La lettre des

 écologistes

n° 43- octobre 2000

 

SOMMAIRE

 

 

n° 43 - octobre 2000

 

 

Editorial : Route et politique - Baisse de la fiscalité du gazole - La mort du dernier train postal

Expertise sur la biodiversité - Quelle légitimité pour une réforme ? - Jean-Pierre chevènement  (p.3)

L’ecologiste n°1 vient de paraître  - Cap sur 2002 - Les bonnes adresses du vin bio - cherchez l’aiguille (p.4)

Faut-il diminuer les impôts ? - Régions : petites actions, grands effets -  L’andra dans de beaux draps (p.5)

Faites de votre courrier un acte militant  (p.6)

Internet - Agenda - Brèves  : Maîs et OGM : une plainte - Delphinarium de Valence - Bovins : la voie judiciaire _ Les ONG contre le Mox - Non au  troisième aéroport parisien (p.6)

Brèves : Fausse sortie pour Voynet - Quinquennat - Accord - Fermeture d’un atelier à Cadarache ? - Communiqué de la rédaction - Gares nouvelles TGV en Lorraine - Round-up - Municipales (p.7)

ça bouge dans les régions (p. 8)

Encarts :  Bon de commande - Dépliant “l’Ecologiste”.

 

 

 

Editorial: Route et politique : Incohérences sur un sujet majeur

Impôts, blocage des dépôts de carburants, relance d’une politique d’économie d’énergie … le Gouvernement a couru derrière l’actualité sans dégager de perspectives. Il a géré le quotidien, empêtré dans les contradictions de la majorité plurielle, le nez sur les sondages d’opinion, alors que les évènements, pourtant prévisibles et annoncés, exigeaient une vision globale et ambitieuse. Ils exigeaient que l’abcès soit vidé.

L’abcès, c’est la route, à laquelle les contrats de plan successifs ont consacré la part majoritaire des crédits, à laquelle la France sacrifie de nombreux territoires annexés par la toile autoroutière, sur laquelle les Français laissent 8000 morts par an sans pour autant vouloir modérer leur automania. Cet abcès empoisonne la Terre.

La route contribue largement à la déstabilisation accélérée du climat (effet de serre) et à la pollution de l’air, responsable de 30 000 morts prématurées par an dans notre pays. Elle étend une plage de bruit sur une bonne partie de notre territoire.

L’attachement majoritaire des Français à leur voiture ne peut pas exonérer un gouvernement de gouverner, c’est-à-dire de prévoir.

Tout est organisé depuis un demi-siècle en fonction d’une mobilité individuelle motorisée : la flexibilité du temps de travail, le zonage du territoire, la concentration des points de vente (hypermarchés), l’entassement urbain qui trouve son exutoire dans la fuite hebdomadaire des citadins vers les campagnes. Les marchandises sont mues par une égale agitation brownienne, dictée par la gestion à flux tendus des stocks et par une mondialisation des marchés dans un contexte de grandes inégalités du coût du travail. Les personnes et les entreprises sont aujourd’hui dépendantes de la route, prisonnières de l’éclatement des fonctions territoriales et des comportements individualistes.

Il faut briser cette dépendance. N’en déplaise à Madame Voynet, ce n’est ni la vignette des personnes âgées, ni la TIPP qui répondra à cet objectif. L’échec de la stratégie d’orientation des choix consuméristes par l’impôt est patent lorsque les taxes atteignent 70% d’un prix sans effet notable. Un impôt incompréhensible est socialement rejeté. L’écotaxe doit être affectée au développement des alternatives ou à la lutte contre les nuisances de l’automobile pour être comprise. Pour être efficace, elle doit s’insérer dans une stratégie globale de réduction des besoins de déplacement des personnes et des marchandises accompagnée du développement des modes de transport les moins dommageables pour notre environnement.

Il n’est pas possible de prétendre économiser l’énergie et réduire l’effet de serre en poursuivant les investissements routiers. La mesure la plus chargée de sens serait l’arrêt du programme autoroutier et le transfert des crédits de la route (investissements de sécurité exceptés) sur les autres modes de transport. Mais, de Gauche comme de Droite, les gouvernements successifs poursuivent sans aucune inflexion le programme autoroutier de Messieurs Méhaignerie et Faure.

Antoine WAECHTER

 

Communiqué : Baisse de la fiscalité du gazole et lutte contre l’effet de serre Un abandon de plus, un mensonge de plus

 

A l’origine de la hausse du prix du pétrole, on trouve le raffermissement de l’O.P.E.P., augmentation de la consommation de l’Europe et des Etats-Unis (+11% pendant pendant les années 90), ainsi que la baisse du cours de l’Euro. Cependant l’opinion s’est focalisée sur le niveau élevé de la taxation des produits pétroliers, pourtant justifié par les coût que leur consommation, surtout dans le secteur des transports, fait peser sur la collectivité. A-t-on assez rappelé que la pollution de l’air, imputable pour moitié aux gaz d’échappement des véhicules, cause 30.000 morts par an dans notre pays ?

 

Les patrons du transport routier ont donc arraché sans peine au gouvernement de Lionel Jospin d’importantes concessions, à l’issue d’un de ces psychodrames dont la France détient toujours le brevet -mais plus le monopole ! Non seulement ils obtiennent une baisse de la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers (TIPP) de 35 cts par litre de gazole (et 25 cts en 2001), mais ils ne seront plus du tout assujettis à l’augmentation de 7 cts par an de la TIPP  sur le gazole, moins taxé que l’essence bien que plus polluant. Soumis à leurs donneurs d’ordres, mais capables de prendre en otages les particuliers, les “ poids-lourds ” continueront à casser les prix du transport, à encombrer les routes et à conquérir des parts de marché sur le rail.

