La lettre des écologistes

 

Mensuel d'Information du Mouvement Écologiste Indépendant n° 37 - février 2000

 sommaire

LE MOUVEMENT
par Jean-Rolland Lassalle
Le chemin de la réflexion collective
4

 

MAREE NOIRE
deux mois après le naufrage de l'Erika
L'émotion ne retombe pas
5

 

Fuel lourd n°2
Le feuilleton de la polémique
6

 

loi sur l'habitat et l'urbanisme
La lutte contre l'exclusion
au service de la spéculation immobilière ?
7

 

MONDIALISATION
constitution d'un
comité ATTAC
au Conseil de Paris
8

 

TUNNEL DU SOMPORT
par Eric Pététin
L'expulsion des Apaches de la Goutte d'Eau*
9

 

PLANETE
par Antoine Waechter
Six milliards d'êtres humains
10

 

 

PAYSAGE
par Serge Grass
Massacre à la tronçonneuse 10

 

BIODIVERSITE
les variétés anciennes sont en danger

Main basse sur les semences 11

 

Terre de Semences crée
l'association KOKOPELLI
12

 

MUNICIPALES
par Gérard-Monnier Besombes Une stratégie clairement définie
12

 

COMMISSIONS
Engagez-vous !
14

 

Larzac 12-14 août 2000 :
2000 pieds dans le plat...
14

 

Réseau Sortir du nucléaire :
100.000 signatures contre un nouveau programme nucléaire français :
objectif atteint !
15

 

 

 

Contre le tunnel routier du Somport :
Venez manifester avec A. Waechter les 6 et 7 mai
15

 

Marée noire :
Le MEI interpelle la Commission Européenne
15

 

Grands prédateurs :
La France hors la loi
16

 

Annuaire :
Les Eco-décideurs:
1ère édition
16

 

Nucléaire :
Les Verts brillent par leur absence
16

 

Agenda 16

 

ENVOYEZ-NOUS DES NOUVELLES DE VOS ACTIONS 17

 

Internet:visitez le site du MEI 17

 

LE MOUVEMENT

par Jean-Rolland Lassalle

Le chemin de la réflexion collective

Les 29 et 30 janvier derniers, notre Mouvement réunissait son conseil national à Paris. La bonne participation et l'excellente tenue des débats ont fait de cette seconde session d'après l'AG une nouvelle bonne cuvée.

Avec la commission animée en soirée par Jean-Luc Dumesnil et Michel Gineste sur le thème de "La Communication", le MEI a, comme promis, retrouvé le chemin de la réflexion collective.

Au menu, trois autres plats principaux, et d'abord l'adoption du budget primitif pour l'année 2000 dans une perspective pluriannuelle. Amendé (ou faut-il dire adouci ?) par l'assemblée, sa ligne directrice respecte l'objectif défini par le Bureau National du 4 décembre dernier : toutes les dettes accumulées, quelquefois anciennes, seront apurées cette année ; tous les créanciers seront désintéressés. (NB : Et s'il s'en trouve qui souhaitent être plus désintéressés que les autres, un abandon partiel ou total de leur créance sera apprécié).

Pour cela, nous aurons sans doute besoin de faire appel à la sécurité d'une ligne de crédit bancaire que nous utiliserons a minima pour préserver au mieux notre marge de manœuvre en 2001. Parallèlement, notre fonctionnement sera cette année plus écologique et frugal que jamais.

Second point de l'ordre du jour : le MEI et les municipales.

Notre Mouvement ayant décidé de privilégier les législatives et les présidentielles, il n'y aura pas d'engagement national fort dans cette élection. Néanmoins, les initiatives locales seront les bienvenues là où les adhérents estimeront possible de les prendre en charge dans des conditions politiques acceptables. Le débat, animé par Gérard Monnier-Besombes, n'était pas "décisionnel". Il avait pour but de confronter entre elles nos différentes approches et d'en mesurer la concordance avec notre charte et les orientations de notre AG. Ce qui fut fait dans le meilleur esprit, là encore à la satisfaction générale.

