n° 42- septembre 2000

18 Ruelle aux Voeux - 70150 PIN

 

Mensuel d’information du Mouvement Écologiste Indépendant

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Comité de rédaction :

Dominique Bauduin, Jean-Luc Dumesnil, Jean-Rolland Lassalle,

Patrice Miran, Patrick Viot, Antoine Waechter

Imprimé par le MEI - TIRAGE 5000 exemplaires sur papier recyclé

CPPAP n°1200 P 11182 - ISSN 1277-6092

 Dépôt légal n° 1696-696

 

 

sommaire

 

n° 42 - septembre 2000

 

Référendum : Le M.E.I.fait campagne pour le NON (p.1)

Communiqué: Pollution atmosphérique et

Transports routiers (p.2)

Débat public : Le TGVRhin-Rhône (p.2)

Municipales :  Il faut y aller... (p.3)

Débat : Trop de pouvoirs pour les Maires ? (p.3)

Loi Chasse : La tragi-comédie s’achève piteusement(p.4)

Le nouveau Tartuffe (p.4)

La cagnotte, quelle cagnotte ? (p.5)

Travaux d’été : Prénovel dans le Jura,

les journées d’été 2000 du M.E.I. (p.5)

Marée noire : 120 tonnes de chlorure de benzalkonium (p.6)

Les scientifiques constatent que la calotte glaciaire

 est en train de fondre (p.6)

Brèves : Stop Mélox, Pétition au Parlement européen pour une langue commune, Sondage, La qualité de l’eau se dégrade, Les Asperchés, Vaccinations (p.7)

Internet. ça bouge dans les régions (p. 8)

Encart :  Bon de commande.

 

 

Référendum par Antoine Waechter

Le M.E.I. fait campagne pour le non

Si le oui l’emporte le 24 septembre prochain, la démocratie française fera un bond en arrière de près de 40 ans.Le projet de Jacques Chirac revient en effet à conforter le caractère autocratique de la fonction élyséenne en mettant le Parlement à la botte du Président. A droite comme à gauche, de nombreux responsables politiques font la même analyse mais vont courageusement se réfugier dans le silence... par solidarité. Le Parti Socialiste et le Parti Communiste qui naguère fustigèrent le “coup d’Etat” gaullien vont, par leur adhésion ou leur abstention, conforter ce qu’ils condamnaient hier. L’indépendance du MEI permet d’échapper au piège des solidarités d’alliance. Nous ferons campagne pour le non : non au bonapartisme institutionnel, non pour défendre la démocratie dans notre pays.

La constitution amendée (1962) de 1958 est inspirée par son époque : la guerre d'Algérie et un parlementarisme miné par les jeux politiciens. Elle installe à la tête de l'Etat un homme fort, le Président: élu au suffrage universel, celui-ci échappe au contrôle du Parlement mais dispose de plusieurs armes pour contraindre les parlementaires à l'obéissance : l'article 49.3 et le droit de dissolution. Le Premier Ministre est nommé par lui et confirmé par un vote de confiance de l'Assemblée Nationale. La pratique en a fait un supplétif du Président qui le révoque lorsque les intérêts de son camp l'exigent... sauf en cas de cohabitation. En effet, lorsque majorité présidentielle et majorité parlementaire ne coïncident pas, le Premier Ministre ne peut être renvoyé que par les députés. La cohabitation déplace le centre de gravité politique de l'Elysée vers Matignon en donnant du poids au Palais Bourbon.

La réduction du mandat présidentiel vise à réduire la probabilité d'une cohabitation et à revenir au bonapartisme institutionnel de 1958/62. Alors que tous les pays occidentaux approfondissent leur démocratie en donnant plus de place au contrôle des citoyens (référendum d'initiative populaire) à la diversité des opinions (scrutins proportionnels) et à l'initiative parlementaire, la France veut renforcer le pouvoir du chef d'un Etat qui reste, par ailleurs, profondément jacobin.

Le temps long non concomitant avec la durée de la législature fait du Président le garant de la constitution et de la continuité des institutions au-delà des péripéties électorales. La quasi totalité des démocraties occidentales répond à ce schéma.

Le temps court est celui du chef de l'action gouvernementale : c'est le régime américain. Dans ce cas, la fonction de Premier Ministre devient inutile et la suppression du droit de dissolution devient indispensable pour éviter de transformer le Parlement en une assemblée croupion.

Il est faux d'affirmer que la démocratie gagnera à élire tous les 5 ans le tenant sans partage du pouvoir. Il est faux de prétendre à la modernité en nous ramenant à la conception autocratique de la constitution de 1962.

Le projet de réduction à 5 ans du mandat présidentiel serait acceptable s'il s'accompagnait d'un rééquilibrage des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif, et en particulier de la suppression des moyens d'asservissement du Parlement : l'article 49.3 et le droit de dissolution.

Mais cette réforme, aujourd'hui, ne serait cohérente que si elle s'inscrivait dans une révision complète du rôle respectif des citoyens, des députés et du gouvernement, en prévoyant notamment :

- l'instauration du référendum d'initiative populaire

- l'élection du Parlement au scrutin proportionnel

- la réforme du Sénat.

Le "quinquennat-sec" ne peut recevoir qu'une seule réponse : Non !

 

Communiqué

Pollution atmosphérique et Transports routiers par Michel Laval

Y-a-t-il un pilote dans le semi-remorque ?