Cette politique n’est pas nouvelle : “ après nous le déluge ”. Mais il faut donner le change. C’est pourquoi en ouverture de la conférence préparatoire sur les changements climatiques, à Lyon le 11 septembre, Lionel Jospin ne s’est pas contenté d’annoncer pour la fin de l’année un plan national d’économies d’énergie (sans détail, et pour cause). Il a aussi eu le culot d’affirmer que les mesures prises en faveur des routiers “ ne remettent pas en cause notre programme de lutte contre l’effet de serre ”. L’entourage de Mme Voynet s’est empressé d’afficher sa satisfaction : certains se contentent de peu !

Le premier ministre a menti : le secteur des transports est responsable en France d’1/3 des émissions de dioxyde de carbone (CO2), le principal gaz à effet de serre. L’augmentation du trafic routier, que le gouvernement vient une fois de plus de renoncer à combattre, compromet donc la réalisation des engagements pourtant bien trop modestes pris par la France à Kyoto en 1997 ( stabiliser nos émissions à effet de serre).

Ces mesures tendant à corriger le signal adressé par le marché aux transporteurs routiers s’ajoutent à la suppression de la vignette automobile (comment compte-t-on favoriser les véhicules “ propres ” maintenant que l’exonération sélective a disparu ?), et aux choix affichés par Bercy visant à couper les ailes à la Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP). En 3 ans d’exercice du pouvoir, la “ gauche plurielle ” n’aura en matière de fiscalité écologique produit que des rideaux de fumée.

Michel Laval

vice-président à l’environnement du MEI (01 45 11 82 11)

 

 

La mort du dernier train postal

 

La poste a décidé de mettre un terme à compter du 16 octobre aux rames 5035 et 5036 du dernier train postal français qui relie Paris à Besançon  !!!

Les vingt-quatre voitures postales presque neuves seront détruites rapidement. Est-ce pour rendre la situation irréversible? Des camions prendrons la succession pour transporter les 66 tonnes  quotidiennes de produits postaux ....

 

C'est le Journal officiel du 28/08/2000 qui a fait savoir cette singulière nouvelle alors que le ministre communiste, du gouvernement "gôche plurielle",  déclare "urbi et orbi" devant toutes caméras et micros qu'il va développer le fret ferroviaire !

La Poste considère que les transports routiers et aériens offrent des prestations plus avantageuses en qualité, en rapidité et en coût que le rail.

Une fois de plus nous constatons qu'il y a une très grande distance entre les discours et la réalité. Nous pouvons en conclure que la gauche n'est utile pour les évolutions sociales et écologiques que lorsqu'elle est dans l'opposition. Lors des prochaines consultations électorales il nous reviendra de contribuer à les rendre utiles !

Serge Grass

 

 

 

GPL

 

J'ai choisi par conviction écologique de rouler au GPL. Première mesure en ma faveur on supprime la vignette automobile. C'est gentil mais dans département on en payait pas. Deuxième mesure on diminue le prix de l'essence de 40 cts en même temps que l'on augmente le GPL de 15 cts. Depuis l'achat de ma voiture en janvier le prix a augmenté de 70 à 80 cts/ litre. Je trouve cela excessif au regard de mon investissement de départ de 18000 francs pour faire installer le Gpl et protéger nôtre environnement. Ma voix a peu de chance d'être entendu vu le petit nombre d'utilisateurs de ce carburant. Mais je tiens à dire que ce n'est pas avec une telle politique que l'on risque d' améliorer la qualité de l'air que nous respirons.

 

Expertise sur la biodiversité

 

Le WBGU (Wissenschaftliche Beirat der Bundesregierung Globale Umweltveranderungen) Conseil scientifique du gouvernement fédéral pour  les changements environnementaux globaux, vient de remettre au gouvernement son expertise annuelle sur la biodiversité au niveau mondial dont le titre est : "Monde en changement : maintien et utilisation durable de la biosphère".

Les experts arrivent à la conclusion que "devant la perte dramatique et la diversité biologique, il y a un besoin urgent d'action pour la  politique internationale, car il en va des chances de développement des générations futures". Selon eux la protection de la diversité biologique est aussi importante que la protection du climat ou des sols et doit être considérée comme telle par la communauté internationale. Les experts proposent un certain nombre de mesures à prendre au niveau international :

- Mettre entre 10 et 20% de la surface des terres agricoles en zone protegée.

- Mettre en place une commission internationale pour la diversité biologique.

- Maintenir la diversité et la multiplicité des plantes cultivables.

- Créer un "parrainage de la nature" sous forme de "Fonds pour la  biosphère".

- Intégrer dans les plans de gestion actuels un "management biorégional".

- Transposer la Convention sur la biodiversité en créant en Allemagne un  "groupe de travail interministériel sur la politique de la biodiversité".

- Régler la question de la protection de la forêt.

- Renforcer le programme de l'UNESCO "Homme et biosphère".

- Intensifier la coopération bi et multilaterale.

Les Secrétaires d'Etat, Simone Prost pour le BMU et Wolf-Michael Catenhusen pour le BMBF auxquels etaient remis le rapport, ont bien accueilli cette expertise en rappelant les efforts déjà réalisés par le gouvernement sur cette question et en affirmant que les conclusions et les propositions du WBGU seront largement prises en compte.