Les "Questions d'actualité" constituaient le troisième temps fort de ce conseil : Tempête, Marée noire, Ecotaxe, Intercommunalité, Affaire du Loup, Rapport Patriat sur la chasse…

On doit regretter que le temps ait manqué pour parler un peu sérieusement de tous ces sujets importants, immédiats, vécus sur le terrain. Ils sont aussi un élément essentiel de notre développement local. Nous ferons mieux la prochaine fois.

 

Jean Rolland Lassalle

Secrétaire national

34 chemin du Pont d'Y Saint-Nazaire

Tél 02 40 91 91 92 Fax 02 51 10 86 23

 

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MAREE NOIRE

deux mois après le naufrage de l'Erika



L'émotion ne retombe pas

Deux mois après le naufrage de l'ERIKA, la pollution causée par sa cargaison s'avère être une catastrophe sans précédent pour notre littoral atlantique, tout particulièrement en presqu'île guérandaise, dans la baie de Bourgneuf et dans les îles du sud Bretagne.



A l'ampleur d'une émotion qui ne retombe pas, s'ajoutent maintenant le doute, le découragement et le désarroi d'une population qui voit quotidiennement la mer rejeter à la côte de nouvelles nappes de fuel.

L'instruction en cours, dira - peut-être ! - si Total a commis des fautes et lesquelles, mais à ce jour, le dossier est encore juridiquement vide. Ce n'est pas le cas pour les pouvoirs publics bien incapables de justifier 20 ans d'immobilisme en matière de prévention des risques, la non application des lois, l'absence quasi totale des moyens de défense contre cette marée noire, la douzième en trente ans. On pourrait encore souligner la mauvaise coordination des administrations sur le terrain et la redoutable inefficacité d'un plan Polmar sorti en toute hâte des cartons administratifs où on l'avait oublié.

Face à cette désertion et à la faillite des experts dont les prévisions ont été régulièrement démenties par les faits, une partie de la population se retrouve totalement insécurisée. A qui faire confiance désormais ? Le Collectif Anti-Marée Noire St Nazaire-Presqu'ile s'est créé pour répondre à cette question. Il regroupe des personnes individuelles et des associations locales bien décidées à "secouer le cocotier" au nom du droit des citoyens, à s'occuper des affaires qui les concernent.

Très actif et très efficace sur son secteur littoral (Presqu'île au nord de la Loire et Pays de Retz au sud), il appelle à la constitution d'un réseau de collectifs citoyens sur l'ensemble du territoire et tout particulièrement sur tout notre littoral. (Il faut rappeler que l'Erika assurait un transport entre Dunkerque et Livourne en Italie. Il pouvait se casser n'importe où sur ce parcours). Gardons aussi à l'esprit que, compte tenu de l'état de la flotte pétrolière, la prochaine marée noire est aujourd'hui sur l'eau.

Le MEI encourage vivement ses adhérents à s'investir dans ce projet partout où ils se trouvent. Pour obtenir plus d'informations ils peuvent m'écrire directement ou s'adresser au collectif.



J.R.LASSALLE

34 CHEMIN DU Pont d'Y 44600 ST NAZAIRE

T/F 02 40 91 91 92 - Fax/rép : 02 51 10 86 23 - E.mail : maisonecologie@wanadoo.fr

 

Collectif "Marées Noires" du Littoral

Secteur St Nazaire/Presqu'île/Pays de Retz

c/o CLAIN - Boîte No 71

Maison du Peuple 44600 ST NAZAIRE

 

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Fuel lourd n°2

Le feuilleton de la polémique





Le 28 janvier dernier, le laboratoire privé ANALYTIKA de Cuers dans le Var lançait un beau pavé dans la marée noire.

A partir d'un échantillon prélevé sur l'île de Groix, vingt jours plus tôt, son patron, le professeur TAILLIEZ avait procédé à une analyse du produit échappé de l'ERIKA et déjà décrit par plusieurs autres labos comme un fuel lourd n° 2 classique.



Stupéfaction ! Les résultats ne concordaient pas. Pour ANALYTIKA, ce n'était pas du fuel lourd mais un résidu toxique issu du fuel lourd qui, rappelons le, est un hydrocarbure résiduel obtenu par double distillation de pétrole brut. Pour le professeur TAILLIEZ, il s'agissait donc d'un déchet industriel spécial (DIS) dont l'exportation est interdite.

Qui croire ?