La cohérence des politiques publiques est un problème ancien, mais de plus en plus visible. Lors du Conseil des Ministres du 21 Juin, le Ministre de l’Environnement a présenté un « bilan flatteur » de la lutte contre la pollution atmosphérique, et annoncé de nouvelles mesures de prévention. Ces dernières relèvent, soit de la compétence nationale (abaissement du seuil de déclenchement de la procédure de circulation alternée, qui pourrait être durcie, primes à l’achat de taxis GPL et de cyclomoteurs électriques), soit de la compétence européenne (et seraient alors proposées par la France à l’Union lors de sa Présidence du second semestre 2000). Le même jour, on apprend que le Gouvernement a décidé d’abaisser la taxation du gazole !

 

Ainsi la France démarrera sa Présidence de l’Union en donnant un bien mauvais exemple : non seulement la taxation du gazole sera abaissée pour les camions de plus de 7,5 tonnes, mais de plus le remboursement par l’Etat aux transporteurs routiers de la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers (TIPP) fera plus que doubler ! Les partenaires de la France ne manqueront pas de le lui reprocher, ce qui affaiblira nécessairement notre position.

Soutenir que les deux séries de mesures n’ont aucun rapport relève de la langue de bois (vert). Pourquoi la hausse du prix des carburants devrait-elle être compensée pour préserver la compétitivité des transporteurs routiers, alors que l’actuel Gouvernement répète depuis trois ans qu’il entend rééquilibrer le transport de marchandises au profit du rail (et donc nécessairement au détriment de la route) ? Les poids lourds sont responsables d’une fraction importante de la pollution atmosphérique, des embouteillages, du gaspillage énergétique et contribuent pour une part non négligeable à l’augmentation de l’effet de serre.

Cette faveur accordée aux transporteurs routiers est donc nuisible aux engagements internationaux de la France (stabilisation de la contribution nationale à  l’effet de serre), comme aux démarches initiées tant par les Plans de Déplacements Urbains (P.D.U.), tel celui de l’Ile-de-France en cours d’Enquête Publique actuellement, que par les Plans Régionaux pour la Qualité de l’Air (P.R.Q.A.).

C’est de la démagogie que de faire croire qu’on peut bien faire sans léser personne. Le Gouvernement demande des efforts aux particuliers, mais refuse d’utiliser l’arme fiscale pour rééquilibrer le marché du transport de marchandises. Les citadins comme les habitants des vallées alpines et pyrénéennes, principales victimes des poids lourds, devront donc attendre la réalisation des ambitieuses infrastructures actuellement discutées mais non encore programmées. Il est d’ailleurs douteux que cela suffise à changer des habitudes bien ancrées chez les chefs d’entreprises, sans incitation fiscale ! Le clientélisme des gouvernants, et leur lâcheté face aux lobbies, coûte cher aux citoyens.

 

Débat public

Le TGV Rhin-Rhône par Serge Grass

 

Réseau Ferré de France a engagé un débat public sur l'opportunité de réaliser la branche sud du T.G.V. Rhin-Rhône. Pour donner un air sérieux à la chose un superbe dossier est mis à la disposition du public afin qu'il puisse s'exprimer.

 

La notion d'opportunité aurait du conduire à présenter une alternative d'utilisation du réseau existant au regard d'autres solutions, dont bien sûr, la construction d'une voie nouvelle.  En réalité les citoyens ont à choisir entre cinq variantes ... de voies nouvelles ! Dans ce contexte, au nom du MEI j’ai fait parvenir à tous les membres de la Commission particulière du débat une longue lettre ou j’expose notamment  que le luxueux dossier qui est mis à disposition n'est pas le document technico-économique indispensable à un débat démocratique, mais un dossier de propagande fondé sur des informations et des affirmations au mieux ambiguës voire mensongères. L'introduction est d'ailleurs sans ambiguïté : "La branche sud est un élément essentiel dans l'espace européen". Cette affirmation relativise d'entrée de jeu l'utilité d'un débat public sur l'opportunité d'un projet essentiel. Il est d'autant plus indispensable que "la démonstration aboutit explicitement à la nécessité de concevoir une infrastructure nouvelle... car il est certain que  le système ferroviaire actuel sera saturé". Cette "nécessité" est établie " sur la base d'un doublement du trafic ferroviaire dans les dix prochaines années”.

Pour que la "démonstration" soit concluante, les trafics actuels annoncés sont en général multipliés par deux et les potentialités du réseau existant largement sous évaluées. Les potentialités sont établies sur les sillons. Selon les auteurs les sillons sont "des horaires réservés pour des trains facultatifs ou réservés." Autrement dit la référence n'est pas la capacité de la ligne, mais le trafic maximum que la SNCF prévoit actuellement sur les lignes. Avec une telle logique, une ligne sur laquelle la SNCF ne prévoit aucun trafic est saturée !!!  L'évolution de certains trafics sont présentés en pourcentage sans valeur de référence : Il vaut mieux que le citoyen ne sache effectivement pas que +40% de peu, ça ne fait pas grand chose ...

Dans ce contexte, pour éviter l'organisation future de "dîners de con... tribuables" et le massacre de l'environnement nous avons demandé l'organisation d'un débat européen sur l'organisation économique afin de faire diminuer la demande de transport, considérant que les nuisances actuelles des trafics qu'ils soient routiers, ferroviaires ou aériens causent déjà tellement de nuisances que l'éventualité de leur doublement est angoissante.

Nous demandons également le recommencement de la procédure du débat avec des documents objectifs ayant comme référence l'optimisation du réseau existant et la responsabilisation des auteurs des dossier par l'apposition de leur signature.

Les personnes intéressées pourrons trouver la copie de cette lettre sur le site Internet du MEI en région Franche-Comté :

www.mei-fr.org

 

 

Municipales

Il faut y aller...

