La lettre des
La Lettre
des écologistes
n° 44 -
novembre 2000
sommaire
Sommaire
Editorial : Vache folle : peut-on avoir confiance en
l’Etat ?(p.1)
A. Waechter soutient les journées mondiales végétariennes (p.1)
La carte de France 2000 des
OGM est sortie (p.2)
L’insecticide
“gaucho” fait des ravages (p.2)
Pour une Charte des Droits Fondamentaux (p.3)
Objectif printemps 2002 (p.3)
Actions : s’opposer aux nouveaux incinérateurs (p.4)
Au Conseil de paris, Laure Schneiter contre l’incinération (p.4)
Les apiculteurs prennent la
mouche (p.4)
Plus de 500.000 tonnes de cendres contaminées à la dioxine (p.5)
CNIID (p.5)
Moralité verte ? - Appel aux lecteurs - Le crétin des Alpes (p.6)
Brèves : Une nouvelle réthorique pour la Banque Mondiale - Vers une autre
société : les éco-villages - Nouveau naufrage, nouveaux mensonges - Contre
l’heure d’été double (p.6) Pollution
atmosphérique - Agir pour l’environnement - Mac Donald exploiterait 400 enfants
chinois - Des bouchons pour Kork - Golfech (p.7)
ça bouge dans les régions - Internet - Sommaire (p. 8)
Encart
: Bon de commande
Editorial :Vache folle
: Peut-on avoir confiance en l’Etat ?
Les
gardiens de la tranquillité publique nous ont affirmé qu'il n'y a rien à
craindre de la vache folle en France puisque les farines animales ont été
retirées de l'alimentation des bovins depuis plusieurs années. Face à
l'accroissement des cas d'encéphalopathie spongiforme bovine dans notre pays,
les pouvoirs publics, qui n'ont aucune explication satisfaisante à donner,
manifestent un certain embarras mais n'abandonnent pas leurs certitudes et leur
discours sécurisant. Le label "France" et la traçabilité tiennent
lieu de politique.
Or, voilà qu'un rapport officiel nous
apprend incidemment que les farines animales restent tolérées dans
l'alimentation de nos laitières tricolores. Exit la garantie
"France". Dans le même temps, l'apparition d'un cas d'ESB dans un
élevage extensif en Lorraine nous révèle qu'un éleveur "sain" peut
être piégé par des aliments pour animaux dont il ne peut connaître l'exact
contenu : exit la garantie de la traçabilité.
L'interdiction des farines animales a
un coût. L'hésitation du gouvernement en dit long sur ses motivations. Comme
pour le sang contaminé, il soupèse la valeur de quelques vies humaines et
choisit provisoirement de céder à un groupe de pression économique.
Aucune voix ne s'élève au sein du
gouvernement pour plaider la vie contre la finance.
Une fois de plus, l'Etat est pris en
flagrant délit d'abus de confiance.
Il ne reste alors au consommateur qu'à
se fier à lui-même. Il est temps de déserter le système dominant, l'agriculture
productiviste, les MacDo et le dumping des hypermarchés, pour appliquer ce
vieux principe écologiste : moins mais mieux. Aujourd'hui, plus personne ne
vous traitera de marginal si vous adoptez un consumérisme militant et ce sera
la manière la plus efficace d'influer le cours des choses.
Antoine WAECHTER
Antoine Waechter
soutient les journées mondiales végétariennes
| Le 8 octobre, Antoine Waechter a rencontré en
Haute-Saône des producteurs biologiques, des adhérents et des sympathisants
du MEI. A cette occasion, il a donné une conférence de presse : “Les journées
végétariennes sont une affirmation des libertés face à un gouvernement qui
ne fait qu”envoyer des signaux liberticides. La pratique végétarienne est
considérée comme sectaire alors qu’il s’agit de choix personnels. C’est réduire
sa consommation de viande pour éviter le cancer ou lutter contre l’industrialisation,
la “vache folle” et le “poulet dioxine”
en étant des conséquences. Ce peut-être
un choix économique (la viande coûte plus cher que les légumes) ou encore
éthique : lutter contre les élevages intensifs et ne pas être complice du
massacre”. |
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Communiqué
: La carte de Frnce2000 des O.G.M. est sortie !
Le Mouvement Ecologiste Indépendant avait
été le premier à rendre publique, en Octobre 1999, une carte de France complète
des essais en plein champ de plantes transgéniques effectués au cours de la
campagne agricole 1999. Nous récidivons aujourd’hui avec, en exclusivité, une
carte de France complète des O.G.M. expérimentés dans nos campagnes au cours
de l’année 2000.
Le total s’élève à 201 sites
d’essais autorisés sur tout l’hexagone, auxquels il faut ajouter 1 essai dans
un département d’outre-mer. Le tiercé gagnant est, cette année encore, la betterave
(82 essais), le maïs (53 essais), et le colza (44 essais). Viennent ensuite
le tournesol (6 essais), la pomme de terre (5 essais), le peuplier (3 essais),
le tabac (2 essais), le soja (1 essai), la laitue (1 essai), la vigne (1 essai),
la chicorée (1 essai), la fétuque (1 essai) et la ravenelle (1 essai), ainsi
que le café (1 essai en Guyane). Les efforts portent donc toujours sur les grandes
cultures industrielles. Cette année encore, les manipulations génétiques testées
visent pratiquement toutes une augmentation de la productivité, en permettant
à la plante, soit de sécréter un pesticide, soit de résister à un herbicide
total produit par la même compagnie. Soulager l’humanité souffrante avec des
aliments “ améliorés ” relève de la communication, pas de la réalité !