Pour en savoir plus : http://www.wbgu.de

Tel : +49 471 48 31 17 23

 

Guy Archambault

15, rue de Brinches  77470 Fublaines

tél : 33 (0)1 60 09 47 14   fax : 33 (0) 1 60 25 81 16

 

 

Quelle légitimité pour une réforme adoptée par 19% des électeurs ?

 

Le référendum sur le quinquennat était une opération à finalité politicienne et de nombreux électeurs l’ont compris. L’abstention doit d’abord être interprétée comme le refus de participer à un jeu de guignol.

 

Quelle est la légitimité d’une réforme approuvée par moins d’un électeur sur cinq ?

 

L’alignement du mandat présidentiel sur celui de l’Assemblée Nationale est la source d’une cascade de profondes contradictions qui condamnent l’actuelle architecture constitutionnelle. Nous appelons de nos vœux un nouvel équilibre des pouvoirs au bénéfice du peuple et d’un Parlement plus représentatif de l’opinion. Ce sera sans doute l’affaire d’une nouvelle Constitution. En refusant de proposer au suffrage des Français une réforme complète et cohérente, Jacques Chirac et Lionel Jospin engagent le pays dans une période de difficultés institutionnelles marquée par l’affirmation du pouvoir personnel d’un Président monarque, la marginalisation du Parlement et les conflits au sommet de l’Etat (entre le Président et le Premier Ministre).

 

Antoine WAECHTER Président du MEI

 

 

Jean-Pierre Chevènement  a préféré la fidélité à ses convictions à un poste ministériel. Nous avons toujours partagé cette conception de la politique. Elle est même au centre de notre indépendance en tant qu’écologistes et nous distingue Zondamentalement des Verts. Les motifs de rupture avec le gouvernement de Lionel Jospin n’ont pas manqué depuis trois ans, ne serait ce que le non respect du contrat signé avec la Gauche. Mais D. Voynet, à la différence de son collègue franc-comtois, préfère sa carrière à la cause qu’elle prétend défendre.

 

Par contre, nous n’avons pas la vision jacobine de l’Etat républicain de J.P. Chevènement. Les écologistes ont toujours défendu le droit à l’expression des diversités régionales et revendiqué des pouvoirs réglementaires pour les Régions. Le contenu du plan Jospin pour la Corse est dans l’esprit du temps qui voit tous les pays européens aller dans le sens d’une plus grande autonomie de leurs provinces.

 

 

 

La méthode, par contre, est mauvaise. Elle prime la violence comme méthode revendicative et singularise une région, ce qui conforte l’idée que le processus engagé peut naturellement conduire la Corse à quitter la communauté nationale, ce qui n’est manifestement pas le souhait de la majorité des habitants de l’île de beauté. Elle suscite de grands espoirs, mais renvoie leur satisfaction à un futur incertain (2004), source probable de frustrations et de nouvelles violences.

Ces écueils seront évités en banalisant la réponse à une revendication qui, d’ailleurs, peut être légitimement reprise par l’Alsace, la Bretagne, la Savoie, le Pays Basque … : la question corse doit être le levier pour, enfin, faire émerger un vrai pouvoir régional : attribution de pouvoirs réglementaires, exécutif élu au suffrage direct, remise en cause éventuel des départements au profit des pays, transformation du Sénat en assemblée des régions …

Antoine WAECHTER

Président du MEI

 

L’Ecologiste n°1 vient de paraître

 

Le premier numéro de l’édition française de “The Ecologiste”, tiré à 26 000 exemplaires, est disponible dans les kiosques. The Ecologiste a été fondé en 1969 par Teddy Goldsmith, auteur d’une quinzaine de livres sur l’écologie, et est devenue depuis la référence de l’écologie internationale. Thierry Jaccaud, son rédacteur en chef, souhaite faire de cette revue “Le Monde diplomatique de l’écologie” afin de relancer la réflexion sur l’écologie, qui est peu développée en France par rapport à ce qui existe dans les pays anglo-saxons.

 

Au sommaire du numéro 1, on trouve 5 pages d’Editoriaux, 8 pages de Campagnes et analyses par Michel Gineste, Président du MEI Ile de France, sur la lutte contre l’incinération, et Bertrand Sicard, vice-président du Groupe Loup France, et surtout un dossier de 48 pages : qui produit les cancers ?

Le cancer, maladie de notre société occidentale, dont on cherche les causes d’abord dans l’environnement : exposition à des produits chimiques cancérigènes et à des rayonnements ionisants...

La durée qui sépare l’exposition à un cancérigène  et le développement  effectif du cancer peut être de l’ordre d’une quarantaine d’années, voire se manifester lors de la génération suivante.

En france, en 2000, le cancer devient la première cause de mortalité, tous âges confondus. Cela n’a pas suscité plus qu’ailleurs le développement d’une politique de prévention, déplore Thierry Jaccaud, ce qui prouve que le cancer est sous le contrôle des lobbies du traitement.

 

Au sommaire des prochains numéros :

n°2 La crise climatique (sortie le 14 novembre)

n°3 La mondialisation. OMC, FMI, Banque Mondiale...

L’Ecologiste est un trimestriel vendu 40F au numéro. Abonnement : 30% de remise sur le plein tarif,  soit 150F/an.

L’ecologiste 25, rue de Fécamp -75012 Paris

 

site internet : http://www.ecologiste.org

adresse email : ecologiste@worldnet.fr

 

 

Les bonnes adresses du vin biologique 2000 - 2001

 

Cette “bible des vins bios” recence et présente l’ensemble de la production française de vins AOC et VDQS issus de l’agiculture biologique et biodynamique, c’est à dire qui respecte l’être humain et l’environnement.