On pensa d'abord à un malentendu. Peut-être avait-on glissé de "produit résiduel" - le fuel - à "résidu" et de là à "déchet" ? Mais pas du tout ! Le professeur brestois CHASSE suggéra que l'échantillon pouvait ne pas provenir de l'ERIKA mais du GINO, naufragé en 1979. Ses 40000 tonnes d'un fuel encore plus lourd, restées au fond depuis lors, pouvaient avoir été bougées par l'exceptionnelle tempête de la fin de l'année 99.

Négatif, rétorqua encore le bouillant professeur TAILLEZ, "j'ai la preuve que mon échantillon vient bien de l'ERIKA et que c'est un déchet industriel, mais personne ne vient examiner mes preuves. Raison d'Etat ! Omerta !"

L'accusation était grave pour TOTAL proprement (sic) accusé de fraude. Plus grave encore pour les milliers de "décontaminateurs" qu'on avait laissé patauger sur les plages et les rochers gluants.

Le Collectif Anti-Marée Noire de St Nazaire décida donc le 7 février de faire sortir la vérité du puits, (puits de science ou puits de pétrole il importait peu) en organisant un débat public et contradictoire entre les deux spécialistes. Egalement invités le messie de TOTAL FINA sur la côte et des représentants de l'Etat. Affaire conclue le 9 pour un débat le mardi 15.

Las ! Quelques heures plus tard, ANALYTIKA faisait savoir qu'il voulait bien parler avec CHASSE mais pas avec TOTAL.

De son côté, TOTAL déclarait avoir tout dit à qui de droit et n'avoir pas vocation à polémiquer davantage, ce pourquoi il n'intentera aucune action contre son accusateur.

En foi de quoi le Collectif organisateur, plus soucieux de vérité objective que de diatribes entre laboratoires, se résolut à faire l'économie d'une rencontre qui allait accoucher d'une souris.

Il reste que, deux mois entiers après le naufrage, un doute insupportable subsiste quant à la nature du produit, sa toxicité, la réalité des risques pris par les professionnels et les bénévoles.

Les craintes sont d'autant plus vives dans la population qu'au Centre Ornithologique de l'Ile Grande, certains oiseaux recueillis présentent des symptômes inattendus : certains sont atteints d'hémiplégie, d'autres ont les pattes paralysées…(1)

Aux dernières nouvelles, le ministère de l'Environnement aurait ordonné de nouvelles analyses. Il n'est que temps ! Encore faudra-t- il que leurs résultats ne puissent être contestés par personne, ni donner lieu à aucun soupçon lié à la Raison d'Etat .

Pour cela, les nouvelles analyses doivent être effectuées sous le contrôle d'un expert judiciaire, éventuellement d'une commission d'experts internationaux. L'équilibre psychologique de toute une population est à ce prix.



J.AIRELLE - MEI/ST NAZAIRE

(1) Ouest France 13 févrer

 

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loi sur l'habitat et l'urbanisme

La lutte contre l'exclusion

au service de la spéculation immobilière ?



Un véritable apartheid social s'est installé de facto dans les grandes agglomérations, et en premier lieu dans la région parisienne. Cette situtation, source de tensions néfastes, découle principalement de la politique des potentats locaux, de gauche comme de droite, qui ont constamment cherché à remodeler la population de leur commune en fonction de leurs intérêts locaux ("à toi les bourgeois, à moi les pauvres !"). De par leurs valeurs et leur positionnement, les écologistes indépendants ne peuvent donc rester insensibles à la démarche de solidarité sous-jacente au projet de loi adopté en Conseil des Ministres.

Il est légitime de taxer significativement les communes dont le pourcentage de logements sociaux serait inférieur à un seuil fixé par la loi (20%), sous réserve que le produit de cette taxe serve effectivement à la mise sur le marché des logements sociaux manquants. Il est juste de ne considérer que les logements véritablement sociaux (en excluant donc les P.L.I., logements "intermédiaires" aux loyers de l'ordre de 4500 Frs/mois pour un F3 en petite couronne, qui ont parfois du mal à trouver preneurs !).