La Région la plus touchée
reste Midi-Pyrénées (32 essais), battant de peu l’Aquitaine (31 essais), suivie
du Centre (23 essais) et de la Picardie (23 essais). Les départements champions
sont la Marne (16 essais), le Lot-et-Garonne, ex aequo avec le Tarn-et-Garonne
(15 essais chacun), la Côte-d’Or (13 essais) et l’Oise (12 essais). Les Régions
indemnes de sites d’expérimentation d’O.G.M. sont la Corse, la Franche-Comté,
le Limousin et (nouveauté) le Languedoc-Roussillon. A l’inverse, quelques départements
épargnés l’année dernière sont touchés cette année : il s’agit de l’Allier et
de la Manche.
Ces essais ont fait l’objet
d’une autorisation, donnée conjointement par les deux Ministères de l’Agriculture
et de l’Environnement. Au préalable, un dossier a été déposé à la Commission
du Génie Biomoléculaire (C.G.B.), qui a rendu un avis, presque toujours favorable.
Le secrétariat de la C.G.B., et donc le pouvoir de fait, dépend de la Direction
Générale de l’Alimentation du Ministère de l’Agriculture.
On note pour la seconde année consécutive une diminution
du nombre total de sites
Voir carte et tableau sur la page d'accueil.
expérimentaux, qui est particulièrement
sensible pour le maïs. Elle ne doit pas faire illusion. Chaque dossier
d’autorisation déposé à la C.G.B. implique en effet de multiples essais, sur
des sites différents. La montée de la contestation des O.G.M. et les
destructions de parcelles expérimentales ont conduit à mieux cibler les essais,
effectués dans des communes plus “ sûres ” : un même dossier d’autorisation
concerne donc moins de sites qu’auparavant.
Les responsables de ces essais sont les
multinationales des biotechnologies : Monsanto, Novartis, DuPont (Pioneer),
Aventis (fusion de Rhône-Poulenc et Hoechst-AgrEvo)… mais aussi la recherche
publique ! Cette dernière est désormais à la solde des intérêts privés, et le
montre bien par la direction de ses efforts. Ainsi l’Institut National de la
Recherche Agronomique (I.N.R.A.) teste à St-Cyr-en-Val, près d’Orléans, des
peupliers transgéniques à teneur en lignine modifiée, intéressant les
papetiers. Il est significatif que la nouvelle Directrice Générale de
l’I.N.R.A., désignée en août 2000, soit Mme Marion Guillou, auparavant
Directrice Générale de l’Alimentation, signataire en mai 1999 d’une note de
service “ invitant ” illégalement les fonctionnaires de l’Agriculture à ne pas
communiquer le nom des communes où des essais d’O.G.M. sont effectués (et où la
C.G.B. a pourtant envoyé une “ fiche d’information destinée au public ”) !
Le M.E.I. croit qu’il n’y a rien à
espérer d’un Gouvernement soumis aux lobbies. C’est pourquoi il met à la
disposition des Municipalités un modèle de délibération, élaboré par des
juristes, leur permettant d’interdire toute culture d’O.G.M. sur le territoire
de leur commune. Cette délibération a déjà été votée par plusieurs Conseils
Municipaux, notamment en Dordogne et dans le Loiret.
Michel Laval,
Vice-Président à
l’Environnement
Tél & Fax :
01 45 11 82 11
L’insecticide “gaucho”
fait des ravages
En décembre 1998,
Serge GRASS, conseiller régional MEI, demandait “au Préfet et au Président du
Conseil régional de Franche-Comté d'engager des démarches pour suspendre
l'utilisation de l'insecticide "GAUCHO" à base
"d'Imidaclopride". Ce produit de la société BAYER est utilisé sur les
semences de tournesol. Il crée, selon les apiculteurs, des ravages sur leurs
ruches. Les abeilles seraient atteintes de troubles du comportement et de la
motricité. Les essais réalisés par la société chimique qui ont conduit à l'autorisation
d'utilisation, présentaient de nombreuses lacunes : seule la toxicité aiguë a
été vérifiée.
Le préfet vient
de répondre à ce courrier pour faire connaître les décisions du ministre de
l'Agriculture et de la Pêche sur ce sujet . Il a été décidé de suspendre l'utilisation du produit
incriminé sur tournesol pour un an dans deux départements (Indre et Vendée)
et de mettre en place une
expérimentation grandeur nature supervisée par un comité de pilotage avec les
syndicats d'apiculteurs, les scientifiques, les instituts techniques et la
firme”.
L'histoire ne
fait que se répéter ! Cette décision "d'essai en grandeur nature" est
en contradiction flagrante avec le principe de précaution élémentaire. Elle est
à mettre en relation avec l'autorisation de cultiver le maîs transgénique qui
doit, elle aussi, être considérée comme "une expérimentation grandeur
nature". Au nom de l'intérêt immédiat de quelques uns ces décisions
irresponsables au regard de l'humanité sont inconcevables dans une démocratie.
Comment des écologistes peuvent-ils, par leur présence au gouvernement,
accepter de cautionner ces dérives totalement incompatibles avec l'éthique et
la notion fondamentale de développement durable ?
Pour paraphraser Jésus
lorsqu'il dénonçait les marchands du temple, on peut dire qu'aujourd'hui les
multinationales, avec la complicité des pouvoirs successifs, de droite et de
gauche, qu'ils soient singuliers ou pluriels, transforment la Maison des Hommes
en repaire de brigands !
Serge
GRASS
Pour une Charte des
Droits Fondamentaux respectant les minorités
L’union
européenne a mis en chantier une “ Charte des droits dans l’Union ”. Cette
charte de 23 pages comprend 54 articles. Ceux-ci
fondent
les droits des citoyens européens sur un ensemble de valeurs : dignité, libertés, égalité, solidarité,
citoyenneté, justice. Il semblerait que l’établissement de ce document entre
les différentes “ nations ” qui composent l’Union Européenne n’a pas été
d’évidence. Les quinze devaient adopter cette charte au sommet de Biarritz des
13 et 14 octobre, et la signer au mois de décembre. Cette charte sera-t-elle
intégrée
à une future constitution européenne ?