Au cours de ce tour de France exhaustif, Jean-Marc Carité vous conduit à la découverte de ces vignerons qui prennent soin autant de la santé de leurs terres que de celle des amateurs de bonnes choses.

Cette neuvième édition bénéficie d’une actualisation complète et réunit plus de 800 adresses , références et commentaires de dégustation.

Le vin bio est meilleur que le vin conventionnel parce que le producteur qui respecte le cahier des charges obtiendra une matière première plus riche en tanins, sucre naturel, alcool, levures indigènes, micro-éléments issus du sol. Le résultat final sera lui aussi naturellemnt plus riche, sans conservant chimique, sans chaptalisation, sans levures artificielles, etc. La bio s’impose maintenant comme la référence de l’authenticité des terroirs, car elle est la seule à être sérieusement contrôlée.

192 pages / 59F (8,99 euros) 70F franco

UTOVIE 40320 BATS

 

 

Cap sur 2002

 

L’année 2002 va voir se succéder les élections législatives et la présidentielle quel que soit le résultat du référendum.

Les élections législatives, dans chaque circonscription, servent de base au financement public des partis. C’est bien grâce à nos candidatures en 1997 que le MEI est en passe de sortir de ses dettes. Nos candidatures doivent être les plus nombreuses possible pour que l’Etat nous alloue les moyens de fonctionner, de nous réunir, et surtout de communiquer nos propositions pour une société

écologique.

L’élection présidentielle est l’occasion, unique aujourd’hui, de médiatiser notre message dans des conditions un peu moins inéquitables par rapport aux “gros candidats”. Notre présence est indispensable dans cette élection “structurante” du paysage politique français où nous incarnons l’Ecologie libre et indépendante.

Le Conseil National du MEI qui s’est réuni pendant nos journées d’été à Prénovel a adopté le calendrier suivant :

Une assemblée générale décentralisée au niveau régional se réunira. Les candidatures y seront examinées.

Chaque adhérent habilité à voter (adhésions nouvelles reçues jusqu’au 30 septembre et anciens adhérents à jour de cotisation au 10 novembre) recevra les professions de foi des candidats et le matériel de vote.

Le vote des adhérents habilités aura lieu par correspondance (date limite de réception le 30 novembre 2000).

L’ouverture des enveloppes et le dépouillement seront effectués par le Conseil National des 2 et 3 décembre 2000.

Il est donc encore temps d’adhérer, ou de mettre à jour sa cotisation, pour participer à la désignation du candidat de l’Ecologie libre et indépendante.

 

 

Cherchez l’aiguille...      

 

Par une note datée du 27 octobre 1998, la Direction générale de l'Alimentation, service de la qualité alimentaire et des actions vétérinaires et phytosanitaires du Ministère de l'Agriculture, attire l'attention de ses services  sur la nécessité de rechercher les aiguilles dans les carcasses de porcs : les porcs reproducteurs subissent au cours de leur vie un nombre important d'injections. Il arrive parfois que l'aiguille casse et qu'elle demeure dans la musculature de l'animal au niveau des lieux habituels d'injection, notamment dans les échines.

Le ministère s'inquiète de la présence de ces aiguilles qui représentent un risque de blessure pour les consommateurs mais aussi, et peut être surtout, parce qu'elle pourrait mettre  en cause la filière ...

Autrement dit ce qui inquiète ceux qui sont censés protéger notre santé, ce n'est pas  la qualité intrinsèque de la viande qui est bourrée des résidus de ces multiples injections de vaccins, d'antibiotiques, d'anti-inflammatoires... mais la présence de cet objet, certes dangereux, mais surtout trop bien identifiable par le consommateur qui s'interrogera sur ce que cette aiguille a bien pu injecter dans son casse croûte ! Quant on sait qu'une truie peut recevoir jusqu'à 60 injections durant sa courte vie !

L'inquiétude des consommateurs ne peut que grandir à la lecture :

- d'une note interne de la direction des services vétérinaires de  novembre 1995 dans laquelle il était écrit, concernant les échines des reproducteurs : si l'incision n'est pas pratiquée, les abcès ne sont pas détectés. Si les abcès sont détectés, les recherches de résidus ne sont pas effectuées : la présence des résidus pourrait être beaucoup plus importante pour la santé humaine que celle des abcès...

- d'une note d'octobre 1999 de la préfecture des Côtes d'Armor qui fait savoir que les taux de saisie d'échines de porcins de réforme peut différer d'un abattoir à l'autre selon les conditions d'inspection, la vitesse de la chaîne, la présentation des carcasses aux postes d'inspection...

- d'une note confidentielle d'un service vétérinaire départemental qui fait état des résultats positifs, lors de contrôles effectués en abattoirs en 1998, de  nombreuses substances interdites. On y trouve en vrac des antibiotiques, du chloramphenicol, des sulfamides ... Afin que les consommateurs ignorent qu'ils en consomment, c'est ô combien important de rechercher ces aiguilles dans ces tas de m...

Cette information a été communiquée, parmi d'autres, par votre serviteur à Jean-Claude Jaillette, journaliste à MARIANNE, ancien directeur de Que Choisir, pour la réalisation de son livre "LES DOSSIERS NOIRS DE LA MALBOUFFE" qui vient de sortir chez Albin Michel. Nous vous recommandons vivement sa lecture si vous êtes curieux sur ce qui se passe dans l'agro-industrie.

                                        Serge GRASS

 

Faut-il diminuer les impôts ?

