lorsqu’on les retrouve dans nos déchets,
qu’on se plaint par ailleurs qu’ils empoisonnent la terre, l’eau, et
l’air ?
Le MEI invite tout
le monde à réfléchir à un mode de
développement qui réduirait la nécessité d’une telle quantité de transports.
Communiqué D.
Bauduin
61 : Dans le cadre d’une nouvelle convention, EDF va consacrer 1,7 MF en
2000 pour l’enfouissement des réseaux, contre 0,7 MF en 1999. Pour l’instant,
sur 15 000 kms, 1000 sont enfouis : “ un gros retard qu’il nous faut combler le
plus rapidement possible ”, dit le directeur départemental EDF en personne.Bien
sûr, ce n’est pas le courrier du MEI (voir précédentes LdE) qui a entraîné
cela, mais ce courrier est arrivé à point nommé.
(M. LEMEE)
EDF Manche, après l’Orne, a répondu à
notre courrier. On y apprend que le réseau de distribution électrique (18 000
km au total) est enterré à 20 % pour la Haute Tension (15 à 20 000 volts) et à
17 % (seulement!) pour la Basse Tension (230/400 volts). Les programmes
d’enfouissement sont de l’ordre de 70 km/an pour chaque type de réseau.
Nous aimerions que d’autres structures
régionales du MEI collectent ces renseignements et nous les transmettent.
(D. Bauduin)
LORRAINE
Pour cet
équipement nouveau qu’est le TGV-EST, le MEI exige que la solution “ gare
TGV-TER à Vandières ” soit seule mise en œuvre. Elle permet, par la grande
capillarité du réseau TER lorrain, des parcours terminaux, complémentaires du
réseau à grande vitesse, qui s’affranchissent totalement du mode routier et de
ses nuisances.
La future ligne
TGV-EST croise l’axe ferroviaire Metz-Nancy, véritable épine dorsale de la
Lorraine, en un point particulièrement privilégié pour desservir en étoile
toute la région. De Vandières il est en effet possible d’assurer des liaisons
vers Verdun par Conflans-Jarny, vers Longwy et la vallée de l’Orne, vers Metz,
Thionville et Luxembourg, vers l’Est mosellan par Metz, vers Lunéville et
Sarrebourg par Nancy, vers Saint-Dié, vers Epinal, vers Mirecourt et Vittel,
vers Toul et Neufchâteau par le nord de Nancy, vers Bar-le-Duc par le
Rupt-de-Mad. Il est remarquable de noter que toutes les liaisons citées sont
électrifiées (Lunéville-St Dié et Blainville-Epinal sont en cours) sauf
Verdun-Conflans-Jarny qu’il conviendrait également d’électrifier. Il serait
même possible d’ajouter une navette en site propre entre Vandières-TGV-TER et
l’aéroport de Lorraine !
La ligne nouvelle
passe en viaduc au dessus de Vandières et il est tout à fait possible de
construire une gare supérieure TGV en relation par ascenseurs et escalators
avec une gare inférieure TER. Le surcoût avancé par les “ études ” est
totalement fallacieux. Lorsqu’il s’agit de construire des viaducs autoroutiers,
dont l’emprise est plus du double de celui d’un viaduc TGV, on investit des
centaines de millions sans sourciller. Lorsqu’il s’agit de construire, sur une
portion de 500m un ouvrage équivalent pour loger une gare TGV, on nous annonce
des surcoûts infinançables !…
Le MEI dénonce
cette attitude qui ne vise qu’à renforcer notre dépendance routière. Il dénonce
les conditions d’extrême opacité qui entourent le positionnement de la gare
lorraine TGV au moment où le chantier va démarrer. Il réaffirme l’impérieuse
nécessité d’une gare de correspondance TGV-TER à Vandières.
Michel CLAIRE
1, rue de Baccarat 54290 BAYON
FRANCHE-COMTE
70 : Avec Guy BATLOG, Eric BARTHOMEUFet Jean-Gaëtan PELISSE, le MEI, invite toutes les personnes
intéressées à les rejoindre pour partager
les projets et l'élaboration de
la liste des 33 candidates et candidats.
Il y a 6 ans la
quatrième liste "Vivre et décider ensemble à Vesoul" avait obtenu
avec 16 femmes et 17 hommes et très peu de moyens, l'arrêt immédiat du
pharaonique projet "cœur de ville" et, à la place l'aménagement de
trois nouvelles Maisons de quartier.
Vesoul beaucoup
plus : une Maison de l'Environnement, de la Consommation et de la Santé, (...)
le développement des économies d'énergies et des énergies renouvelables, un
vrai tri sélectif avec recyclage, la modernisation de la ligne Paris-Bâle avec
suppression des passages à niveau, la transparence financière et des débats
avec bulletin municipal ouvert, le partage des connaissances, (…), une économie
solidaire…
Aujourd'hui nous
avons l'ambition, grâce à la démocratie participative et aux idées nouvelles de
l'écologie indépendante, de rassembler pour réussir un développement
soutenable.