Après la seconde guerre
mondiale, les fondateurs de l'union européenne se sont engagés successivement
pour une Europe économique, politique et aujourd'hui sociale, respectueuse des
droits de la personne humaine. Les problèmes de l'ex Yougoslavie ne sont pas
encore réglés, la haine et l'écrasement dans chaque territoire des minorités culturelles
et religieuses pas encore maîtrisés.
Une militante serbe des
droits de l'Homme est menacée de "poursuite " par l'armée yougoslave.
Natacha Kandic, présidente de la Fondation pour le droit humanitaire à Belgrade
dénonce une stratégie de la peur. Les Albanais minoritaires sont poursuivis
dans d'autres territoires de Serbie par l'armée serbe.
Le développement de la
mondialisation actuellement risque d'écraser chaque jour davantage les plus
faibles, les plus fragiles si un effort considérable n'est pas rapidement
entrepris pour que chacun soit responsable de ses actes, respectueux de
l'identité et de la différence de l'autre. Il ne saurait y avoir de
"développement durable" sans reconnaissance de l'indispensable
Solidarité qui doit être Mondialisée.
Un effort de
compréhension et de respect mutuel est absolument nécessaire. Pour rassembler
les peuples sur un projet commun, encore faut-il susciter ce désir de partager
les richesses produites, protéger la Terre que nous ont transmis nos pères, et
vivre ensemble, avec une éducation à la citoyenneté au respect de la dignité,
de la Loi et des croyances de chacun et chacune, sans vouloir imposer les
siennes, et une attention constante au milieu naturel, l'air, l'eau, la forêt.
Il est donc nécessaire
que la Charte des Droits Fondamentaux soit incorporée au Traité de l'Union
Européenne à l'occasion de la révision de celui ci. Cette Charte doit protéger
les droits de toute personne résidant sur le territoire de l 'U.E. et doit
ouvrir accès à la Cour de Justice Européenne à toute personne dont les droits
sont protégés, qu'il s'agisse de droits économiques, sociaux, culturels,
entendant par là aussi les pratiques
cultuelles librement décidées.
L 'U.E. doit donc, dans
cette perspective, s'engager à promouvoir la citoyenneté qui est à la fois la
connaissance de l'histoire, la connaissance et l'exercice des droits et des
responsabilités, et la participation active à la vie de la cité. Elle doit donc
créer les conditions de compréhension et sécurité permettant dans chaque état
la connaissance et le respect des différences, par l'enseignement possible des
langues régionales, des coutumes et cultures, les échanges et les contributions
participatives à des actions communes pour la solidarité et le développement de
la planète..
Comme le proposent P.
Bèrès et C. Lalumière dans l’article X du projet de Charte : "toute
personne aussi bien seule qu'en commun a droit de choisir, connaître et voir
respecter sa propre culture ainsi que les cultures qui dans leurs diversités
contribuent au patrimoine commun de l'Europe et de l'Humanité, d'accéder aux
patrimoines culturels qui constituent des manifestations et des expressions
significatives des différentes cultures, de participer librement sans
considération de frontières à la vie culturelle à travers les activités de son
choix."
Ce droit ne peut
s'exercer que dans le respect de l'ensemble des libertés et droits
fondamentaux, condamnant par là toute manipulation mentale ou rigidité abusive.
Les Etats s'engagent à sanctionner tout manquement aux règles ainsi définies et
adoptées démocratiquement.
M.H. Lienhardt
Objectif printemps 2002
De l’Assemblée Générale de Saint-Quentin
aux journées d’été de Prénovel, neuf mois se sont écoulés… neuf mois, le temps
d’une gestation ? Toujours est-il que le MOUVEMENT ECOLOGISTE INDEPENDANT
confirme sa vitalité.
Son
avenir ne se décline pas en années civiles ou autres rendez-vous rituels : le
MOUVEMENT ECOLOGISTE INDEPENDANT a rendez-vous avec le PRINTEMPS 2002, ou plus
précisément les élections législatives et présidentielle.
La “ Lettre des
Ecologistes ” s’efforcera de vous rendre compte de cette marche du mouvement
vers cette étape, d’apparence un peu lointaine peut-être, et pourtant si
proche, et de vous inciter à y prendre part.
Le MEI vit cette
année 2000 frugalement ! Cette frugalité a permis de résorber les dettes qui
nous handicapaient depuis les législatives de 96, et de savoir dès maintenant
que le financement public de mars 2001 pourra être consacré à l’action externe
du mouvement, ainsi qu’à un provisionnement pour ces fameuses élections. La
négociation d’une ligne de crédit limitée va nous permettre de fonctionner
jusque là.
Le Conseil National
qui s’est tenu fin août à Prénovel a permis de recueillir 360 000 francs d’engagement
de caution.
Nous invitons
toutes les personnes qui accepteraient de se porter caution à en informer
Gisèle NAUDIER. (le MEI n’aura peut-être pas besoin de tous les cautionnements
; G. Naudier prendra contact si nécessaire avec les personnes qui se seront
proposées.)
Une ligne de
crédit, c’est utile, pas de crédit, c’est encore mieux sur un plan financier.
Le MOUVEMENT ECOLOGISTE INDEPENDANT lance donc, à partir de maintenant jusqu’à
avril 2002, une campagne de dons “ OBJECTIF PRINTEMPS 2002 ”. Certes, les
proches ont déjà beaucoup donné : cela veut dire que chacun agit selon ses
possibilités, mais surtout qu’on peut maintenant solliciter autour de nous, en
présentant un mouvement en marche, et en expliquant l’objectif de cet appel.
La “ Lettre des
Ecologistes ” vous informera régulièrement de l’état de cette campagne.
