Somport : par Antoine Waechter
La révélation de la vallée aux ours
Trois mille personnes se sont une nouvelle fois retrouvées à Bedous dans la vallée d'Aspe pour manifester leur opposition à la création d'un axe routier européen. Le tunnel est percé mais non équipé. Maintenant, les bulldozers tracent la route en taillant dans le rocher et en bousculant le torrent. Les centaines de fleurs plantées par les manifestants dans l'écorchure du chantier n'auront duré que le temps du symbole. Demain (2003 ou 2004), les camions mêleront leurs ronflements aux respirations du Gave et les effluves de pétrole gâteront le parfum des prairies humides. Une Nation capable d'un tel sacrilège ne peut inventer un avenir heureux. La vallée d'Aspe est sans doute le dernier site de France où la montagne exprime avec autant de force la beauté et la noblesse d'une alliance entre l'Homme et la Nature libre.
Une grande banderole produite par Greenpeace faisait l'unanimité : illustrée des caricatures des trois ministres, elle affirmait : "VOYNET, JOSPIN, GAYSSOT, TOUS COUPABLES".
Le gouvernement tue la vallée.Et pour ne pas donner dans la demi-mesure la majorité plurielle a voté il y a quelques semaines la disparition de l'ours.
N'avons-nous pas marché ensemble, il y a quelques années, contre le tunnel du Somport ? N'avons-nous pas affirmé, sous le même calicot vert, que la vallée d'Aspe ne se négocie pas contre un portefeuille ministériel ? Or, il n'y a personne au gouvernement pour exiger l'arrêt des travaux. Il n'y a personne au Palais Bourbon pour dénoncer la duplicité de la gauche avec la droite sur cette question (comme sur le reste). Il n'y a personne au Parlement Européen pour demander le retrait des subventions communautaires (1). C'est qu'il n'y a sans doute pas d'écologiste au Gouvernement, au Palais Bourbon et au Parlement de Strasbourg ?
CONTINUONS !
De nombreux adhérents et sympathisants du MEI avaient fait le déplacement de Bedous le 7 mai. La lutte ne s'arrête pas : il ne faut pas cesser d'informer, de sensibiliser, de mobiliser et de dénoncer. Une dizaine de personnes ont tenté de bloquer le chantier à la reprise des travaux le 9 mai. Cinq d'entre elles sont restées pendues aux arbres pendant plus de 24 heures.
(1) j'avais obtenu en 1990 le retrait des subventions communautaires destinées aux barrages de la vallée des Camisards : le projet avait sombré faute de crédits.
C'est possible.
Petit retour en arrière : ce passage du millénaire qui devait donner lieu à une fête indécente du monde occidentalisé a été marqué, chez nous, par deux invitées inattendues: les tempêtes et la marée noire.
Je ne dirais pas que nous avons eu le cynisme de nous en réjouir, mais nous, les écologistes, avons été nombreux à percevoir ces catastrophes comme de nouvelles confirmations de notre analyse, confortant par là notre image de Cassandre du monde moderne.
La marée noire est une aubaine pour le système médiatique, parce que les informations sensationnelles éclatent régulièrement : nouvelles pollutions, nettoyages, prises de position des acteurs économiques, mises en cause diverses et variées ... Il semble aussi que des décisions vont être prises, représentant un certain "progrès".
Ce qui me tracasse, c'est l'impression qu'on a très (trop ?) vite occulté le phénomène des tempêtes. C'était médiatique sur le moment, quand on montre les dégâts, les gens qui pleurent ou qui "colèrent" contre... contre qui au fait ??? Mais le nettoyage, les réparations, la détresse de certains, ça n'intéresse plus les média. De plus,les boucs émissaires sont plus difficiles à trouver, ou du moins, il est difficile d'accepter que la Nature puisse être plus forte que nous (orgueil de l'homme civilisé !) ou d'accepter que nous puissions tous avoir une responsabilité collective dans des pratiques qui déséquilibrent notre planète.