L'approche des élections municipales  conduit à se poser à nouveau la question de notre stratégie et de nos objectifs. Pour certains un parti politique a d'abord pour objet de participer aux élections pour avoir des élus. Ces élus sont nécessaires pour peser sur la majorité soit en s'y associant soit en étant dans l'opposition quand ce n'est pas plus simplement pour satisfaire un besoin de statut social. Pour d'autres, auxquels j'appartiens, nous sommes un contre pouvoir qui peut s'exprimer aussi bien comme élu que comme citoyen...

 

L'expérience montre qu'être associé au pouvoir conduit souvent à servir de caution en échange de strapontins, certes confortables, mais qui ne permettent pas véritablement de peser sur l'orientation de ceux qui détiennent effectivement le pouvoir : les Verts en font la démonstration.

Etre dans la minorité permet certes un accès plus facile aux informations, mais il est bien rare que les propositions et les votes fassent basculer les votes des assemblées où tout est décidé d'avance. Comme les médias ne se font pas les relais des débats, le travail réalisé n'a pas tellement plus d'efficacité que celui de militants qui travaillent les dossiers que la loi met à disposition de tous les citoyens.

Ce contexte permet de resituer les enjeux des élections en général et municipales en particulier. Une campagne électorale permet de populariser des idées et des principes et de dénoncer des pratiques. Cette ambition ne peut réellement se réaliser que dans un cadre d'indépendance afin de bénéficier de la liberté d'expression nécessaire.

Par ailleurs être écologiste, candidat ou non, ne doit pas réduire le champ d'expression au seul cadre environnemental. Comme parti politique nous devons aussi être très présents sur la gestion, bien trop souvent hasardeuse quand elle n'est pas contraire aux lois. Ainsi en est-il à Besançon où la municipalité "gauche plurielle" surfacture de façon très importante les services eaux, assainissement, ordures ménagères et chauffage urbain au profit de son budget principal et de certains heureux prestataires de services.

Ces pratiques ont des conséquences sociales très importantes. Plus les familles sont nombreuses plus elles consomment d'eau, de chauffage, produisent de déchets et plus elles contribuent au financement du budget principal par ce qu'il convient d'appeler des impôts cachés alors que par mesure sociale beaucoup de ces familles sont exonérées de la taxe d'habitation !

Si vous désirez vous lancer dans une campagne municipale je suis à votre disposition pour vous aider à analyser les budgets de votre commune et organiser une formation " initiation à la lecture des budgets publics " pour vous permettre d'occuper le terrain de la gestion qui est délaissé par les autres groupes politiques.

                                                Serge GRASS

Tél. 03 81 55 21 67 Fax. 03 81 55 20 09

Email sergrass@club-internet.fr

 

 

Débat

Trop de pouvoirs aux maires ?ébat

Elu municipal d’une commune de 5.500 habitants, permettez d’émettre quelques souhaits à l’approche des élections municipales sur les chevaux de bataille à enfourcher par le MEI : entre autres, la dénonciation de l’excès de pouvoir des maires, l’apathie sinon l’allergie de la plupart des municipalités pour les économies d’énergie et la suppression des POS et schémas directeurs par la loi Gayssot.

 

Sur les choix budgétaires, la passation des marchés publics, le montant des taux des impôts locaux, les carrières des employés municipaux... le pouvoir des maires l’emporte dans tous les cas, malgré l’existence de commissions dont le rôle est purement consultatif et le conseil municipal dont la majorité ose rarement contredire « son » maire. Il faut aussi beaucoup de courage aux maires pour résister aux propositions des Vivendi, Lyonnaise des Eaux, et autres fournisseurs d’eau ou promoteurs immobiliers... qui infiltrent les marchés de quelque importance. L’on constate par ailleurs que la plupart des chantiers présentent de gros dépassements de devis, toujours approuvés par les conseils municipaux : comment s’opposer à une demande déjà réalisée ? C’est pourquoi je propose que le contrôle du Préfet et de la Cour des comptes s’exerce non à posteriori  mais à priori, avant que la dépense ne devienne définitive. Une telle mesure diminuerait les impôts locaux.

Par ailleurs, dans le but de participer à la sortie du nucléaire et de favoriser l’emploi, les municipalités pourraient promouvoir les énergies renouvelables et les économies d’énergie, par l’isolation thermique des bâtiments municipaux et des programmes d’incitation et d’aides auprès des particuliers et des entreprises.

En ce qui concerne la loi Gayssot en discussion (voir l’article d’Antoine Waechter - La Lettre des Ecologistes n°38), je pense que la suppression des POS ouvrirait les villes à l’appétit sans limite des promoteurs.

Enfin, pour illustrer l’hypocrisie de la politique française, j’ai imaginé d’en traduire quelques aspects à la manière de Molière dans le Tartuffe. Cette petite parodie susceptible d’amuser les lecteurs de La Lettre de Ecologistes, pourrait marquer le départ d’une campagne sur le tabac, le massacre routier et la question des sans-papier  (voir page suivante).

 

Michel Serret

conseiller municipal de Bidart (64)

depuis 1975,  présent sur la liste MEI

aux européennes de juin 1999.

 

Loi chasse

La tragi-comédie s’achève piteusement

La Loi " Chasse " a été définitivement votée à l’Assemblée, le mercredi 28 Juin, par 269 voix pour et  255 voix contre. Le projet de M. Patriat et Mme Voynet aura été le prétexte d’un classique affrontement gauche / droite, qui aura occupé nos parlementaires et une partie de l’opinion pendant un trimestre.