 

Alors que la dette de l'Etat voisine les 5000 milliards de francs et que les intérêts payés en 1999 se sont élevés à 235 milliards de francs (12% des dépenses) soit plus des 2/3 des impôts sur le revenu (333 Mds) un déficit de 215 Mds est venu alourdir d'autant la dette de l'Etat. Ce déficit supplémentaire alourdira d'environ 10 milliards de francs les intérêts à payer en  2000. Dans ce contexte la diminution des impôts ou la redistribution d'une pseudo cagnotte ne peut que laisser songeur le citoyen-contribuable qui devra un jour rembourser ce capital ...

Par ailleurs le choix du gouvernement de "gauche plurielle" de supprimer la vignette pose différents problèmes :

- Cette taxe est probablement celle qui coûtait le moins cher à collecter : 1,5% payé aux buralistes.

- L'avantage est hiérarchisé : plus la voiture de l'usager est grosse, plus il possède de voitures et plus l'avantage est important ce qui n'est pas très social!

- Cette recette départementale était une contribution logique aux importantes dépenses routières des départements.

- L'aspect écologique de la démarche permet de penser que la ministre verte a démissionné de ses convictions à défaut d'avoir démissionné de son poste.

La suppression de la taxe sur l'audiovisuelle aurait été un avantage uniforme pour tous. De plus certains médisants affirment que le montant de cette taxe ne couvre peut être même pas le coût de sa collecte. Mais si ça créé des emplois ...

                                    Serge GRASS

L’Andra dans de beaux draps

 

Au terme d'un marathon judiciaire de deux ans, les opposants à l'enfouissement des déchets radioactifs viennent d'obtenir du tribunal administratif de Paris, communication d'un dossier de l'Andra.

 

Les collectifs d'opposants à l'enfouissement des déchets radioactifs ont de quoi être satisfaits, notamment le Cedra 52 et son porte-parole Michel Marie. Ce dernier vient en effet d'être informé de la décision du tribunal administratif de Paris favorable à sa requête : obtenir communication du texte d'un accord, passé entre l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) et le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM) dans le cadre d'études sur le stockage de déchets nucléaires. Tout a commencé par un article de presse faisant état " d'un accord de partenariat financièrement conséquent entre l'Andra et le BRGM pour l'étude des sous-sols argileux et granitiques, dans le cadre de l'enfouissement des pires déchets nucléaires "

Se fondant sur la “ transparence" promise par les pouvoirs publics et par l'Andra, les opposants à l'enfouissement ont demandé à avoir connaissance du texte en question. "Le secrétariat d'État à l'industrie, tutelle de l'Andra, n'a pas répondu. Nous nous sommes adressés à la Commission d'accès aux documents administratifs dépendant du Premier ministre, qui a fait le nécessaire pour nous donner satisfaction mais en vain. Il a fallu se tourner vers la justice. Or, au bout de six mois, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne s'est déclaré incompétent à la veille du jugement. D'où passage par le Conseil d'État qui a désigné le tribunal administratif de Paris pour trancher le litige.

Puis, le ministère s'est subitement décidé à nous adresser l'accord, soulagé de certaines parties, ce qui fait que l'instance judiciaire vient de sommer le ministère de communiquer le dossier in-extenso ".

Résolument technique, le texte, même "allégé" comporte cependant des clauses qui interpellent les intéressés.

Comme par exemple l'article 10, intitulé “Secret”. Il détaille tous les engagements des deux signataires pour conserver confidentielles leurs informations.

Un des points notamment a surpris les opposants : “A cet effet, les parties s'engagent à prendre toutes mesures et précautions utiles pour éviter que les dites connaissances, ainsi que les conditions de l'accord, (...) soient publiées ou exploitées par des tiers, à l'exception des extraits de l'accord et/ou partie des connaissances qui devraient être communiquées aux autorités gouvernementales françaises, après avis des parties ”. Ce qui, en clair, peut signifier que les autorités gouvernementales n'ont pas accès d'office à la totalité des informations dites “secrètes ”.

Ce document permet aussi de déduire que tout n'est pas vraiment au point en ce qui concerne le stockage de matières hautement radioactives en milieu souterrain argileux, en particulier à Bure. Il mentionne en effet : “Des travaux importants ont été réalisés sur le site de l'Est et exposés au cours des journées scientifiques Andra-CNRS. Cependant des incertitudes subsistent, à notre avis, sur les capacités de la communauté scientifique à élaborer des modèles thermodynamiques des réactions chimiques ”. S'ensuit une explication hautement technique qui déduit qu'il reste encore beaucoup à faire, notamment pour “comprendre comment le système eau-argilites s'est constitué et prédire son évolution lorsqu'il est soumis à des perturbations ”.

Et puisqu'il est question de "prédictions", les opposants restent persuadés qu'ils n'ont pas tort de s'inquiéter pour l'avenir.

 

Journal de la Haute-Marne, 21 septembre 2000

 

 

Régions : petites actions, grands effets

 

Les groupes locaux du Mouvement Ecologiste Indépendant interviennent fort logiquement sur des problèmes locaux. Il ne faut pas oublier cependant qu’il est possible d’intervenir localement sur des problèmes plus larges.

Il en a été ainsi avec les OGM. Michel Laval, vice-président à l’environnement, avait ainsi proposé depuis deux ans une action simple à mettre en oeuvre : la demande de renseignements auprès des DDAF, et la demande de vote d’un arrêté par les conseils municipaux.

La fameuse tempête de décembre 1999 fournit aux groupes locaux l’occasion d’une action qui peut avoir des répercussions nationales. Elle consiste à écrire au directeur départemental des services EDF/GDF, en lui rappelant les dégâts occasionnés dans le réseau aérien par la tempête, les perturbations et les coûts engendrés, autant pour les abonnés que pour EDF elle-même, et en lui réclamant l’enfouissement des lignes.