Notre responsabilité d'écologiste implique que nous n'oubliions pas ces évènements, et que, dans un but pédagogique, nous les rappelions aux citoyens pour que, là aussi, des solutions inédites soient mises en oeuvre.
Dominique Bauduin
Les écologistes indépendants soutiennent le Plan de Prévention du Risque d'Inondation
Le Plan de Prévention du Risque d'Inondation du Val-de-Marne (P.P.R.I.) est soumis à une Enquête Publique pendant tout le mois de mai. Après l'avis des Conseils Municipaux des 24 communes concernées, ce sont donc tous les habitants exposés qui sont invités à se prononcer.
La grande crue de 1910, qui sert de référence, avait touché 20% du territoire départemental, où vivent aujourd'hui 220 000 habitants. Une crue similaire, probable à échéance de quelques décennies, toucherait sans doute plus de monde encore, du fait de l'urbanisation galopante du XXème siècle qui a multiplié les obstacles à l'écoulement des eaux, et augmenté l'imperméabilisation des sols, grâce au béton et au bitume !
Pour limiter les risques, des restrictions aux possibilités d'urbanisation sont prévues en zone inondable. Les constructions nouvelles seront interdites en zone "rouge", correspondant au grand écoulement ; ailleurs s'applique généralement la règle dite du "duplex" permetant la construction, sous réserve qu'existe pour chaque logement un plancher habitable au dessus de la cote de la crue de 1910. Pour les " grandes opérations " sont prévues des règles plus strictes, et c'est sans doute là que le bât blesse le plus nos maires, amateurs de ZAC !
On constate en effet une véritable fronde des potentats locaux (de gauche comme de droite) qui s'insurgent contre les restrictions pourtant fort raisonnables introduites à leur "liberté" de bétonner ou laisser bétonner. Dans la confusion, le lobbying en faveur de nouveaux barrages-réservoirs marque des points, les maires étant sollicités pour soutenir des projets inutiles et néfastes (comme à la Bassée sur la Seine en amont de Montereau), alors que la priorité serait la réhabilitation des zones humides, ces véritables éponges à inondations.
Le M.E.I. appelle les habitants des zones inondables à soutenir sans réserve le P.P.R.I., contre l'avis de leur Maire si nécessaire, en allant dans leur Mairie consigner par écrit leur opinion dans le registre d'Enquête Publique mis à leur disposition.
La notion d'Utilité Publique a été dévoyée par les Maires, qui s'en sont servi pour justifier tous leurs grands projets immobiliers. Cette notion fait référence à l'intérêt général pour justifier des atteintes aux droits des particuliers. Pour une fois qu'elle est utilisée à bon escient (et dans l'intérêt même de la sécurité des particuliers dont elle restreint la possibilité de construire), il faut que le public la défende !
Contact : Frédéric QUONIAM-BARRE Président du M.E.I. Val-de-Marne Tél. 01 48 89 47 75
Le Mouvement : Conseil National de Saint Nazaire
Le MEI a réuni son Conseil National les 1er et 2 avril à St Nazaire sur la côte Atlantique, très touchée par la marée noire de l'Erika. Ce deuxième C.N. depuis l'Assemblée Générale de Saint-Quentin a poursuivi la mise en oeuvre des orientations de cette Assemblée Générale.
Cinq grandes orientations ont été définies.
Le rétablissement d'un fonctionnement efficace :
Les instances du Mouvement se réunissent régulièrement, une attention particulière est portée aux comptes-rendus, disponibles auprès du secrétariat ; le dialogue, sans concession, est constructif et la convivialité, autour des repas ou d'un goûter, n'est pas oubliée.