Le résultat est quasi identique au vote de première lecture, obtenu le 4 Avril dernier par 275 voix contre 252. Dans ce conflit politique et idéologique, le fond du problème a été remarquablement oublié.

 

Lerapport Patriat, sur lequel s’appuyait ce projet, était un mauvais compromis entre ceux qui s’appuient sur le droit et les données scientifiques, et ceux qui les piétinent. Au cours des débats parlementaires, le texte a été de surcroît amendé dans un sens favorable aux chasseurs extrémistes :

- par le renforcement de leurs fédérations départementales, qui gagnent la responsabilité de l’indemnisation des dégâts du “gibier”, alors même qu’il est maintenant prouvé qu’elles financent en sous-main le parti CPNT, comme les écologistes l’affirment depuis longtemps ;

- et par la légalisation de la chasse de nuit dans 21 départements où elle serait soi-disant traditionnelle (comme l’excision des fillettes en Afrique), ainsi que par la légalisation de la chasse à la passée et au gibier d’eau, deux heures avant le lever du soleil, et deux heures après son coucher.

Ces dernières dispositions reviennent à supprimer sans le dire tout le régime de protection des espèces menacées : les chasseurs, qui commettent déjà 20% d’erreurs d’identification lorsqu’ils ont un oiseau en main, seront bien incapables de les distinguer, et de les épargner, dans l’obscurité ! Au regard de ce scandale, on trouve presque banal que le Gouvernement cherche à acheter le retrait des fusils contre espèces sonnantes et trébuchantes …

Les débats ont offert un bel exemple de cynisme politicien : le ministre de l’Environnement a tenu à afficher sa “satisfaction intense” et loué  “l’équilibre subtil” du projet qui permettrait selon elle “une chasse responsable et apaisée“, tandis que le député communiste de la Somme se félicitait : “nous avons obtenu la légalisation de la chasse de nuit" ! Par contre, à droite, des pompiers incendiaires dénonçaient une "loi inique qui mettra le feu dans nos campagnes"…

La “gauche plurielle”, à la fin de la session parlementaire, a donc remporté une victoire politicienne. Le P.C.F. s’est  “courageusement” abstenu, l’alliance entre les Verts et le P.S. a été réaffirmée. Qu’importe pour eux le prix à payer : des équilibres naturels encore un peu plus déstabilisés ! Tant que le “gibier” ne vote pas, et que les électeurs écologistes sont dupes, ils auraient tort de se gêner … 

 

Michel LAVAL

Vice-Président à l’Environnement

(contact médias : 01 45 11 82 11)

 

Le nouveau Tartuffe

 

Scène 1 : Tartuffe et le drogué

-Tartuffe : Horreur et damnation ! Je vous rappelle, Monsieur le drogué, que l’usage et le commerce de la drogue sont rigoureusement interdits dans notre royaume et passibles de prison.

-Le drogué : Je fume surtout de l’herbe à Nicot qui, bien qu’elle carbonise définitivement 60.000 paires de poumons par an (bien davantage que les autres drogues) est en vente libre dans les bureaux royaux. J’avoue ne pas comprendre cette contradiction.

-Tartuffe : le prix de la vente du tabac sert  à couvrir les frais très coûteux de l’hospitalisation des milliers de ces malheureux fumeurs et prolonger de quelques mois leur douloureuse agonie : il s’agit donc bien là d’une oeuvre  humanitaire.

 

Scène 2 : Tartuffe et le cocher

-Tartuffe : Horreur et damnation ! Je vous rappelle, Monsieur le cocher, qu’il existe une limite de vitesse pour les attelages fixée à 10 lieues dans l’heure, et que, l’outrepasser, c’est s’exposer à faire partie des 10.000 voyageurs occis ou des 100.000 estropiés annuellement du fait du renversement des carrosses et calèches roulant trop vite.

-Le cocher : il est impossible de maîtriser l’allure des attelages de plus de deux chevaux. Or, il est permis d’atteler autant de chevaux que l’on veut et aucune entrave n’est imposée pour réduire leur course: j’avoue ne pas comprendre cette contradiction.

-Tartuffe : la taxe sur l’avoine est une des principales ressources de notre roi pour entretenir ses palais, ses courtisans, ses favorites et ses armées. Les milliers de morts et de blessés sont l’inévitable coût de la grandeur sinon de l’existence de notre « chère » royauté qui s’est toujours nourrie du sang de ses sujets.

 

Scène 3 : Tartuffe et l’immigré

-Tartuffe : Horreur et damnation ! Je vous rappelle, Monsieur l’immigré qu’il est interdit à tout étranger (en dehors des visiteurs) d’entrer dans notre royaume sans autorisation .

-l’immigré : depuis mon arrivée, j’ai travaillé dans de nombreux chantiers et ateliers car je me contente d’un petit salaire, sans jamais être inquiété ou contrôlé par l’administration. J’avoue ne pas comprendre cette contradiction.

-Tartuffe : vous êtes indispensable à l’économie car vous faites des boulots que les Français ne veulent pas faire et à des conditions qui permettent aux grandes Cies de réaliser d’énormes bénéfices. En même temps le gouvernement vous désigne comme responsable du chômage pour masquer son incapacité à le supprimer et vous refuse des papiers d’identité pour vous laisser dans votre condition de main d’oeuvre corvéable à merci, pourtant préférable à celle de mourir de faim dans vos pays pillés par les mêmes grandes Cies.

 

Scène finale : Le drogué, le cocher et l’immigré (s’adressant ensemble à Tartuffe) :

-Vous condamnez nos moeurs, nos conduites, pour certains notre présence, mais en réalité, vous les favorisez pour les taxer et en tirer un profit.