Actions :
s’opposer aux nouveaux incinérateurs
La Lettre des Ecologistes a reçu plusieurs communications de membres du
Mouvement Ecologiste Indépendant au sujet de leurs actions contre
l’incinération.
Au Mans : “ L’usine d’incinération du Mans et le droit à
l’information ” est le titre d’une plaquette d’information de 54 pages, éditée
par U3C-Sarthe (Union Civique des Contribuables Citoyens de la Sarthe) et
rédigée par A. Huberdeau et R. Humbert. Le sous-titre de cette plaquette “ ou
l’art de nous faire prendre des vessies pour des lanternes ” illustre
l’objectif de ce travail : donner une information fiable sur les réels dangers
de l’installation de La Chauvinière, au Mans, face à la désinformation
officielle.
Cette plaquette peut être commandée à :
U3C-Sarthe 33 rue F. Cevert 72100 Le Mans, au prix de 30 F. l’unité (franco de
port).
A Paris : L. Schneiter s’est opposée à la création d’une
nouvelle usine d’incinération à Issy-les-Moulineaux. Outre les rejets toxiques
dus à l’incinération, le MEI note que le projet prévoit 55 000 tonnes de tri
contre 460 000 tonnes d’incinération ! (humour ? l’usine ne produira pas de panache
de fumée “ pour ne pas gêner les hélicoptères ” et ne pas inquiéter les
riverains… il faut quand même oser écrire ça !)
En Haute Saône : 700 manifestants étaient dans la rue le 4 novembre pour
dire non à un plan départemental déchets qui prévoit un incinérateur de 80.000
tonnes, alors que le volume des déchets
ménagers du département ne dépasse pas la moitié. Non à la dioxine, au
gaspillage, et oui au recyclage ... à suivre.
Au Conseil de Paris,
Laure Schneiter contre l’incinération : Paris est la ville qui produit le plus
de déchets et recycle le moins
Il fallait fermer
l'actuelle usine d'incinération d'ordures ménagères d'Issy les Moulineaux.
Mais, la capacité
de la nouvelle usine, 460.000 tonnes d'ordures ménagères, bien qu'en baisse,
reste trop importante, alors que les objectifs de réduction des quantités de
déchets et recyclage sont très insuffisants : 55.000 tonnes de tri contre
460.000 tonnes d'incinération !
Paris reste la
ville qui produit le plus de déchets par habitant et qui recycle le moins. Le tri sélectif, après avoir stagné à 3 % ne
fait que de timides progrès dans les secteurs de quelques arrondissements. C'est désolant, alors que 80 % des ordures
ménagères sont recyclables et qu'il y a toute sorte de moyens pour y parvenir.
La capacité de
cette usine aurait pu être réduite de moitié, en mettant en place un politique
efficace de tri des déchets. Et
pourtant, le président du SYCTOM déclarait en 1992 : “ une politique sérieuse
en matière d'ordures ménagères consiste à ne pas construire d'usine
d'incinération quand on peut l'éviter ” !
Si l'on multiplie
les usines d'incinération, il n'y aura jamais une politique de tri vraiment
efficace des déchets.
Outre, le
gaspillage de matières premières qu'elle représente, l'incinération, c'est aussi
la production de résidus et de rejets polluants, et contrairement à ce que
prétendent ses constructeurs, il n'y a pas d'usine d'incinération “ propre ” !
Elle rejette notamment de la dioxine dans l'air.
Le Centre
National d'information Indépendante sur les Déchets (CNIID), estime, pour la
nouvelle usine d'Issy, les émanations de dioxines à 0,3 g par an, en admettant
qu'elle soit aux normes. 0,3 g par an, cela paraît peu, mais il faut savoir que
chaque molécule toxique de dioxine se mesure en nanogramme ; la norme est en
fait de 0,1 nanogramme/m3, car même à doses infinitésimales, la dioxine est un
poison violent et cancérigène.
Par comparaison :
le scandale du poulet belge était dû à des doses de 0,04 g de dioxine
introduite dans cette alimentation, donc des doses 10 fois moins importantes
que la dioxine qui sera rejetée à Issy les Moulineaux.
Je note en
passant que l'exposé des motifs a le mérite d'admettre, pour la première fois,
que l'usine rejettera des dioxines et des furanes. Jusqu'à présent, on nous expliquait qu'il n'était question que de
vapeur d'eau !
Ce projet, en
revanche, garde le silence sur la qualité de l'air des habitations les plus
proches de l'usine (villes d'Issy, Boulogne et Paris). N'oublions pas que le 15ème arrondissement
et l'hôpital Georges Pompidou sont situés sous les vents dominants de sud-ouest
par rapport à l'usine. Les 500 camions
bennes se rendant à l'usine chaque jour contribueront, eux aussi, à polluer et
encombrer les rues d'un quartier en permanence embouteillé.
Avec
l'incinération, il n'y a pas que le problème de la dioxine rejetée par les
cheminées ; les résidus solides inutilisables et d'autres polluants se
retrouveront dans les mâchefers que l'on utilise comme matière première pour
les travaux publics. Les mâchefers
contiennent des polluants qui contaminent les sols et les nappes
phréatiques. Et tout cela, dioxine
comprise, se retrouvera dans la chaîne alimentaire et dans tous les organismes
vivants jusqu'au Pôle nord !
Personne n'a le courage de brusquer les électeurs,
en lançant une véritable politique de tri de recyclage, et pourquoi pas de
compostage. Parce qu'il ne suffit pas
d'écrire dans un Plan Départemental d'Elimination des Déchets Ménagers et
Assimilés, qu'il y aura des objectifs de recyclage. Il faut ensuite mettre en place les infrastructures pour les
atteindre...
De toute façon,
les plans départementaux ne prévoient qu'environ 20 % de recyclage et les
Conseils Municipaux concernés savent déjà qu'ils ne pourront pas les atteindre
avec les moyens actuels dont ils disposent.