L'implication de tous les adhérents :
L'équipe de la Lettre des Ecologistes a été félicitée pour la qualité et la ponctualité de la publication. Le Mouvement va maintenant développer une communication spécifique avec les adhérents et, sur les grands problèmes de société, une "Tribune", lieu de débats et d'échanges ouvert et sans tabous. (cf. p.7 LDE n° 39 avril 2000 )
La participation aux débats publics :
Elle s'est traduite nationalement par des communiqués et la participation à la Manifestation LOUP de février à Paris. Il faut inclure là aussi toutes les actions locales, dont la Lettre des Ecologistes et le site Internet rendent compte régulièrement. L'action se poursuivra sur les " Grands prédateurs " et sur la loi Gayssot dont de nombreux articles modifient le code de l'urbanisme dans un sens très défavorable aux contre-pouvoirs des associations et des citoyens. (cf article d'A. Waechter LDE n° 38 mars 2000)
La préparation des rendez-vous électoraux :
Le MEI invite le maximum d'adhérents et de sympathisants à se porter candidats aux prochaines élections municipales. Les premières listes MEI sont annoncées en Alsace, en Ile-de-France et dans .les Alpes Maritimes. Pour les Législatives, le CN invite les départements à commencer le recensement des candidatures. Un groupe de travail est en place pour élaborer la profession de foi, un autre s'occupe des problèmes matériels d'impression.
Pour les Présidentielles, le Bureau national proposera au prochain CN les règles de désignation de notre candidat.
Une gestion rigoureuse :
Les progrès substantiels réalisés en matière budgétaire permettent aujourd'hui une meilleure lisibilité de notre trésorerie. Notre situation financière exige le maintien d'une grande vigilance et encore des efforts pour les mois à venir mais elle devrait se trouver complètement assainie à la fin de cette année.
Dominique Bauduin et J.R. Lassalle
Libertés : Sauvons nos marchés !
Dès le 16 mai prochain, la directive 93/43/ CEE du Conseil du 14 juin 1993 relative à l'hygiène des denrées alimentaires (reprise en droit français dans l'arrêté du 9 mai 95) rentrera en application, remettant en cause ces inestimables lieux de rencontre et de convivialité que sont les marchés, dits " de plein vent ". Seront touchés de plein fouet les petits producteurs et artisans qui ne pourront financer de leurs faibles revenus les lourds aménagements imposés par cette nouvelle directive.
La disparition des petits producteurs
Pour eux, le problème majeur vient des nouvelles normes imposées dans la chaîne du froid. En effet, excepté pour les maraîchers, la quasi-totalité des revendeurs de produits transformés (fromages, pâtisseries, charcuteries, traiteurs etc...) devront s'équiper en vitrines réfrigérantes.
Sachant qu'il faut compter environ 33 000 francs pour une vitrine d'un mètre de long, imaginez l'investissement que de telles installations représentent pour des petits producteurs qui gagnent difficilement le Smic ! Sans compter que le transport de ces marchandises jusqu'au lieu de vente aura un coût, lui aussi, rédhibitoire : le camion ou la remorque réfrigérante sont, pour ces mêmes
bourses, totalement inabordables ! De plus, ces investissements ne pourront pas être amortis puisqu'ils ne généreront aucune vente supplémentaire... Cet arrêté ne tient aucun compte de critères pourtant essentiels comme la viabilité économique des petites entreprises et met en péril des produits de terroirs dont les qualités organoleptiques et les richesses culturelles ne sont plus à démontrer (fromages au lait cru ...).
Oui à l'hygiène, non à l'aseptisation
Les problèmes actuels de l'agro-alimentaire (listéria, poulets à la dioxine, farines animales) sont liés à la grande distribution et questionnent davantage la traçabilité des aliments dans ces grands circuits d'approvisionnement que la chaîne du froid chez nos petits producteurs locaux. De plus, cette obsession hygiéniste est une véritable catastrophe et nous pouvons nous questionner, justement, sur la listéria qui sévit principalement dans les ateliers industriels sophistiqués. N'assistons nous pas au résultat de l'obsession du principe d'éradication de la vie microbienne avec son cortège de fragilités et de pertes d'immunité ? L'hygiène oui, mais jusqu'où ? Est-on bien sûr de vouloir l'aseptisation ? Ne peut-on comparer ces situations de risques avec celles encourues dans les hôpitaux, qui par trop d'aseptisation, ont généré de nouvelles maladies, des faiblesses immunitaires, des super-microbes ou super-bactéries ?