M. Lemée, animateur du département de l’Orne, a ainsi obtenu une réponse. On apprend que la proportion de réseaux souterrains s’établit à 13,6 % pour la haute tension et 9,2 % pour la basse tension. Certes, EDF explique ensuite que, pour enfouir la totalité du réseau, le coût serait trop élevé : 400 F/m (NDLR : faites le total pour votre département et comparez avec une centrale nucléaire), et que l’Orne se situe au-dessus de la moyenne nationale ; mais nous n’attendions pas qu’EDF accède immédiatement à nos désirs !

L’important, c’est que les services d’EDF se voit confrontés en plusieurs endroits à cette demande, qui va trouver des appuis et auprès du public, et auprès des “entrepreneurs du BTP” toujours à l’affût de marchés. Or, tout investissement que l’on pourra enlever du nucléaire pour le mettre ailleurs représente une victoire pour l’environnement.

Cela ne doit pas nous empêcher de continuer à agir sur les causes : poursuivre les économies d’énergie, développer les énergies renouvelables, la cogénération, le photovoltaïque dans les réseaux de courant faible et les ouvrages isolés, décentraliser les modes de production, etc...

Mais le courrier sur ce point précis est une action que tout le monde peut facilement effectuer et qui fait pression sur EDF.

D’ici la fin octobre, vous pourrez trouver sur le site du MEI, dans les pages Basse-Normandie, un modèle de lettre et la réponse d’EDF-Orne.

(rédigé à partir de contributions de M. Lemée - Orne, et H. Bailleul - conseiller régional MEI)

 

 

Faites de votre courrier un acte militant

 

Le MDPL propose ses fameuses enveloppes illustrées sur la force de frappe, la bombe atomique, les nucléaires civils et militaires, Hiroshima, Tchernobyl...

En papier recyclé, blanches, autocollantes, aux illustrations en couleur, elles sont un moyen magnifique d’information et de formation de l’opinion publique. C’est un média original et à la portée de chacun.

Marx aurait écrit : “une idée s’impose dès qu’elle s’empare des masses”. Imposer l’idée du désarmement, quoi de plus noble à faire ?

Une enveloppe est lue trois fois au moins.  Ces enveloppes ont déja prouvé leur efficacité à St Priest la prugne, dont la diffusion massive a contribué à faire abandonner le site en 1981 et à Serre de la Fare, avec l’abandon de la construction de ce barrage .

Tarifs port compris : 70F les 95 , 280F les 500, 500F les 1000.

Mouvement pour le Désarmement , la Paix et la Liberté

142 rue des Alliés 42100 St Etienne

 

Agenda

 

Antoine Waechter a donné une interview sur les vaccinations paru dans le numéro de fin septembre de “BioContact”.

13 septembre : conférence de presse dans le cadre de la campagne pour le non au référendum, à paris, avec Laure Schneiter et jean-Luc Dumesnil.

14 septembre : conférence de presse dénonçant les pratiques douteuses en matière de permis de construire dans le Lot et Garonne avec Nadine Bouvier, déléguée M.E.I.

20 septembre : interview en direct sur France Info dans le cadre de la campagne référendaire.

7 octobre :  présence au domaine de la Pierre percée en haute-Saône avec Serge grass, michèle Durand-Migeon, Patrick Viot et une dizaine de membres du M.E.I. dans le cadre des journées végérariennes, à l’invitation de Anne Kringhs.

 

 

 

Brèves

 

Maïs et OGM : une plainte

 

L’association Greepeace a porté plainte à pau contre la filiale française du groupe américain Golden Harvest, qui a vendu les semences de maïs contaminées plantées dans le Sud-Ouest. L’organisation écologiste reproche à cette société d’avoir délibéément commercialisé et disséminé dans l’environnement des OGM à l’insu des producteurs de maïs, dans 23 départements. l’Alsace du 27/09/00

http://www.greenpeace.org

 

Delphinarium de Valence

 

Un énorme projet de parc marin risque de voir le jour à Valence (Espagne), incluant la construction d’un nouveau delphinarium.

Ce qui ressemble à un spectacle amusant avec les dauphins est en réalité une performance totalement artificielle fondée sur la privation de nourriture, la domination et l’ennui. dans les delphinariums, ils passent leur vie dans de misérables bassins en béton, tournant continuellement en rond le long des parois, dans de l’eau traitée avec des produits chimisues et dans un cauchemar acoustique incessant.

Ecrivez votre désaprobation aux adresses suivantes :

Director of the project Miguel Ferrando Bataller Dpto. Communicaciones Universitad Politécnicades Valencia Camino de vera s/n E-46071 Valencia, Espagnia Fax: 0034963877309

Queen and King of Spain S.M. Reine Reina Sofia y S.M. Rey Don Juan Carlos 1er Casa real, Madrid, Espagna

 

 

Bovins : la voie judiciaire

 

La Confédération paysanne de la Manche va déposer une plainte nominative contre deux distributeurs d’aliments bovins pour tenter d’établir les responsabilités dans l’épidémie de l’ESB, la maladie de la “vache folle”. l’Alsace du 27/09/00

 

Les ONG contre le MOX

 

La Russie et les Etats-Unis ont, le 1er septembre 2000, signé un accord pour l’utilisation de leur surplus militaire en plutonium dans le combustible MOX.