Le Mouvement Ecologiste Indépendant s'oppose cependant à la démagogie qui consiste à dire que toutes les demandes de logements doivent être satisfaites en région parisienne.Pour les écologistes conséquents, l'agglomération capitale est déjà surpeuplée : c'est la cause de nombreuses et graves nuisances, ainsi que d'une perte d'efficacité économique.L'objectif doit être de valoriser la mixité sociale et de garantir le droit au logement des "exclus" en construisant des logements très sociaux qui font défaut, mais pas de satisfaire tous les "besoins" de logements créés par l'abandon de toute politique d'aménagement du territoire digne de ce nom.

Le projet de loi ajoute, à la taxation, une contrainte nuisible.Les communes insuffisamment équipées en logements sociaux auraient l'obligation de réaliser un plan de construction visant à rattrapper leur retard.Or, dans la plupart des grandes agglomérations, à commencer par Paris et sa petite couronne, les emplacements disponibles ne sont pas nombreux : alors que le tissu urbain aurait besoin d'être aéré, on va le densifier plus encore ! De deux choses l'une : soit cette disposition n'est pas appliquée, et le produit de la taxe prélevée sur Vincennes et Neuilly servira à construire encore plus de HLM à Créteil et Nanterre, ce qui n'est pas l'objectif affiché. Soit elle l'est, et ce sera au détriment de la qualité de vie des citadins de toutes conditions sociales.

Nous proposons donc d'amender le projet de loi de manière à ce qu'il ne favorise pas la densification d'habitat. Là où le pourcentage de logements sociaux est inférieur au seuil légal, nous demandons :

- l'abandon de l'obligation d'un plan de construction, et l'imposition, non pas d'un nombre, mais d'un pourcentage minimum de logements sociaux (pouvant atteindre 80%) sur l'ensemble des logements construits ou réhabilités au cours d'une période triennale ;

- la priorité donnée à la reconversion de logements existants sur la construction de logements neufs ;

- l'application du droit de préemption du préfet, qui existe déjà mais n'est pas appliqué.

Faute de quoi, les écologistes indépendants seraient fondés à juger que le gouvernement Jospin entend hypocritement favoriser les promoteurs immobiliers sous couvert de lutte contre l'exclusion...



Michel Gineste,

président MEI-Ile de France,

conseiller municipal de ST Maur

Michel Laval,

vice-président à l'environnement du MEI

(contacts médias : 01 45 11 82 11)

Laure Schneiter,

conseillère de Paris

Thierry Jaccaud,

responsable MEI-Paris.





 

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MONDIALISATION

constitution d'un

comité ATTAC

au Conseil de Paris



Le progrès économique n'est pas systématiquement synonyme de progrès pour les personnes : il pollue notre vie, menace la planète, produit tant d'exclus. L'heure est venue de lui donner un sens nouveau : retrouver le plaisir de vivre, réconcilier l'homme avec la nature, répartir équitablement les ressources, prendre en compte l'utilité sociale de la production, intégrer la richesse des individus et la diversité du monde.

La mondialisation financière, la concurrence illimitée au niveau national et international, le durcissement de la compétition économique écrasent les faibles et sacrifient la nature au culte du profit matériel immédiat.

Comme nous le disons dans notre Charte Constitutive : " l'alternative réside dans une économie de marché régulée, arbitrée par les citoyens, les assemblées élues et les consommateurs éclairés ".

L'idée présentée par l'économiste américain James TOBIN, prix Nobel d'économie, d'une taxe sur les opérations de change va dans le sens de cette régulation que nous demandons. C'est une mesure qui vise à empêcher les marchés des devises de devenir un outil de spéculation sans contrôle politique ; le bénéfice de cette taxe pouvant aider aux investissements durables et à l'organisation des échanges commerciaux équitables.

L'instauration de cette taxe ne réglerait pas tous les problèmes. C'est par des mesures prises au niveau européen, puis au niveau mondial, que les problèmes pourront être résolus. Si les multinationales poussent à la déréglementation pour accroître leurs profits, il est du devoir des Etats de mettre en place une réglementation internationale pour protéger les personnes et la nature.



" PENSER GLOBALEMENT, AGIR LOCALEMENT " dit le slogan écologiste. La gestion d'une ville comme Paris conduit à prendre des décisions en matière d'urbanisme, de transports ou de gestion de déchets, par exemple, qui ont des conséquences au niveau planétaire.