Les agrobiologistes particulièrement menacés !
La majorité des agrobiologistes pratiquent la vente, la transformation et/ou l'accueil à la ferme, mais aussi la vente directe sur les marchés de plein vent et les foires biologiques parce que ces activités à échelle humaine sont en cohérence avec les règles élémentaires de l'écologie qui s'efforcent notamment de maintenir le tissu rural en privilégiant les rapports de proximité (notions de " circuits courts " et de " fruits et légumes de saison ", économes en énergies de transports). Mais ces choix, dictés par des considérations humanistes, les rendent d'autant plus fragiles face à la volonté de normalisation : tandis que la modestie de leurs structures leur permettait d'échapper jusque là aux règles implacables " du marché ", les voici rattrapés par des directives aveugles qui risquent d'entraîner leur élimination ..." de nos marchés "!
Les petites communesne pourront pas suivre
Les petites communes, quant à elles, devront assurer à chaque point de vente un approvisionnement en eau et en électricité ! Que feront celles qui ne pourront fournir à leurs " forains " ces nouvelles installations ? devront-elles renoncer à leurs marchés hebdomadaires, points de rencontres essentiels et constitutifs de la vie collective ? ou choisir de se mettre hors la loi ? Sans oublier qu'esthétiquement ou architecturalement, ces installations " professionnelles " risquent d'être souvent incompatibles avec la beauté de ces lieux de rassemblement (places couvertes, rues pavées etc...), souvent chargés d'histoire ! L'alternative, sauf pour celles qui n'en auront pas les moyens,
sera-t-elle de reléguer les marchés dans des halles froides, spécialement conçues à cet effet ? Fini les marchés ensoleillés qui faisaient l'attrait touristique d'un grand nombre de communes du Sud de la France : au frigo les marchés !
La mort des fêtes des écoles et des villages
Et oui, vous lisez bien ! Dans son délire hygiéniste, cette directive concerne " la remise directe, à titre gratuit ou onéreux, de tout détenteur d'un produit alimentaire à un particulier destinant ce produit à sa consommation " ! Traduction : fini les crêpes, gaufres et autres beignets fabriqués sur place par les " parents d'élèves " et vendus sur des tréteaux pendant la kermesse annuelle ! Si le stand ne se trouve pas alimenté en eau potable, chaude ou froide et s'il n'est pas pourvu d'un système de conservation des préparations à "température réglementaire", les fraudes pourront l'interdire !
Une directive dangereusement arbitraire !
Cela pose donc la difficile question de " l'arbitraire ", car si l'on imagine mal les kermesses et les fêtes de village interdites par voie légale, ce texte de loi pèsera néanmoins comme une épée de Damoclès sur tous les évènements de ce type, susceptibles à tous moments d'être " non conformes" et donc interdits ! En vertu de quoi l'appliquera-t-on à telle manifestation plutôt qu'à telle autre ? Et jusqu'où l'appliquera-t-on ? Sachant que les associations sont souvent à l'origine des manifestations de ce genre, imaginez les dérives qu'une application aussi "arbitraire" de la loi pourrait entraîner dans la vie démocratique !