Les apiculteurs
prennent la mouche
Albert Einstein disait :
"Si l'abeille disparaissait de la surface du globe, l'homme n'aurait plus
que quatre années à vivre : plus d'abeille, plus de pollinisation, plus
d'herbe, plus d'animal, plus d'homme".
Les apiculteurs de Provence
tirent la sonnette d'alarme : les insecticides, herbicides et tous les produits
phytosanitaires utilisés en agriculture agressent les insectes et menacent leur
survie. Ce n'est pas seulement les capacités de production de miel qui sont
concernées par cette disparition d'abeilles en grand nombre, mais bien la
dégradation de l'environnement. Les apiculteurs se sont donc regroupés pour en
appeler à l'opinion publique. Ils demandent concrètement la révision des procédures
d'homologation des produits phytosanitaires et le retrait de tous les produits
systémiques à très longue rémanence. C'est le cas du traitement dont on enrobe
les graines de tournesol ou de maïs et dont on retrouve la matière active
(imidaclopride) trois mois après dans le pollen ou le nectar des fleurs.
Précisons que c'est à Cormery
(37320 Indre et Loire) que se situe l'usine de conditionnement du produit
GAUCHO dont la firme Bayer détient les droits de commercialisation sur la
matière active (imidaclopride).
Plus de 500.000
tonnes de cendres contaminées à la dioxine servent à fabriquer des routes (CNIID Infos - N' 4 / 2e trim. 2000)
LE 5 avril le CNIID a rendu public un rapport du
ministère de l'Environnement faisant état d'une contamination des cendres
d'incinérateurs par les dioxines. Alors que le ministère de l'Environnement
communique beaucoup sur les dioxines sortant des cheminées d'incinérateurs, ce
rapport sorti et consciencieusement enterré en mars 1997 apporte la preuve que
les incinérateurs rejettent également des dioxines par les cendres toxiques
qu'ils produisent (1).
“ Pendant que tout le monde a le nez en l'air à
admirer les vrai-faux chiffres des dioxines sortant des cheminées
d'incinérateurs, le ministère de l’environnement évacue chaque année ni vu ni
connu des centaines de milliers de tonnes de cendres toxiques contaminées aux
dioxines pour fabriquer des routes ou servir de remblai. ” a déclaré Pierre
Emmanuel Neurohr, directeur du CNIID. “ Or depuis trois ans, le ministère de
l'Environnement sait que ces cendres sont contaminées aux dioxines... ”.
Bien qu'une circulaire de mai 1994 interdise
leur utilisation “à moins de 30 m d'un cours d'eau”, ces cendres sont
officiellement et depuis cette date considérées comme globalement "valorisables"
en travaux routiers, et peuvent donc être maniées sans aucune précaution
particulière par des engins de chantier.
Cette "valorisation", qui consiste, si
on veut bien parler français, à éparpiller des cendres contaminées à la
dioxine, prend des formes diverses et variées et se pratique dans à peu près
toutes les régions de France. Ainsi,
dans l'Est de la France (Meuse), l'incinérateur de Tronville brûle des déchets
ménagers et des déchets hospitaliers.
Il a trouvé un débouché pour ses cendres à la dioxine car il expérimente
actuellement un “chantier-pilote”... en déversant des centaines de
tonnes à proximité du village de Tronville sur des chemins forestiers. Cela doit certainement "valoriser"
les promenades du dimanche. En
Bretagne, l'incinérateur de Pluzunet a même fourni ses cendres à la dioxine à
des agriculteurs. En région parisienne,
qui a pratiquement tout misé sur l'incinération, l'Observatoire régional des
déchets d'Ile-de-France (Ordio estime que l'incinération produit plusieurs
centaines de milliers de tonnes de cendres, dont la majeure partie est
"recyclée" pour fabriquer des routes). Là non plus, aucune prise en compte de leur contamination par les
dioxines. Dans le sud de la France, à
Sète, l'incinérateur est littéralement en train de disparaître sous ses propres
déjections. Des montagnes de cendres se
sont formées, mais personne n'a été informé du fait qu'elles contiennent des
dioxines.
Officiellement, à peu près la moitié de ces
cendres à la dioxine est envoyée dans de simples décharges d'ordures ménagères,
sans plus de précautions, mais les industriels font actuellement pression pour
développer au maximum la "valorisation" dans la fabrication de
routes.
En effet, la mise en décharge coûte plusieurs
centaines de francs par tonne, tandis que s'en débarrasser auprès d'entreprises
de travaux publics est gratuit. Avec
plus de 3 millions de tonnes de cendres produites chaque année par les
incinérateurs français, les bénéfices espérés approchent le milliard de francs.
M. Neurohr a demandé solennellement à Dominique
Voynet “d'arrêter immédiatement tout déversement dans la nature de ces
cendres à la dioxine”.
(1)Etude des caractéristiques intrinsèques de certains déchets
des usines d'incinération d'ordures ménagères et de déchets industriels
spéciaux, Ministère de l'Environnement et Tiru, mars 1997.
Il y a 20 ans, la France produisait de
l'ordre de 10 millions de tonnes d'ordures ménagères chaque année. Aujourd'hui, ce chiffre a plus que doublé,
et la tendance reste inchangée : nous produisons de plus en plus de
déchets. Or, ce problème n'est pas
seulement esthétique, il s'agit avant tout d'une question essentielle de santé
publique, en d'autres termes notre santé et celle de nos enfants. En effet, tôt
ou tard, les déchets sont en grande partie envoyés "dans la nature" :
dans l'air, par les cheminées d'incinérateurs, dans l'eau de consommation via
les nappes phréatiques contaminées par les décharges. Puis la nature en reconcentre une partie dans la chaîne
alimentaire. En l'occurrence, la vache
constitue, malheureusement, un très bon exemple. En broutant l'herbe de prés "arrosés" par des
incinérateurs de déchets par exemple, elle va concentrer dans ses graisses les
dioxines déposées par les vents.