Avec Monsieur Georges SARRE (Président du Groupe Mouvement des Citoyens) et Monsieur Henri MALBERG (Président du Groupe Communiste), Laure SCHNEITER (élue du Mouvement Ecologiste Indépendant) a présenté la création d'un comité ATTAC (Association pour une Taxation des Transactions financières pour l'Aide aux Citoyens) au sein du Conseil de Paris.



Jean-Luc Dumesnil

Premier vice-président

 

 

 

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TUNNEL DU SOMPORT

par Eric Pététin

L'expulsion des Apaches de la Goutte d'Eau*





* Petite gare sur la ligne désaffectée Pau-Canfranc, siège de la résistance des protecteurs de la Vallée d'Aspe (n.d.l.r.)

 

Laisserons-nous la Goutte d'Eau se faire exécuter le 15 mars 2000 ?



La justice française a rendu son verdict le 19 février : expulsion des Apaches de la Goutte d'Eau, avec astreinte de 2000F/jour à partir du 1er mars et "recours en cas de besoin à la force publique passé le 15 mars".

Les 12 années de résistance acharnée face à l'axe E7, qui ont considérablement freiné sa réalisation (travaux une nouvelle fois bloqués depuis décembre 1999) risquent donc de se terminer de la plus triste des façons...

L'élimination de la Goutte d'Eau serait en effet un très beau cadeau offert par la justice et l'Etat, aux sinistres aménageurs-bétonneurs, ne rêvant que d'une marchandisation de la Planète !

C'est vital, la Goutte d'Eau doit être sauvée !

Il est déjà très grave que la justice ait osé ordonner cette expulsion, il serait scandaleux que l'Etat envoie ses mercenaires pour l'élimination de la Vallée d'Aspe !

Un grand mouvement de solidarité doit se mettre en place avant la fin de la trêve hivernale !

Grand rassemblement à la Goutte d'Eau le 14 mars au soir pour éviter l'expulsion le 15 mars à l'aube.

Résistance active tout le printemps 2000, j'usqu'à la Victoire !



Pour les OA paches,

Eric Pététin

Gardarem La Goutte !

No Pasaran !

 

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PLANETE



par Antoine Waechter

Six milliards d'êtres humains



Le franchissement du cap des six milliards d'êtres humains doit nous rappeler que la démographie est l'un des défis majeurs pour la planète. La misère et la malnutrition de près de deux milliards d'individus démentent la pétition de principe des natalistes selon laquelle "la Terre peut nourrir une population beaucoup plus nombreuse".

 

De nombreux conflits sanglants, génocides, guerres civiles et conquêtes de territoires, peuvent être interprétés comme l'expression de catastrophes malthusiennes. Les natalistes admettent implicitement le sacrifice des générations nées de l'explosion démographique, mais ils oublient l'irréversibilité de la destruction des sols par l'agriculture, de la pollution des écosystèmes, du recul des forêts tropicales et équatoriales, de la disparition de l'Ours, de l'Eléphant, de la Baleine... éliminés par l'expansion des établissements humains. La cohabitation d'un nombre de personnes sur un même territoire s'accompagne inéluctablement d'un accroissement des contraintes pour tous et donc d'une réduction des libertés individuelles.

Les résultats du dernier recensement en France ont, un peu partout, alimenté des manifestations d'autosatisfaction. Ils confirment pourtant l'amplification des déséquilibres territoriaux : les fossés rhénan et rhodanien, le littoral méditerranéen et l'Ile de France accentuent leur densification au détriment de leur cadre de vie : l'urbanisation s'étend en stérilisant des terres agricoles et en expulsant le sauvage, le trafic augmente avec ses nuisances...

Les vieux réflexes sont bien ancrés, alors que la croissance démographique, en Europe comme ailleurs, bien que sous des formes différentes, reste l'une des menaces vitales du XXIème siècle.


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PAYSAGES

par Serge Grass

Massacre à la tronçonneuse

 



Afin de créer un aménagement paysagé (sic), plus sûrement de préparer les élections, le maire socialiste de Quingey, conseiller général du Doubs, a sollicité la DDE pour élaborer son projet : il s'agit une petite route départementale bordée d'un superbe alignement de marronniers centenaires située en site inscrit. Avec un âge aussi avancé, ces arbres sont forcément malades, et l'alignement forcément ringard d'où la nécessité de rajeunir tout çà par la création d'un paysage moderne !