-Tartuffe : je vous rappelle la devise de notre régime « Cupidité, cynisme et corruption » : je ne fais que m’y conformer.

- Les autres : nous savons qu’un jour la république remplacera la monarchie et que, par la suite, les écologistes indépendants gagneront les élections pour chasser tous les tartufes et leurs tartuferies criminelles.

 

Michel Serret, 64 ANGLET.

 

Travaux d’été

Prénovel dans le Jura,  les journées d’été 2000 du M.E.I.

 

C’est dans un cadre splendide et une ambiance décontractée que se sont déroulées les  journées d’été du Mouvement, du jeudi 24  au dimanche 27 août. A plus de 900 mètres d’altitude, bénéficiant d’un temps et d’un lieu propices à la réflexion, les participants de

tous ages et de tous horizons, délaissant pour leur part les luttes de pouvoir internes, 

ont abordé  de front les questions

de société  qui étaient au

programme.

 

Les ateliers “Loi Gayssot et ménagement du territoire” et “Référendum” furent animés par Antoine Waechter,   l’atelier “Unedic , chômage et précarité” par Hubert Constancias, Président du Mouvement National Chômeurs et Précaires, l’atelier “Santé” par Jean-Noël Vincent, médecin homéopathe-acupuncteur, celui sur les “O.G.M.” par Michel Laval , et enfin “Ecologie et pratiques” et “Convergences politiques” par Jean-Rolland Lassalle.

Michel Lassus, de la Commission de Protection des Eaux est venu nous présenter les activités de l’association qu’il dirige en  Franche-Comté et Alain Bertrand a pu nous faire visiter le  tout nouveau site Internet qu’il a mis au point  sur le Web pour le Mouvement.

Les loisirs n’ont pas été oubliés puisqu’une randonnée pedestre, vendredi après-midi, nous a permis d’aller nombreux à la découverte des tourbières de Prénovel dont le site est potégé, et admirer une flore originale dans un paysage de toundra.

Enfin, les trois soirées furent mises à profit pour débattre en scéances pléniaires sur “les engagements fondamentaux de l’écologie” avec Alain Lécuyer, directeur de la revue “l’Envol”, sur “les libertés individuelles au pilori de la pensée unique” avec Jean-Marie Morat, Président de la Ligue Pour la Liberté des Vaccinations,  pour finir par un débat “bilan et perspectives” pour le M.E.I.

La couverture médiatique fut bonne puisque deux journaux et la télévision régionale se sont déplacés pour rendre compte de nos travaux.

Ainsi, c’est  dans de bonnes conditions que “MEI nouveau” fait sa rentrée, que nous souhaitons également la meilleure possible pour les adhérents et les sympatisants du M.E.I. et les lecteurs de la Lettre des Ecologistes

 

Patrick Viot

 

La cagnotte, quelle cagnotte?

 

Tous les français ont entendu parler de la cagnotte. Selon les intervenants elle variait de 30 à 60 milliards de francs voire plus. Et à chaque démagogue, selon sa stratégie électoraliste, de proposer les moyens de la dilapider ou de baisser les impôts.

En réalité la fameuse cagnotte n'est en fait qu'un déficit inférieur aux prévisions. Selon les sources officielles, ce gouffre est aussi très variable. Il est annoncé pour 226 milliards aux contribuables dans les documents qui leur ont été communiqués lors des déclarations d'impôts. Au cours du débat d'orientation budgétaire du 16 mai à l'Assemblée nationale il était de 206 milliards. A cet énorme trou apparent il faut ajouter les dizaines de milliards de francs  provenant des privatisations qui ont contribué à le diminuer.

Autrement dit l'annonce de cette cagnotte n'avait que pour objet de faire croire aux crédules que la France est bien gérée alors que le déficit global du budget de l'Etat voisine les 20% ! A chacun d'imaginer son avenir personnel s'il devait vendre ses meubles et emprunter pour payer les intérêts de sa dette.

Ce déficit vient s'ajouter au cumul des déficits des années précédentes que les gouvernements, de droite comme de gauche, ont alimenté. En 1999 nous avons payé pour 235 milliards de francs d'intérêts sur la dette de l'Etat. Cette charge est la troisième ligne de dépenses après l'Education-Recherche et la Défense nationale. Elle contribue à auto-alimenter le déficit : plus la dette augmente - environ 4 500 milliards fin 2000 - plus la charge en intérêts augmente et donc plus le déficit augmente. Il devient urgent de mettre un terme à ce cycle infernal qui coûte excessivement cher aux contribuables et obère l'avenir, car il faudra bien un jour rembourser le capital.

Dans un tel contexte il faut avoir du souffle pour faire croire aux français que la gestion est tellement excellente qu'il y a du " rab " dont on ne sait pas quoi faire, que l'on va diminuer les impôts et redistribuer aux copains !

Serge GRASS

 

 Marée noire

120 tonnes de chlorure de benzalkonium dans l’Erika

 

De nouvelles expertises du laboratoire Analytika fournissent aujourd'hui une preuve scientifique que le produit transporté par le pétrolier Erika, qui a sombré le 14 décembre dernier près des côtes bretonnes, ne correspond pas aux caractéristiques du fioul n° 2 : elles révèlent la présence en quantités importantes (3.000 ppm) d'un additif chloré, biocide extrêmement puissant et cytotoxique : le chlorure de benzalkonium.

Bernard Tailliez, expert près du Tribunal de Grande Instance d'Aix-en-Provence, apporte la preuve scientifique permettant de démontrer que 120 tonnes de ce produit  ont été ajoutées au moment du chargement pour réduire artificiellement la viscosité et l'adhérence aux parois métalliques du fioul lourd.