A l'arrivée, c'est dans notre assiette
et dans notre verre de lait, puis dans notre estomac, que se retrouvent les
contaminants. Ce phénomène, appelé
bioaccumulation, est particulièrement actif pour l'être humain car nous sommes
en bout de chaîne alimentaire. En
termes de santé publique, les résultats peuvent être significatifs. Ainsi, le Comité de la prévention et de la
précaution, organisme officiel dépendant du ministère de l'Environnement, a
estimé qu'au minimum 1800 personnes meurent du cancer chaque année en France à
cause des dioxines.
Encore récemment, nous avons révélé
l'ampleur de la contamination du poisson par les dioxines (le 14 mars), preuves
à l'appui, ainsi que le déversement de cendres toxiques issues de
l'incinération un peu partout en France, y compris sur des chemins forestiers
(le 5 avril). De plus, le mois dernier,
le ministère de l'Environnement américain a revu à la hausse le danger que
représentent les dioxines, particulièrement en ce qui concerne la mortalité par
cancer.
Les océans ne sont pas épargnés, puisque
même les dauphins de Méditerrannée accumulent les dioxines dans leurs graisses,
ainsi que d'autres polluants générés par l'homme, avec comme conséquence des
atteintes potentielles à leur système immunitaire.
Afin de garder son indépendance, le
CNIID tout argent de l'industrie et du gouvernement. Beaucoup de gens nous félicitent pour notre travail. Cela nous fait plaisir, mais si vous
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Moralité
verte ?
Aujourd'hui,
la bouche en coeur Madame Voynet, Monsieur Mamère et autres Verts se font les
chantres de la moralité en politique. Ils demandent que la lumière soit faite
sur les accusations portées par Jean-Claude MERY contre Jacques CHIRAC. Outre
l'impasse qu'ils font sur les révélations qui concernent aussi leurs alliés
socialistes, il paraît judicieux de rappeler que ce faux semblant d'exigence
morale n'a pas toujours été de mise.
En 1994
Madame VOYNET, alors conseillère régionale de Franche-Comté, volait au secours
de l'exécutif UDF-RPR du conseil régional qui avait falsifié des délibérations.
Madame la future ministre avait alors
exigé publiquement la démission de son collègue Serge GRASS, Vert lui aussi,
qui avait dénoncé ces dérives qui furent qualifiées de crimes par le Code
pénal.
En
1996 la Chambre régionale des Comptes
confirmait les "doubles transcriptions de délibérations". Les représentantes des Verts et de la
formation de Monsieur MAMERE présentes dans l'assemblée ont alors fait preuve
d'un mutisme absolu malgré un préjudice public annoncé de 24 millions de
francs. A cette époque, pas si lointaine, la lumière n'intéressait visiblement
pas nos chevalières et chevaliers blancs. Mais
ces gesticulations et opportunes solidarités, si elles ne sont pas très
morales, sont fort utiles pour faire carrière en politique.
Serge
GRASS
77 grande rue 25360 Nancray
T. 03 81 55 21 67 - F 03 81 55 20
09 E-mail : sergrass@club-internet.fr
Appel aux lecteurs
Les communications des uns et des autres enrichit la
réflexion de l’ensemble du Mouvement, et il est positif que des articles appellent des réactions complémentaires.
La Rédaction souhaiterait actuellement recevoir des contributions sur des
sujets comme la santé, la Corse.
Petit
journal des réfractaires au développement, édité par Jean-Michel Corajoud, Agy
74300 Saint-Sigismond.
Le
numéro 4 d’octobre 2000 porte sur le monde rural et la notion de développement,
avec des extraits de livres de P. Gevaert, de M. Métrailler et M.M. Brumagne.
Brèves
Nouvelle rhétorique
pour la Banque Mondiale
Dans son dernier
rapport sur le développement mondial 2000-2001, présenté comme un revirement à
180° par rapport à ses positions traditionnelles, la Banque Mondiale reconnaît
la nécessité d'un plan global visant à satisfaire les besoins des populations
pauvres en réduisant considérablement leur pauvreté.
Il aura donc
fallu conduire une étude pendant 2 ans, réunir les commentaires personnels de
60.000 hommes et femmes vivant dans des conditions de précarité dans 60 pays,
pour parvenir à une pleine compréhension de la pauvreté et de ses causes. Parmi les propositions que la Banque
Mondiale présente dans le cadre de cette nouvelle perspective, se trouvent la
promotion des opportunités économiques pour les pauvres sous forme d'une
croissance équitable, l'amélioration de l'accès aux marchés et de plus
importantes ressources financières. Aucune mention, toutefois, de la
question de l'annulation de la dette étrangère des pays pauvres.
Ana Petifor,
directrice de Jubilee 2000, une coalition d'organisations non-gouvernementales,
reste convaincue que la rhétorique d'amitié avec les pauvres, récemment
proposée par les FMI et Banque Mondiale
demeure vide de sens : d'une main on invoque la réduction de la pauvreté, et de
l'autre main on encaisse des millions de dollars de remboursement de dette
étrangère.
par Joachim Oramas
Vers une autre
société : les
éco-villages
Depuis des
siècles, voire des millénaires des hommes ont rêvé d'un monde meilleur. Les hommes
se sont réunis en communautés : Cités radieuses, Auraville... ces exemples vécus ont fonctionné, mais sans
pour autant modifier le comportement des populations environnantes : ces
“étranges étrangers” n'étaient pas des leurs. Ces expériences multipliées
pourraient aider à rééquilibrer une
société victime d'un productivisme dément. Les Eco Villages démontrent que l'on
peut parfaitement et confortablement vivre en autarcie énergétique,
alimentaire... grâce à une utilisation
judicieuse des énergies renouvelables.