Les normes qui vont être appliquées à partir du 16 mai sur les marchés de plein vent sont le signe d'une volonté politique et économique de supprimer toutes ces niches qui échappent à la grande distribution. Cette dernière, qui souhaite voir ses parts de marché augmenter de 80% à 100% ne peut que se réjouir de telles dispositions. C'est pourquoi l'Institut pour la relocalisation de l'économie et Nature et Progrès ont créé le collectif "Sauvons nos marchés "et lancent une pétition nationale afin que cette loi n'entre pas en application. Ces associations interpellent les autorités de l'Etat pour que nos marchés, nos foires et nos fêtes de villages restent des lieux chaleureux, non aseptisés, riches en odeurs, en saveurs, en échanges... et en sourires !
Signez et faites signer la pétition
Sauvons nos marchés 68 bd Gambetta 30700 Uzès Tél : 04 66 03 23 40 Fax : 04 66 03 41
Le 16 mai, une directive européenne* relative à l'hygiène des denrées alimentaires entre en application. Cette directive remet en cause ces irremplaçables lieux de rencontre et de convivialité que sont les marchés, de villes et de villages. Sous prétexte de renforcer une législation déjà contraignante sur l'hygiène, cette directive impose des équipements que la majorité des petits producteurs et artisans ne pourront financer de leurs faibles revenus, sous peine de disparaître, purement et simplement.
Les problèmes actuels de la malbouffe (listéria, poulets à la dioxine, farines animales, hormones) sont tous liés à la grande distribution agro-alimentaire. Ces problèmes ont mis en avant la nécessité d'une traçabilité des aliments dans ces grands systèmes d'approvisionnement. Dans ce contexte de crise de confiance, les petits producteurs locaux sont les seuls à pouvoir répondre aux préoccupations de sécurité alimentaire.
Par cette pétition, nous interpellons les Autorités de l'Etat pour qu'elles ne se rendent pas complices de l'application d'une directive qui menace :
1- les petits artisans, producteurs, agriculteurs qui pratiquent la vente directe.
2- les produits de terroirs dans leur originalité, leur saveur et leur diversité.
3- les marchés, mais aussi les foires, les fêtes de villages et des écoles et les fêtes des associations.
Pour que nos marchés restent des lieux d'échanges et de convivialité hauts en couleurs, en odeurs et saveurs où se mêlent toutes les cultures du Nord et du Sud et qu'à travers eux se maintienne l'approvisionnement de proximité.
* La directive 93/43/ CEE du 14 juin 1993, reprise en droit français dans l'arrêté du 9 mai 1995.
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MOUVEMENT ECOLOGISTE INDEPENDANT
7, rue du Vertbois 75003 Paris Tél.01 40 27 85 36 Fax 01 40 27 85 44 Email mei@novomundi.com
Hébergement
Office de Tourisme (***) : Boulevard de Fleurus 87000 Limoges. Tél : 05 55 34 46 87 Fax : 05 55 34 19 12.
Hôtels où seront hébergés ceux qui ont réservé auprès d'Alain Bertrand :
Limoges : Hôtel de France (**) 23 Cours Bugeaud (près Gare) chambres de 140 à 220 Frs 05 55 77 78 92.
Hôtel Mon Logis (*) 16, R. Général du Bessol (près Gare), chambres de 155 à 190 Frs, 05 55 77 41 43.
Le Vigen (15 km de Limoges) : Hôtel des Touristes chambres de 155 à 190 Frs 05 55 00 52 11
Solignac (15 km de Limoges, village voisin) : Hôtel des Sarrasins chambres de 120 à 270 Frs 05 55 00 51 48
Vous pouvez bien sûr tenter de trouver une chambre directement, mais, compte tenu des tournois sportifs s'organisant ce jour-là, il vaut beaucoup mieux contacter Alain Bertrand (05 55 30 10 01) qui se chargera de vous réserver ce qu'il vous faut (si vous vous y prenez à temps).
Itinéraires
En avion : l'aéroport de Limoges est situé à une quinzaine de kilomètres du centre-ville, une navette voiture est donc prévue. S.V.P., prévenez Alain Bertrand de vos heures d'arrivée et de départ.