Sur ces nouvelles bases scientifiques, l'Association des Bénévoles d'Erika a demandé le 1er août 2000 la nomination d'un expert indépendant pour effectuer, de manière contradictoire, un prélèvement du produit dans les soutes. Le 4 août, le Tribunal de Grande Instance de Brest l'a seulement autorisé à s'associer aux prélèvements déjà effectués à la demande de TotalFina par les plongeurs travaillant au pompage, et remis à un huissier. Quant à l'organisation d'une expertise contradictoire demandée par l'Association des Bénévoles, le Tribunal de Grande Instance de Brest a invité l'Association à déposer une  enquête directement auprès du Tribunal de Grande Instance de Saint-Nazaire, auprès duquel 150 communes et associations de professionnels de la mer, ainsi que TotalFina, ont déjà déposé une demande d'analyse du produit contenu dans les soutes de l'Erika.

La présence de chlorure de benzalkonium a été confirmée par le laboratoire Analytika dans des échantillons représentatifs d'origines différentes, dont certains ont été prélevés sous contrôle d'huissier pour le compte de l'Association Avenir de Sauzon (en divers sites à Belle-Ile en mer) et de Paris Match (en mer à la verticale de l'épave). C'est pourquoi il est important que les citoyens soient informés des nouvelles conséquences environnementales et juridiques induites par la présence de cet additif illégal dans la pollution pétrolière de 450 km de côtes. Les conséquences écologiques et économiques de la présence de ce produit sont préoccupantes, notamment pour ce qui concerne la pisciculture et la conchyliculture. Sa toxicité humaine est également très préoccupante : propriétés irritantes pour la peau, les muqueuses en général et les yeux en particulier (risques de conjonctivites). Il diffuse dans le foie et les poumons. Il est également corrosif pour les métaux et à ce titre il peut avoir joué un rôle dans la fragilisation de la structure qui a abouti au naufrage. Enfin, étant une molécule chlorée, son incinération à Gonfreville (près du Havre) dégagera des substances nocives.

Au niveau juridique, TotalFina n'avait pas, contrairement à ce que prévoit la législation du transport maritime des produits dangereux et toxiques, sollicité d'autorisation administrative préalablement au départ de l'Erika de la raffinerie Total de Dunkerque. Cette "omission", préoccupe l'Association des Bénévoles, qui ne peut s'empêcher d'établir un lien avec le fait que cette raffinerie avait précisément fait l'objet d'une opération de maintenance quinquennale dans les mois qui ont précédé l'affrètement de l'Erika. Cela signifie qu'a été effectué le nettoyage des fonds de cuves de distillation, desquels ont été retirés des résidus solidifiés (coke de pétrole) riches en métaux lourds, très toxiques et dangereux pour l'environnement, et qui auraient dû être incinérés dans une installation habilitée respectant les normes européennes.

 

Contacts Presse : Association

des Bénévoles de l’Erika :

Rossano Pulpito 03 23 53 75 51

ou  06 10 60 51 68, Jacques Samyn

 03 23 52 66 77 ou 06 80 66 92 95

Sites à consulter : http://erika.benevoles.free.fr http://www.labo-analytika.com

Courriel d'information mis au point par l'équipe de bénévoles du Grain de sable : <journal@attac.org> <http://attac.org>

 

 

Les scientifiques constatent que la calotte glaciaire du pôle nord est en train de fondre

 

Selon les derniers visiteurs de ces régions, l'épaisse couche de glace qui recouvrait l'océan arctique au pôle nord depuis la nuit des temps s'est transformée en eau, un phénomène qui n'a probablement jamais été observé auparavant par l'espèce humaine, et qui constitue une preuve supplémentaire de la réalité du réchauffement global et des effets climatiques déjà produits.

La dernière fois que les scientifiques peuvent affirmer que le pôle nord se trouvait en eaux libres remonte à 50 millions d'années. C'était tout à fait inattendu," a déclaré le Dr. James J. Mac Carthy, océanographe, directeur du Muséum de Géologie Comparative de l'Université de Harvard et conférencier pendant une croisière dans l'océan arctique à bord d'un brise-glace russe, au début du mois. Six ans plus tôt, il se souvient que le brise-glace avait dû affronter au pôle nord une couche de glace épaisse de deux à trois mètres. Cette fois, la couche de glace était en général si fine que la lumière solaire parvenait à la traverser et à entretenir la croissance du plancton sous la glace. "Je doute que quiconque dans l'histoire soit jamais allé à 90 degrés de latitude nord pour y rencontrer de l'eau libre, en non de la glace". Au cours du siècle dernier, la température moyenne à la surface du globe s'est  élevée d'environ 1/2 degré, et la vitesse du réchauffement s'est accrue dans le dernier quart de siècle (ce qui est important, si on considère que le monde n'est que 2 à 5 degrés plus chaud que pendant la dernière glaciation, voici 18 à 20 000 ans). "Les moqueurs vis a vis du réchauffement global risquent de se réveiller en sursaut s'il est démontré que même le pôle se met à fondre,  ne serait-ce que parfois, comme à l'ère Eocène", ajoute le Dr. Mac Kenna.  Il y a approximativement 55 millions d'années, une végétation tropicale existait dans les cercles arctique et antarctique. L'eau et la jungle dominaient dans les régions polaires, et dans ce monde à température générale élevée, les mammifères se mirent, pour la première fois, à croître, en nombre, en taille, et en diversité.