L'avenir sera ce
que nous en ferons tous ensemble.
PACA
06 :
Depuis 1977 ,
l’usine d’incinération génère des nuisances de toute sorte. Malgré les
dénégations des équipes Médecin , Bailet , Barety et Peyrat l’usine émet des
polluants gazeux composés de poisons ( cadmium , arsenic par exemple) en
quantités certes limitées mais qui peuvent avoir des conséquences très graves
pour la santé. L’affaire du poulet belge contaminé a démarré à cause de 0,04
microgrammes de dioxine ; l’usine de l’Ariane en relâche jusqu’à 38 fois plus !
Ce danger est
d’ailleurs (partiellement) pris en compte par une série de normes européennes.
Or, entre le 1er décembre 1996 et début 1998 , l’usine de l’Ariane a violé la
loi avec la bénédiction de Peyrat et de ses lieutenants. Il a d’ailleurs fallu
l’intervention de la justice (plainte de P. Miran ) pour obtenir la mise en
conformité par rapport à la loi. Le coût de l’incinération (beaucoup plus élevé
que la mise en décharge ) va fortement augmenter dans les années à venir du
fait d’une part du traitement des déchets très toxiques produits par l’usine -
les fameux Résidus d’Epuration des Fumées d’Incinération des Ordures Ménagères
REFIOM - et d’autre part du coût des équipements destinés à mieux filtrer les
polluants gazeux émis .
Les solutions
existent , le Mouvement Ecologiste Indépendant (MEI) les défend depuis des
années : recyclage , récupération et surtout réduction à la source. Mais J.
Peyrat et la classe politique départementale dans son ensemble, Gauche
Plurielle incluse défend le tout incinération et passe par pertes et profits
votre santé et votre environnement. (extrait d’un texte présentant les
candidatures de P. Miran et E. Fernandez aux élections municipale et
cantonale).
Municipales à
Nice : Le MEI
rejoint l”’Union pour Nice”. Liste créditée de 20% d’intentions de votes,
l“Union pour Nice” vient de passer un accord électoral pour obtenir le soutien
du MEI 06,qui place ainsi en 7ème ou
8ème position un candidat qui devrait devenir adjoint à l’environnement et en
12ème ou 14ème position un autre conseiller municipal.
Cantonales : Le MEI présentera onze candidats
aux élections cantonales dont un dans chacun des 6 cantons renouvelables de
Nice. Michel François se présentera dans le 1er canton et Patrice Miran son
porte-parole dans le 8ème canton.
PARIS
75: Le PEDM de Paris ne respecte
même pas la loi ! Alors que la directive européenne de 94 fixe un objectif de
valorisation matière et énergie compris entre 50 et 65 %, dont 25 à 45 % de
recyclage matière, le Plan constate un taux effectif de 5,9 % et se fixe un
objectif de 22 % seulement.
Un parisien produit 573 kg/an de déchets
(moyenne France : 450 kg). Cette quantité varie selon l’arrondissement, entre
1500 et 339 kg : variation due aux activités commerciales, artisanales, de
bureaux, qui représente un gisement de 640 000 tonnes (dont 150 000 pourraient
être facilement recyclées), pour lequel aucune action n’est envisagée.
Le seul choix de traitement retenu est
l’incinération. Les capacités d’incinération du SYCTOM sont actuellement de 1
820 000 tonnes, pour 1 872 000 tonnes
de déchets “ proposés ”, ce qui conduit le SYCTOM et la DIREN à réclamer une ou
deux usines d’incinération supplémentaires ! Un effort correct de collecte
sélective rendrait inutile ces nouveaux projets. Paris ne dispose que de quatre
déchetteries et deux “espaces propreté” !
L. Schneiter a voté contre ce
rapport.
ESPACES VERTS : Le bois de Boulogne se
rétrécit ! la Direction des Parcs et Jardins souhaite agrandir ses bâtiments
(150 m2). Avec toutes les constructions, la surface réelle des bois de Boulogne
et de Vincennes est de 792 hectares, soit 44 % des 1841 hectares de surface
totale, comme représentée sur les plans.
(L. Schneiter et J.L. Dumesnil)
Internet
Avez-vous
remarqué ?
Que
des adhérents ou sympathisants s'expriment sur notre Forum ?
Et
qu'une rubrique ELECTIONS
y est ouverte ?
Alors,
rendez vous à : http://mei-fr.hypermart.net/discus/index.html
et
communiquez... Alain Bertrand