Ceci étant
presqu’impossible en ville, qu’en est-il dans le milieu rural traditionnel ? On
assiste actuellement à des tentatives de municipalités pour implanter des
commerces alimentaires afin que leurs villages moribonds revivent.
Ces commerces
indépendants des multinationales seraient énergétiquement et alimentairement
autonomes. Ainsi ce mode de vie cesserait d'être étranger à une population
amenée à s'y ravitailler et s'y réunir.
Il ne s'agira plus de devoir
gagner plus, mais de vivre à moindre frais. Cette logique va à l'inverse du
marché mondial actuellement imposé. Que les locaux municipaux s'équipent ainsi,
ce serait un premier pas, le second étant d’agir au niveau de l'école, misant
sur les générations futures qui pourraient apprendre l’Esperanto. Jacques
MORIN
Nouveau naufrage,
nouveaux mensonges
Ce soir sur FR3
le capitaine de frégate Erulin déclarait sans rire à une question sur les
risques pour la faune maritime : “le seul risque c'est que le poisson risque d'avoir
mauvais goût“ . Quel mauvais goût de la part de ce capitaine qui vient comme
"spécialiste" rassurer les français.
On nous raconte
qu'il est difficile de se mettre d'accord au niveau européen et plus encore au
niveau international pour établir des règles communes. De même nous manquons de
fonctionnaires pour assurer les contrôles. Pourtant la France trouve les moyens
pour contrôler si les touristes ne ramènent pas de leurs voyages exotiques des
contrefaçons de produits de luxe. Autrement dit pour défendre les intérêts de
quelques uns, l'Etat trouve les moyens nécessaires, mais pour protéger
l'intérêt publique il ne peut rien faire. Cette caricature démontre les
priorités de ceux qui nous gouvernent qu'ils soient de gauche ou de droite ...
les copains d'abord ...
Serge GRASS
Contre
l’heure d’été double
L'Association
contre l’heure d’été double (A.C.H.E) mène une campagne active auprès des
pouvoirs publics et des élus de la nation afin que la France revienne sur ce
système de la double heure d'été qui n'a pas d'avantages économiques, nuit aux
transports et à la sécurité routière mais surtout provoque des difficultés
graves vis-à-vis du sommeil, du travail et perturbe le rythme biologique des
enfants.
Elle met à la
disposition du public une docu-mentation sur les effets néfastes du décalage
horaire et propose des pétitions à adresser à l'ensemble des responsables de la
vie politique afin que le bon sens et la santé des citoyens triomphe des
aberrations de la technocratie.
A.C.H.E 14,
avenue de Saint Germain
78160 MARLY LE
ROI
Pollution
atmosphérique
Ecologie sans frontière
menace le gouvernement d'une série de procès si des dispositions ne sont pas
prises pour informer les Français des dangers de la pollution atmosphérique et
tenter d'y remédier.
Dans une "Mise en
demeure", l'association reproche aux pouvoirs publics d'avoir laissé
dormir pendant plus d'un an un rapport alarmant de l'Agence de l'Environnement
et de la maitrise de l'Energie (Ademe).
Selon cette étude, qui
vient d'être publiée par la revue médicale britannique "The Lancet",
la pollution atmosphérique serait à l'origine en France de 31.700 décès pan an,
de 500.000 crises d'asthmes, et de plus de 16 millions de journées d'incapacité
de travail.
La pollution engendrée
par la circulation automobile serait à l'origine de plus de la moitié des cas
répertoriés. L'évaluation des conséquences financières de cette pollution, en
termes de santé publique, serait supérieure à celle des accidents de la route,
avec 37 milliards de francs par an, (contre 32), souligne le rapport.
"Mais il apparait que la population française n'a manifestement pas eu
connaissance de l'ampleur des risques".
Parlant de
"carence" et de "retard fautif", l'association pourrait
ainsi saisir la Cour de justicede la République, seule habilitée à juger des
responsabilités ministérielles.
Paris (Reuters)
Agir pour
l’environnement
“Agir pour
l’environnement et les onze associations qui ont lancé la campagne “ Erika, la marée
noire de trop! ” demandent à l'Union européenne de ne plus autoriser les
pétroliers obsolètes ou à simple coque et d'obliger les affréteurs à souscrire
un contrat d'assurance pour les dommages économiques, sanitaires et
écologiques.
Simultanément, le projet de directive
européenne sur les OGM en cours de négociation est beaucoup trop laxiste. Il ne traite pas la responsabilité civile
des entreprises agroalimentaires, il ne prévoit l'élimination progressive des
gênes de résistance aux antibiotiques que d'ici 2005, par exemple. Les arbitrages ultimes seront faits d'ici la
fin de l'année. Qui l'emportera : les
citoyens-consommateurs ou les multinationales ?
Par ailleurs, les 160 pays signataires
du protocole de Kyoto, accord visant la réduction des émissions de gaz à effet
de serre par les pays industrialisés, préparent la réunion internationale de
novembre à la Haye. Celle-ci doit concrétiser l'application du protocole et un
échec des négociations aurait des effets catastrophiques sur les climats. L’Union européenne y jouera un rôle crucial.
D'autres préoccupations sanitaires et
environnementales émergent dans la société.
Ainsi la pollution électromagnétique due aux rayonnements haute
fréquence émis par les antennes-relais sur les toits d'habitation fait l'objet
d'un débat à l’Assemblée Nationale. Des
rapports tirent la sonnette d'alarme sur la pollution de l’eau et même de l’air
dans plusieurs régions françaises à cause de l'emploi massif des pesticides par
une agriculture intensive. Il faut agir pour l'élaboration d'une loi efficace
sur la gestion de l'eau et la taxation des pollueurs.
Agir pour l’environnement suit
activement ces dossiers d'actualité, et prépare ses prochaines campagnes en
concertation avec ses partenaires, pour interpeller les décideurs politiques et
économiques concernés.”