L’épaisseur de la calotte de glace du bassin arctique entier s'est amenuisée de 45%. Dans leurs modélisations climatiques, les scientifiques suggèrent depuis longtemps que la région du pôle nord pourrait être affectée plus tôt et plus fortement que le pôle sud. Ils pensent que l'expansion des territoires dans l'hémisphère nord accélérerait le réchauffement, conduisant vraisemblablement à un changement climatique marqué.

 

New York Times-Edition du 19 Août 2000 : Réchauffement global

Auteur : John Noble Wilford

Bernard TAILLIEZ  -  A  n  A  l  y  t  i  k  A

ZAC Bousquets - 9 Rue Innovation 83390 CUERS  Tel : 4 9428 5980 / 6 6196 1339  Fax : 4 9428 5983 http://www.labo-analytika.com

 

 

Brèves

Stop Mélox

 

vous propose de la documentation sur le MOX. Il s'agit des mémoires déposés devant le Conseil d'état :  - le mémoire dit ampliatif du Collectif aidé par  le cabinet Lepage qui attaque le décret autorisant l'extension de l'usine = 60F  - le mémoire du Ministère de l'Économie et des Finances, avec la lettre approuvant ce mémoire du 1er Ministre = 30F  - le Mémoire de la COGEMA qui attaque les arguments du Collectif  = 60F. Pour 150F, le Collectif vous livre tous les mémoires avec en plus une adhésion et un abonnement au bulletin. Chèques à l'ordre du Collectif à adresser à Marc FAIVET St Hilaire 84560 MÉNERBES

 

Pétition au Parlement européen pour une langue commune

 

L'association UnitéE a décidé de lancer une pétition à l'attention du Parlement européen en faveur d'un processus de choix d'une langue commune qui serait la seconde langue de tous les citoyens européens. Nous pensons que l'unité politique de notre continent ne pourra être durable si elle n'est pas soutenue par un projet culturel fort impliquant l'ensemble des citoyens et pas seulement une élite qui aurait la charge de prendre sa destinée en mains. Parce que le langage est au coeur de l'identité des peuples et des individus et qu'il est le fondement d'une appartenance à une communauté, mais aussi parce que l'exercice de la démocratie se fait à travers le dialogue entre les citoyens et leurs représentants, nous pensons qu'une langue commune sera le ciment de l'union européenne.

Nous avons aujourd'hui une chance historique: les institutions européennes constituent un embryon de pouvoir politique qui ne demande qu'à être conforté. Les députés européens ont la légitimité que leur confère le suffrage universel direct. Le vote d'une motion en faveur d'un processus de choix d'une langue commune permettrait de donner un élan nouveau au processus d'union politique.  Les résultats de l'enquête que nous avons menée en 1999 auprès des députés européens nous paraissent porteurs d'espoir. Un choix volontariste et démocratique sur un tel projet ne pourrait qu'avoir une influence décisive sur les orientations données par les décideurs politiques nationaux aux institutions de l'Europe.

Association UnitéE 3 bis, rue de l'Essai - 75005 PARIS  ou 23, rue de Stalingrad  - 92000 NANTERRE Tél :  (0)1 55 43 86 97 / (0)1 47 25 41 32 / (0)6 81 63 68 86  Fax : (0)1 47 42 77 43 e-mail : mregnard@club-internet.fr  /  unitee@unitee.com

 

Sondage

 

D’après un sondage organisé par la presse quotidienne régionale auprès de 3200 personnes, que citent en premier les français quand on leur demande ce qu’il faut améliorer dans leur région ? : respirer un air de meilleure qualité (32 %), et disposer d’une eau de meilleure qualité (29 %). Les préoccupations écologiques sont bien passées, il nous faut maintenant “ transformer l’essai “.

Cependant, ils mettent en troisième position la facilité des déplacements (25 %). D’accord, mais sous quelle forme ces déplacements ?

 

La qualité de l’eau se dégrade

 

J.C. LEFEUVRE, démontre dans une récente étude menée avec le WWF que la qualité de l’eau continue à se dégrader, malgré des mises en garde qui datent de plus de trente ans.

Principaux accusés : l’agroalimentaire et les agriculteurs qui veulent bien s’en rendre esclaves, mais aussi l’Etat, dont le laxisme n’est plus à démontrer : la loi sur l’eau de 1992 faisait obligation de mettre rapidement en place des Schémas d’Aménagement et de Gestion de l’Eau : huit ans plus tard, il en existe trois sur plusieurs centaines possibles.

 

Les Asperchés

 

Un nouveau moment a commencé pour la lutte qui dure depuis 12 ans contre  l'axe E7, véritable couloir à camions qui massacrerait la Vallée d'ASPE  (Pyrénées), l'une des plus belles d'Europe.  Suite à la manifestation internationale du 7 mai 2000 à Bedous,  qui a  réuni plus 4500 participants, un groupe de personnes d'horizons divers a  investit des arbres sur le chantier. Ce premier camp improvisé a réussi à  bloquer le chantier pendant quelques jours. Un groupe est né : "Les Asperchés".  Forts de cette première  victoire, nous nous sommes organisés et avons pris  la décision de recommencer cette action de façon beaucoup plus ferme et  déterminée.  Ce mouvement est pacifique, international,  et sans appartenance à aucune  structure déjà connue.  Nous vivons et organisons le combat sans leader, racisme, sexisme ou autres  idées préconçues. Dans un esprit d' autogestion et de  non-violence, nous avons construit un nouveau "village aérien" dans les arbres près du  village de Bedous (50 km au sud de Pau),  sur le tracé de la route (déjà 6  cabanes.)  Le but est de faire un village aérien, quasiment indélogeable , sur le  modèle anglais qui a réussit plusieurs fois à enrayer des projets du même  acabit (1 projet sur 3). Ces actions concrètes ont pour but de retarder toujours plus ces travaux  meurtriers et de les stopper, au nom du respect de la Terre qui nous fait vivre, du bon sens et de la lutte contre le profit à tout prix qui rend ce  monde invivable!  Une forte mobilisation et participation est nécessaire. Il est URGENT que  des gens de tous les pays viennent créer une grande base de résistance  PACIFIQUE pour faire des actions et stopper les travaux et montrer que  d'autres solutions existent.  Nous avons le soutien des habitants de la Vallée d'Aspe mais nous avons  besoin de toutes formes d'aides : matérielle, morale et financière,  surtout de votre présence  pour construire les cabanes aériennes, pour les habiter, pour soutenir  moralement en venant discuter avec nous, pour diffuser l'information ou  pour nous apporter du matériel (ravitaillement, cordes, matos escalade,  bâches, planches, outils etc...).