Comme nos technocrates sont des gens sérieux, ils ont fait réaliser une étude par des "spécialistes" qui ont "prouvé" que ces arbres sont malades et qu'il est donc "naturellement" nécessaire de les "euthanasier" . La nature a donné un autre avis : aucune de leurs branches n'est tombée durant la tempête de décembre ! Il faut dire que les judicieux conseils de la part de ces grands services publics que sont les DDE et les DDA ne sont pas désintéressés : ils percevront des honoraires calculés en pourcentage sur la dépense de la réalisation. Plus cela coûte cher... plus cela rapporte ! Abattre des arbres a un coût, en planter de nouveaux aussi, et avec des taux qui peuvent aller jusqu'à 15%, ce qui stimule l'imagination à défaut de la fibre écologique et civique ! Ces honoraires seront transformés en "rémunération accessoire", c'est à dire, en primes, qui viendront notoirement améliorer les salaires des cadres de ces administrations qui ont par ailleurs une mission de police vis à vis des projets dont ils assurent la maîtrise d'œuvre rétribuée : autrement dit, des policiers-commerçants. Afin de réagir à ce projet non qualifiable, Serge Grass, du MEI est intervenu auprès du maire, citant un courrier du Président G. Pompidou en 1970 à son premier ministre d'alors : "(...)la sauvegarde des arbres plantés au bord des routes est essentielle pour la beauté de notre pays, pour la protection de la nature, pour la sauvegarde d'un milieu humain (...)"


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BIODIVERSITE

les variétés anciennes sont en danger

Main basse sur les semences



La cohérence de l'évolution de nos sociétés développées techno-scientifiques ne fait plus aucun doute. Première victime : la biodiversité. Tandis que, à Rio, à Kyoto et à Seattle, les chiens aboient, la caravane du "progrès" passe, avec l'appui des classes politiques dans bien des pays.

Dont la France. L'histoire de "Terre de Semences" est à cet égard significative.

La création, en 1961, du "Système d'obtentions végétales" a donné un coup d'accélérateur à la disparition, constatée depuis le début du 20ème siècle, des variétés anciennes de plantes.

En rachetant un bon millier de semenciers, une quinzaine de sociétés multinationales contrôle aujourd'hui 40 % du marché, la part du lion revenant aux quatre "majors" rendues célèbres par la question des O.G.M. : Du Pont, Novartis, Limagrain, Monsanto.



Construire la dépendance

Pour ces géants, le procédé est simple: réduire au maximum et le plus légalement du monde le choix du consommateur -en l'occurrence du monde paysan.

Pour cela, on provoque d'une part la disparition des variétés anciennes de semences, peu évolutives donc reproductibles. D'autre part, on finance la promotion et l'emploi de variétés hybrides dont le caractère le plus évident est la dégénérescence rapide. Il faut sans cesse renouveler.

Autonome depuis des millénaires, le marché devient captif.

Beaucoup d'agriculteurs et de semenciers dans le monde ont été pris à ce miroir aux alouettes du progrès et des gains promis à court terme. Quelques résistants ont, à l'instar de Terre de Semences conservé jalousement des milliers de souches anciennes.

Leur survie et leur commercialisation représentent un danger potentiel considérable pour les firmes qui rêvent d'atteindre le point de non retour et peuvent toujours craindre un retournement qui ruinerait leur domination du marché captif.

C'est là qu'interviennent le coup de pouce aux uns, le coup de poignard aux autres.

Sous prétexte de "légaliser" l'activité des semenciers gardiens des variétés anciennes, un arrêté ministériel de décembre 1997 impose à la profession le carcan d'un catalogue de contraintes parfaitement ubuesque.

Outre un questionnaire scientifique en 22 points, sont exigées pour chaque variété :

-une culture témoin permanente enchamp d'expérimentation pour satisfaire aux contrôles de pureté variétale,

-une preuve d'ancienneté, ce qui élimine la plupart des variétés strictement locales, dont très peu ont eu l'honneur de figurer dans les catalogues de vente édités il y a plus de 20 ans.