Chaque campagne trimestrielle de
pression est l'occasion d'attirer l'attention et de sensibiliser les
responsables à l'importance d'une politique préventive de long terme. Le travail est donc immense et en nous soutenant
régulièrement -comme le font plus de huit milles autres signataires d’Agir pour
l'Environnement- vous oeuvrez en ce sens.
Agir pour l'Environnement 97, rue Pelleport 75020 Paris Tél. 01 40 31
02 37 - Fax: 01 40 31 02 39 - Email : ape@globenet.org - site web:
http://www.globenet.org/ape/
Mac Donald
exploiterait 400 enfants chinois
La majorité des 400 travailleurs qui
produisent les jeux destinés aux Joyeux Repas (Happy Meals dans les restaurants
français) des McDonalds n'ont pas encore 14 ans. La journée de travail est de
16 heures tous les jours de la semaine et ils dorment entassés dans des
chambres tout près de la manufacture. Cette fabrique a été découverte par le
South China Morning Post grâce à une information du Comité Industriel Chrétien
dont le siège est à Hong Kong. La fabrique City Toys est située aux environs de
Shenzhen dans le sud de la Chine. Les jeunes ont seulement deux jours libres
par mois mais ils ne peuvent sortir de la zone parce qu'il n'y a aucun
transport vers la ville.
Les dortoirs ont une surface de 18
mètres carrés, sans services sanitaires et les lits n'ont pas de matelas.
Quinze jeunes dorment dans chaque pièce. Une jeune travailleuse a raconté au
journaliste qu'elle n'avait pas encore 14 ans mais qu'elle avait reçu de l'aide
pour falsifier ses documents d'identité.
Le plus étrange selon le représentant du
syndicat c'est que tous dans la région savent que ces jeunes falsifient les
documents pour augmenter leur âge, même si on peut voir facilement qu'ils n'ont
pas 12 ans.
Les jeunes travailleurs de City Toys
racontent que les symptômes les plus communs sont : les crampes, les douleurs à
la poitrine, les maux d'estomac et de tête, des étourdissements permanents de
même que des infections bronco-pulmonaires, des diarrhées et des parasites.
Mats Lederhausen, membre de la direction
internationale de McDonalds s'est montré très surpris de la découverte de la
fabrique même si les jouets pour les Joyeux Repas sont commandés directement à
la Chine...
Source
"Protesta" & Sources South China Morning Post, Août 2000
Des Bouchons pour
Kork
Vos bouchons de liège sont trop précieux
pour la décharge ! Le centre pour épileptiques de Kork, en Allemagne, recycle les
bouchons, notamment comme isolants thermiques et phoniques. Il participe à la
protection de la nature et crée des emplois pour personnes handicapées.
De nombreux points de collecte existent
déjà en Allemagne et dans l’Est de la France.
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ça bouge dans les régions
Actions : Le fuel de l’Erika, nième épisode:
Le 8 septembre, le “ Mélide ”
accostait au Havre afin de décharger le fuel pompé dans l’épave pour qu’il soit
brûlé à la raffinerie de Gonfreville. L’Association des Bénévoles de l’Erika
saisissait alors avec succès le TGI du Havre pour effectuer des prélèvements
par huissier.
La réaction de Total a été
immédiate : l’ABE a été assignée afin de restituer les échantillons prélevés.
L’association devait passer en audience le 24 octobre au Sables d’Olonnes et le
7 novembre au Havre.
R. PULPITO (membre du MEI ;
Président de l’Association des Bénévoles de l’Erika 251 rue du pont de pierre
59600 Maubeuge)
Paris :
Juridique : Suite à la requête
déposée par l’Association de Défense des piscines Molitor, M. J.Y. Mano (PS) et
Mme L. Schneiter (MEI), le tribunal administratif, dans son jugement du 5
septembre 2000 a décidé d’annuler une délibération de la Ville de Paris
(signature de deux marchés de maîtrise d’œuvre).
L’exposé des motifs est
particulièrement intéressant. Le TA a considéré que les élus “ n’ont pas été
mis à même de se prononcer en toute connaissance de cause sur le projet qui
leur était soumis dans les conditions leur permettant de remplir normalement
leur mandat ; que par suite, le Maire de Paris a porté atteinte aux droits et
prérogatives ” des Conseillers de Paris concernés.
L. Schneiter est également
intervenue à propos d’aménagements en faveur des vélos, sur le programme
décevant en faveur des bus, sur les problèmes de déplacement et d’accessibilité
(voierie, berges de la Seine, certains bus) pour les personnes handicapées.
La Lettre des écologistes
n° 44 -
novembre 2000
18 Ruelle aux Voeux - 70150 PIN
Routage 206
Dispensé de timbrage
Mensuel
d’information du Mouvement Écologiste
Indépendant
Prix du numéro : 7 F / 1,1 Euro - Abonnement
1 an : 80 F / 12,2 euro
Siège social : 7, rue du Vertbois -
75003 Paris
Courrier : 34, Chemin du Pont d’Y 44600
Saint Nazaire
Tél. 02.40.91.91.92 Fax : 02.51.10.86.23
Email : mei.net@wanadoo.fr
Réalisation et abonnement : 18, ruelle
aux voeux 70150 PIN
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Directeur de Publication : Dominique
Bauduin
Tél. 02 33 05 38 58 Fax 02 33 57 18 00
Directeur technique: Patrick Viot
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Comité de rédaction :
Dominique Bauduin, Jean-Luc Dumesnil,
Jean-Rolland Lassalle,
Patrice Miran, Patrick Viot, Antoine
Waechter
Imprimé par le MEI - TIRAGE 5000
exemplaires sur papier recyclé
CPPAP n°1200 P 11182 - ISSN 1277-6092
Dépôt légal n° 1696-69