En voiture : d'où que vous veniez, les mots-clés sont "centre-ville" et "Mairie". Derrière l'Hôtel-de-Ville se trouvent une cité administrative, où se trouvent les salles annexes "Blanqui", et un parking gratuit. L'Hôtel-de-Ville est un passage obligé et immanquable quelle que soit votre direction (Paris-Toulouse, Lyon-Poitiers, Angoulème-Brive...), à condition de ne pas prendre les périphériques, bien sûr.
En train : vous êtes à 10 mn à pied des deux hôtels où sont réservées vos chambres et à un quart d'heure de la Mairie (les deux hôtels étant eux-mêmes à 10-15 minutes de la Mairie). En sortant de la Gare et en marchant droit devant vous, vous devez tomber sur l'Hôtel-de-Ville, derrière lequel se trouvent nos salles de réunion.
Alain de Swarte écologiste d'honneur !
Carrefour d'idées et d'initiatives, la revue "Combat Nature" ne s'est jamais départie de son esprit d'indépendance. Fondée en 1971, cette revue a toujours su garder son franc-parler et faire entendre sa "petite musique". Son succès, est sans nul doute dû au courage, et à la ténacité d'Alain de Swarte son directeur bénévole. Cela lui vaut aujourd'hui d'être reconnu par la remise de la Légion d'Honneur.
Tous les écologistes de cœur, qui sont nés sous l'étoile de "Combat Nature" peuvent s'en féliciter et lui témoigner leur sympathie en écrivant et en s'abonnant à la revue "Combat Nature" BP3046 24003 Périgueux Cédex.
Des vérités pas bonnes à dire !
Il aura fallu quatre ans pour qu'Alexandre Nikitine soit définitivement acquitté par la Cour suprême de Russie ! (17 avril 2000).
Les écologistes doivent tout particulièrement se réjouir de cet événement. Rappelons que ce courageux officier de marine, accusé de haute trahison pour avoir fourni des renseignements concernant le sanctuaire des sous-marins nucléaires russes, en mer de Barents et des sites d'explosions nucléaires de la Nouvelle Zemble, a permis aux écologistes norvégiens de la Fondation Bellona de faire connaître au monde entier cette scandaleuse et inquiétante source de pollution radio-active.
Dès 1996, des associations, des personnalités...sont intervenues pour que Nikitine soit libéré. Lors d'un congrès d'espérantophones, en juillet 1996, à St Petersbourg (lieu de son incarcération), j'ai participé à la rédaction de courriers adressés au président Boris Eltsine et au maire de cette ville, pour demander sa libération.
En décembre de la même année, Nikitine sortait de prison mais continuait à subir les tracasseries de la justice et des services secrets russes (F.S.B.).
Notons qu'Alexandre Nikitine a reçu le Prix de l'Edit de Nantes en décembre 1998.
Espérons pour lui et les siens, qu'ils puissent désormais vivre "normalement" !
Qu'il est prometteur de constater qu'une chaîne de solidarité peut lézarder les murailles de l'injustice !
Auguste Huberdeau , MEI Sarthe.
Adhérez à Stop Mélox
Comme de nombreux amis et écologistes pourquoi ne pas aider le Collectif STOP MÉLOX à s'en sortir avec la justice française et bientôt européenne par une simple adhésion ? Adhésion 50F + 30 F pour le bulletin et si vous ajoutez 20F vous recevrez en plus le mémoire ampliatif de notre avocat (21 pages) qui expose les arguments qui devraient nous permettre de gagner si le Conseil d'État reste une justice impartiale. Chèque à l'ordre du Collectif Stop MÉLOX à adresser à :
Marc Faivet Saint Hilaire 84560 Ménerbes http:// www.multimania.com.stopmox
Erika : prélèvements sur l'épave
Paris (AFP) - Mer 12 Avr 00 - Des prélèvements "seront faits directement sur la cargaison" dès "les premiers pompages" des deux parties de l'épave de l'Erika "pour faire définitivement cesser la polémique sur la nature du produit", a indiqué mercredi Totalfina. Ces prélèvements auront lieu "en présence d'huissiers", a précisé Pierre Guyonnet, directeur de la mission littoral Atlantique de Totalfina, dans une interview publiée dans Le Figaro dont la teneur a été confirmée par un porte-parole de la compagnie pétrolière française[...].