PARCEQU'IL EST PLUS QUE TEMPS DE DIRE STOP AU TOTALITARISME DES LOBBIES ROUTIERS ET DES PROMOTEURS DE LA DESASTREUSE MARCHANDISATION DU MONDE !

VENEZ nous rejoindre. "L'Union est la force des peuples"  *** Les Asperchés ***

 

 

Vaccinations

Dans notre numéro 41 de juin dernier, nous avons publié un article du Dr. Deru “Les vaccins, problème social”. Nous avons oubilé d’indiquer la source de cet article :

 

“Réalités et Vaccinations”

Bulletin d’informations de la Ligue Nationale Pour la Liberté des Vaccinations (mars 2000)

LNPLV 4, rue Saulnier 75009 - Paris

Tél. 01 48 24 43 60 Fax 01 47 70 62 96

E-mail : lnplv@ctanet.fr

Internet : http://www.ctanet.fr/vaccination-information/

Permanence du mardi au vendredi de 10h. à 12h30 et de 13h. à 15h30

 

Internet

Le site du M.E.I.change d’adresse :

http://www.mei-fr.org

Contact : Alain Bertrand - L'age - 87110 Le Vigen

Tél 05 55 30 10 01 Fax. 05 55 30 10 01

 

 

ça bouge dans les régions

 

Nord / Pas-de-Calais

Non à Soleil : le projet de synchrotron de nouvelle génération appelé Soleil, suscite la convoitise des Régions : Ile de France, Basse Normandie... M. Delebarre, Président PS du Nord / Pas-de-Calais,  demande son implantation dans la Région. Outre que l’on peut s’interroger sur l’utilité et l’intérêt scientifique d’un tel projet, ce seront des dizaines d’hectares de terre agricole qui seront artificialisées et un accroissement du trafic aérien et routier. Les Verts ont voté pour, le seul opposant étant M.E.I. Etonnant, non ?

Henri Bailleul Conseiller Régional et animateurM.E.I.

 

PACA

Loup : Le MEI 06 a organisé une manifestation le 1er juillet contre le Plan Loup de Voynet et Glavany . Bonnes retombées médiatiques et 200 participants. Contact : Gaud CHAUVIN 04 93 89 22 87

Déchets : Le MEI 06 entame une procédure afin que les habitants du quartier de l'Ariane puissent bénéficier de dommages-intérêts en raison du fonctionnement de leur usine d'incinération hors normes pendant les annés 1996 à 1999.  Patrice MIRAN   0493326042.

OGM : Le maire de Nice a signé notre pétition sur l'alimentation biologique dans les cantines. Nous allons le prendre au mot et à la lettre. Contact : Ingrid PETRIC 04 92 09 02 75

Le MEI Vaucluse avec l'animateur départemental Marc Faivet est intervenu notamment dans la presse pour informer que les écologistes vauclusiens n'acceptent pas le déversement dans les eaux du Rhône d'acides de l'installation classée SNPE ( société Nationale des poudres et explosifs ) de Sorgues dont l'unité de traitement est tombée en panne. Alors que les Verts du département étaient injoignables par la presse, le MEI a occupé l'espace médiatique.

A signaler les passages télé nationaux des animateurs du MEI 06 : 24 juillet 13h00 : TF1 Michel François 24 juillet 20h00 : TF1 Patrice Miran sur la Loi Littoral  et le 8 août FR3 19 / 20 : l'application du Plan loup Patrice Miran.

Le 14 juin le CA du MEI 06 a avalisé les candidatures suivantes pour les prochaines échéances :

Municipales (têtes de liste) : Nice : Patrice Miran.  La Trinité : Emmanuelle Fernandez. Peillon : Véronique Müller. Grasse : Henry Philippe Goby. Vence : Philippe Caron. Cannes : Jean - Pierre Villon. Tourette - Levens : Jean Jacques Conan. Beausoleil : Lucien Bella. La Colle sur Loup : Laurence Seigneurin.

Cantonales : Menton Est : Fabrice Traballoni. Vence : Philippe Caron. Cannes Centre : Jean Pierre Villon. Cannes Est : Françoise Crepet. Nice 1 : Michel François. Nice 2 : Mireille Teisseire. Nice 4 : Béatrice Eyrignoux. Nice 6 : Rose Marie Allegret. Nice 9 : Patrice Miran.Nice 13: Emmanuelle Fernandez.

Le 2 juillet dernier à Chateauneuf de Grasse s'est tenue une réunion de formation à destination des candidat(e)s aux prochaines élections

municipales et cantonales de l'année prochaine. Une trame de programme commun à l'ensemble des représentants du MEI 06 a été arrêtée.