Ce programme aura comme conséquence d’exacerber les risques de prolifération, d’encourager les activités polluantes du retraitement, d’augmenter les risques à la suite d’un accident dans un réacteur nucléaire, etc.

Ce MOX au plutonium militaire sera ensuite utilisé dans les réacteurs civils en Russie et aux Etats-Unis, et peut être aussi au Canada et dans d’autres pays.

Nous nous opposons à ce programme pour les raisons suivantes :menace de prolifération, encouragement au retraitement, aggravation des risques d’accident. Nous pensons que dans un premier temps, il serait préférable d’immobiliser le plutonium sous une forme inutilisable pour les armes nucléaires en le mélangeant avec d’autres matériaux. Marc FAIVET   04 90 75 85 44

Michele BOYD Global Outreach Coordinator – Institute for Energy and Environnemental Research (IEER) 6935 Laurel Avenue TAKOMA PARK, MD 20912 USA -Phone (301) 270 – 5500 E-mail : michele@ieer.org

 

 

Non au troisième aéroport parisien

 

Les effets d’annonce se sont succédés ces dernières années concernant l’implantation d’un troisième aéroport parisien : après Beauvilliers (Eure et Loir), Roovilliers (Oise), Chaulnes (Somme), Vatry (Marne), le site de Châteu-Thierry (Aisne) est maintenent évoqué. A chaque fois, la réaction des habitants ne s’est pas fait attendre. Dans l’Aisne, la résistance s’organise déjà et les militants de M.E.I.  apportent leur soutien.

Le choix d’un nouvel aéroport dans le bassin parisien est  purement commercial et ne s’inscrit ni dans une politique cohérente d’aménagement du territoire, ni dans une politique d’économie d’énergie, de protection de l’environnemnt et du cadre de vie.

Nous souhaitons également l’arrêt de l’extension de la région Ile-de-France.

jean-Luc Dumesnil, premier vice-président

 

Fausse sortie pour D. Voynet

 

Après avoir signé l’autorisation du maïs transgénique, tout en menaçant de quitter le gouvernement, après avoir autorisé l’augmentation de la production de Melox, tout en tenant un discours antinucléaire, Madame Dominique Voynet a refait le coup de la fausse sortie à propos de la fiscalité des carburants.

En restant au gouvernement, les Verts avalisent globalement la politique routière menée par tous les gouvernements depuis des décennies.

Le MEI regrette de voir le gouvernement de la France agir au gré des revendications corporatistes, sans avoir une vision globale prenant en considération l’intérêt général, la protection de la nature et les générations futures.

(communiqué JL Dumesnil - 8 septembre 2000) NOTA : de C. Bartolone, ministre délégué à la ville : “elle (D. Voynet) n’avale que les couleuvres qu’elle veut bien avaler, et à la condition que l’assaisonnement lui convienne...”

 

Quinquenat

 

A. Waechter a tenu une conférence de presse le mercredi 13 septembre. Il a appelé à voter non au quinquennat, afin d’éviter toute dérive vers le bonapartisme constitutionnel. Il est faux d’affirmer que la démocratie gagnera à élire le président tous les cinq ans. La cohabitation constitue la forme démocratique de la constitution de 1958, puisque, durant cette période, le Premier Ministre ne peut être renvoyé que par les députés. Elle donne donc du poids au palais Bourbon.

 

Accord

 

A. Waechter a estimé qu’un accord avec les Verts parisiens pour les municipales de 2001 en vue de constituer des listes communes est tout à fait envisageable. Présente, Laure Schneiter, Conseiller municipal M.E.I. de Paris a montré que les écologistes pèseront lourd face à une majorité faible, qu’elle soit de droite ou de gauche.

Enfin, concernant la crise des routiers, A. Waechter a préconisé une politique radicale avec un plan de reconversion du transport routier. (rédigé d’après le communiqué AFP)

 

Fermeture d’un atelier à Cadarache ?

 

Selon les dépêches de presse, la COGEMA s’apprêterait à fermer l’atelier de production qui fabrique, à Cadarache, 35 tonnes par an de MOX pour l’Allemagne.

Alors que les écologistes demandent depuis plus de quinze ans l’arrêt de cette production, la décision de fermeture est motivée par la non-conformité aux règles anti-sismiques de l’atelier. Cette décision, si elle est prise, sera-t-elle généralisée aux autres installations du site qui ne suivent pas ces règles ?

Le fait que le client allemand va pratiquer une sortie du nucléaire en commençant par l’abandon du retraitement, d’où est issu le MOX, nous fait penser que la décision est avant tout économique. D’ailleurs, la COGEMA met en place une stratégie de diversification.

Il reste néanmoins l’usine de Marcoule qui cherche à obtenir une autorisation de dépassement de production actuellement limitée à 115 tonnes alors que sa capacité peut atteindre 250 tonnes.

(communiqué M. Faivet août 2000)

 

Communiqué de la rédaction

 

La "Lettre des Ecologistes" étant diffusée dans un réseau plus large que celui des adhérents MEI, nous ouvrons nos colonnes à des articles provenant de "l'extérieur". Nous avons ainsi eu un article sur le sujet "sensible" du rapport anti-sectes ; dans le dernier numéro se trouvait un article sur la vaccinations.

Il va de soi que cet article ne représente pas la position du mouvement sur ce sujet ; la commission "santé" du MEI est d'ailleurs intervenue pour rappeler que ce problème représentait un débat non tranché au sein de la commission.

Cette commission va réfléchir à une contribution sur ce point : la LdE accueillerait avec plaisir tous les avis de ses lecteurs pour enrichir le débat.