Nous avons récemment reçu une correspondance provenant du Sénat, à laquelle nous devons répondre avant le 20 Avril.
J'appelle tous ceux d'entre vous qui sont susceptibles d'apporter des informations utiles en réponse aux questions qui sont posées à Analytika, à me faire parvenir leurs contributions dès que possible, de sorte que ma réponse reflète fidèlement l'ensemble de notre réflexion sur ce sujet.
B.Taillez - Analytika - http://www.labo-analytika.com
Ile-de-France
Une victoire pour le Mouvement Ecologiste Indépendant ! Une victoire pour tous les écologistes !
Le plus grand projet d'usine d'incinération d'ordures ménagères de France a été abandonné !
Depuis 7 ans, le Mouvement Ecologiste Indépendant, au sein du Collectif Recyclons 94 (*), se bat contre le Plan Départemental d'Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés du Val de Marne. Ce plan, approuvé en 1996 par le Conseil Général du Val de Marne (majorité PC - PS), vient d'être révisé... C'est avec satisfaction que nous constatons la disparition de l'usine d'incinération d'ordures ménagères de Vitry (415.000 t/an) ! Nous dénoncions ce projet coûteux, inutile et polluant. Son abandon prouve que nos arguments, rejetés lors de l'enquête publique de 1996, ont fini par convaincre les élus et l'Etat.
La logique du tout incinération reste la même... Bien entendu, si les élus ont changé d'avis, c'est par crainte de perdre les élections municipales de 2001. Quant au " verdissement " du traitement des déchets, il est surtout en paroles... Dans le nouveau Plan Départemental d'Elimination des Déchets, il n'y a toujours pas de réduction à la source, toujours aussi peu de recyclage (22,4 %), et toujours autant d'incinération (près de 80 %) !
L'incinérateur de Vitry ne doit pas réapparaître ailleurs ! Si nous avons lutté contre l'usine de Vitry, ce n'est pas pour déplacer la pollution vers les départements voisins. Nous voulons une autre politique de gestion des déchets, basée sur la réduction à la source et le recyclage. Nous sommes convaincus qu'une telle politique est possible et permettra d'éviter la construction de tout nouvel incinérateur en Ile de France !
C'est pour fêter l'abandon du projet de Vitry, et rappeler leur opposition à la construction de tout nouvel incinérateur en Ile de France, que le Mouvement Ecologiste Indépendant et le Collectif Recyclons 94 appellent à un rassemblement festif (amener son pique-nique) sur le quai de la Seine, en face du site de l'usine de Vitry. Nous aurons le plaisir d'accueillir, entre 12h30 et 14h, le CNIID (Centre National Indépendant d'Information sur les déchets) et la Coordination Nationale Contre l'Incinération.
Dimanche 18 juin, entre 12 h et 15 h à ALFORTVILLE - Val de Marne - Quai de la Révolution. Devant le lycée Maximilien Perret (RER D Le Vert de Maisons + 5 mn à pied)
(*) Le Collectif Recyclons 94 regroupe le Mouvement Ecologiste Indépendant, les Verts, l'UFC Que Choisir ?, Val de Marne Environnement, et une quinzaine d'associations locales.