 

Gares nouvelles TGV en Lorraine

 

C’est à une volonté politique que la gare TGV Meuse devra son existence . L’égalitarisme topographique prévu entre Bar-le-Duc et Verdun, à Issoncourt (projet officiel en rase campagne), lui donne-t-il le meilleur rapport utilité-prix ? Non !

Une gare en rase campagne est, à la rigueur, acceptable pour les partants à cette gare, qui peuvent y aller avec leur voiture, mais non pour les arrivants. Il faut méditer le fiasco de la gare TGV de Haute Picardie (une aberration, a dit le patron actuel de la SNCF). Située en rase campagne, elle est à 50 minutes d’Amiens par car sans arrêt. Si elle avait été installée à la rencontre de la voie ferrée Saint-Quentin-Amiens, à Chaulnes, elle serait à 29 minutes d’Amiens par train malgré deux arrêts.

Dans le prochain numéro, les propositions du MEI pour une vraie gare TGV  Lorraine en connexion avec le réseau TER.

Round-up

 

Méfiez-vous de la publicité : le Round-up n'est pas un herbicide écologique. Des analyses d'"Eaux et rivières de Bretagne" (1998-1999) que le glyphosate est systématiquement retrouvé au-delà de la norme réglementaire de 0,1mg/l. Le glyphosate a des effets négatifs sur la photosynthèse des algues et le comportement des truites.

Le Round-up ayant été présenté comme un herbicide "propre" par des campagnes de publicité, particuliers, agriculteurs et collectivités locales l'ont utilisé sans retenue. "Eaux et rivières de Bretagne" demande à Monsanto et Oxadis de cesser ces publicités.

 

Municipales

 

Le numéro de l’Express de la 3ème semaine d’octobre détaillera l’état des forces en présence en vue des prochaines élections municipales. Ce magazine donne la parole au M.E.I. avec l’insertion du logo dans le corps de l’article.

 

ça bouge dans les régions

 

Basse-Normandie

Les trois animateurs départementaux de Basse-Normandie se sont réunis, dans l'Orne cette fois-ci, le 17 juin. L'action " motion municipale anti OGM " n'a obtenu aucune réponse sur une cinquantaine d'envois : déception !

Suite à la tempête, un courrier avait été envoyé à EDF Manche et EDF Orne ; pour l'instant, seul le département de l'Orne a répondu.

Nous avons aussi évoqué des problèmes locaux de qualité de l'eau, l'enfouissement des déchets nucléaires à Athis-de-l'Orne, et les élections municipales, avec deux candidats dans des petites communes. Ces travaux ont été présentés dans une conférence de presse Contact : D. Bauduin 02 33 05 38 58

Lorraine

La prochaine réunion des adhérents et sympathisants du MEI Lorraine aura lieu le samedi 21 octobre à 10h au buffet de la gare de Nancy (zone non fumeurs). Michel CLAIRE – Animateur du MEI Lorraine

1, rue de Baccarat    54290 BAYON

Mulhouse

Législative partielle du 18 juin 2000 : "2 % des voix alors que mon concurent des Verts fait 6 % !! J'ai été déçu... par pour une question de fierté personnelle... mais parce qu'une fois de plus l'orientation choisie par les électeurs continue de s'éloigner de l'Ecologie.

Quelques explications... faiblesse de la campagne... sans moyens matériels et sans moyens militants... faiblesse de la participation électorale... dont l'écologie souffre plus que les autres idéologies... une circonscription difficile, avec des entreprises aux activités peu écologistes, et eleurs employés/électeurs...

(extrait de l'analyse de Jean Bitterlin, candidat du MEI)

Paris

 L. Schneiter est intervenue au Conseil de Paris pour une subvention à l'association "Gare aux pollutions" (financement d'analyses/pollutions SNCF) ; sur la révision du POS de Montmartre qui ne sera pas compatible avec la rentabilité et le profit ; sur les nuisances engendrées par le stationnement illégal. (communiqués L. Schneiter/JL Dumesnil)

Sarthe

Le projet d'installation d'un pylone de téléphonie mobile (Bouygues) a suscité la constitution d'une association.Lors d'une conférence-débat le 1 septembre, sur "Pollution électromagnétique et santé" le Dr David, spécialiste en immunologie, a souligné que le "quotidien du médecin", revue véhiculant environ 90 % des informations médicales, était essentiellement financé par EDF. Difficile d'imaginer une véritable indépendance du corps médical. (communiqué A. Huberdeau)

 

18 Ruelle aux Voeux - 70150 PIN

Routage 206 Dispensé de timbrage

 

Mensuel d’information du Mouvement Écologiste Indépendant

Prix du numéro : 7 F / 1,1 Euro - Abonnement 1 an : 80 F / 12,2 euro

Siège social : 7, rue du Vertbois - 75003 Paris

Email : mei.net@wanadoo.fr

Réalisation et abonnement : 18, ruelle aux voeux 70150 PIN

Tél./ Fax 03 81 58 09 12

Directeur de Publication : Dominique Bauduin

Tél. 02 33 05 38 58 Fax 02 33 57 18 00

Directeur  technique: Patrick Viot

Tél./ Fax 03 81 58 09 12  Email : patrickviot@aol.com

Comité de rédaction :

Dominique Bauduin, Jean-Luc Dumesnil, Jean-Rolland Lassalle,

Patrice Miran, Patrick Viot, Antoine Waechter

Imprimé par le MEI - TIRAGE 5000 exemplaires sur papier recyclé

CPPAP n°1200 P 11182 - ISSN 1277-6092

 Dépôt légal n° 1696-696