Mouvement Ecologiste Indépendant 94 Michel GINESTE et Frédéric Quoniam-Barré 15, rue Paul Déroulède 94100 Saint Maur Tél : 01.48.89.47.75
PACA
Loup : l'avocate du MEI 06, Béatrice Eyrignoux a demandé au juge d'instruction la mise en examen et le renvoi devant le Tribunal Correctionnel de deux éleveurs ayant commis des actes d'empoisonnement. Contact : Patrice Miran 04 92 38 71 40
Inondations : le Préfet a rejeté les arguments du MEI au sujet de la prévention des inondations en plaine du Var, légalisant ainsi la DUP accordée par Mme Voynet pour bétonner cet espace menacé par les crues. Contact : Patrice Ladu 04 93 32 37 00
OGM / Cantines-bio : le MEI 06 a étudié les cahiers des charges des contrats d'approvisionnement des cantines scolaires, afin d'évaluer le coût du passage au bio. Contacts : Michel François 06 09 16 72 93 et Ingrid Petric 04 92 09 02 75
Lorraine
Bure : Les pro-nucléaires incinérés : Dimanche 19 mars 2000, début d'après-midi, alors que les manifestants se rassemblent à pied, (les forces de l'ordre-établi arrêtent les véhicules à plus d'un km), de nombreuses personnalités politiques sont déjà présentes sur le site prévu pour l'enfouissement nucléaire à Bure.
Parmi elles on peut reconnaître le Président du Conseil Général de la Meuse (droite) qui a vendu le sous-sol de Bure à l'ANDRA contre une manne départementale annuelle de 60 millions de francs réservée aux communes favorables au projet. Autres personnalités marquantes, le ministre Christian Pierret (gauche), le président du Conseil Régional Gérard Longuet (droite), le député local François Dosé (gauche), le premier ministre Lionel Jospin (gauche), le président de la République Jacques Chirac (droite), une ministre soi disant écologiste dont il vaut mieux taire le nom (gauche) ainsi que d'autres comparses moins connus du grand public. Les portraits de tous ces braves gens, grâce à qui la Lorraine va devenir poubelle nucléaire pour quelques centaines de milliers d'années, étaient placardés sur un mur de paille orienté de telle sorte qu'ils puissent contempler les premiers travaux rendus possibles par leur vote, leur signature ou leur influence.
Environ cinq cents personnes sont passées devant ce mémorial des politiciens pro-nucléaires de tout poil, avant d'entendre les discours des représentants des diverses délégations dont celles de Bretagne, d'Auvergne et du Limousin. Ce dimanche était en effet placé sous le signe du rapprochement entre les collectifs lorrains et ceux des quinze sites pressentis pour accueillir un enfouissement souterrain de déchets nucléaires dans le granit. Les représentants de la Mayenne, du Cantal, de l'Orne, de l'Aveyron, du Puy-de-Dôme, de la Creuse, de la Vienne, ont successivement expliqué la résistance qui a débuté dans ces départements. Sept conseils généraux ont déjà voté leur opposition, à l'inverse de celui de la Meuse, avide de sous-sous dans la po-poche, ainsi que les deux conseils régionaux du Limousin et d'Auvergne tout comme l'avait fait le conseil régional de Lorraine, à l'instigation du groupe écologiste (il y avait naguère des élus écologistes en Lorraine), mais sans effet sur la décision ultime de l'actuel gouvernement de gauche.
En fin de journée, les manifestants ont enflammé le mur de paille, incinérant les portraits de tous ces partisans de l'empoisonnement radioactif de la planète.
Après une folklorique et ridicule manœuvre d'intimidation des forces de l'ordre-établi (du genre parade de cirque avec exhibition de fusils pour grenades lacrymogènes et balles plastiques, jonglage de matraques, maître chien savant, mouvements gymniques d'ensemble, rambos-show, etc..) en réponse à des enfants de manifestants faisant du trempolino sur un grillage renversé, les cendres des pro nucléaires s'éparpillaient sur cette terre meusienne sacrifiée au mythe d'un prétendu progrès.
Michel CLAIRE Animateur régional.