Financer son propre assassinat

Ce n'est pas tout : encore faut-il que ces variétés conservées ne soient commercialisées qu'auprès de jardiniers amateurs et que chacune donne lieu à la perception d'un "demi-droit" soit 1450 F.

Voilà ce qu'il en coûte pour maintenir en vie des variétés qui sont le patrimoine de l'humanité, tandis que la Recherche et les subventions publiques viennent épauler les multinationales.

Terre de Semences est prévenue : il faut plier ou subir les foudres de la Répression des Fraudes. Au nom de la protection des consommateurs. Vous avez dit "vache folle" ?



Quelle parade ?

Comment Terre de Semences peut-elle échapper à cet étouffement organisé ? (voir encadré).

L'idée est que, si la société commerciale doit disparaître, une association loi 1901 peut prendre le relais. Cette association existe déjà. Dès maintenant on peut en retenir le nom : KOKOPELLI. Il faut espérer que cette raison sociale retrouvera très vite la notoriété de l'ancienne et que, sous ce nouveau statut, le travail de conservation pourra continuer.

Laquelle des 1400 variétés ou espèces de plantes potagères, à grains, condimentaires ou florales choisirez-vous pour votre jardin cette année ?

Jean-Rolland Lassalle

& PatrickViot

 

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Terre de Semences crée

l'association KOKOPELLI

 

Terre de Semences, qui produit et distribue depuis cinq ans des semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique, voit son avenir gravement menacé. Son catalogue-revue présente près de 1400 variétés ou espèces de plantes : 300 variétés de tomates de toutes couleurs, 120 variétés de laitues, 80 variétés de courges, 120 variétés de piments. Terre de Semences a créé une association loi 1901, KOKOPELLI qui, va tenter de publier son catalogue 2000 et de reprendre le flambeau. De toute façon, depuis le début, Terre de Semences réalise un travail d'association et de conservatoire avec l'habit d'une société commerciale : en effet, à notre époque, il n'est pas rentable de proposer à la vente 300 variétés de tomates et encore moins d'en assurer la conservation. Afin d'échapper au domaine conventionnel de la commercialisation, différentes formules d'adhésions sont proposées. Elles offrent la possibilité de recevoir des graines, de parrainer une variété de légumes, et, si les membres le souhaitent, de cultiver cette variété pour produire des graines en vue de la conservation des souches. Ces dernières pourront être expédiées vers des communautés villageoises dans le Tiers Monde, en Inde, en Afrique, en Amérique latine et dans l'est de l'Europe.

Association KOKOPELLI, Quartier St Martin,

07200 AUBENAS. Tél : 04.75.93.53.34


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MUNICIPALES

par Gérard-Monnier Besombes

Une stratégie clairement définie

Au moment où certains s'interrogent sur la stratégie qu'il y aurait lieu de choisir pour cette échéance, quelques rappels des décisions prises depuis 1995 puis plus récemment par notre dernière AG en 1999, montrent que notre stratégie est clairement définie.



Rappelons que le bilan fait au lendemain des Municipales de 1995 faisait état de 460 élus " écologistes ", dont 60 élus sur des listes autonomes et seulement une petite quinzaine issus du MEI (pour une trentaine de listes présentées).

Historique de la stratégie du Mouvement pour les Municipales :

- 8 janvier 1995 : l'AG de Dourdan adopte la Charte relative aux Municipales.

- 13 et 14 mai 1995 : le CN prend plusieurs décisions :

a) ne seront investis que les candidats ayant signé la Charte.

b) en vue du 2ème tour, le projet éventuel de contrat est soumis à l'accord préalable du national.

c) la participation à une liste dont la tête de liste n'appartient pas au Mouvement ne pourra se faire que si le candidat du MEI est mandataire de la liste.

d) une solidarité financière est décidée pour les listes faisant moins de 5%.



Le même CN a ensuite examiné des critères politiques clairs conditionnant le soutien du MEI :

1) la proposition tendant à voir le MEI " participer à des listes d'union avec d'autres formations politiques nationales non écologistes " a été rejetée par 9 pour, 19 contre 0 abstention.

2) la proposition de permettre une " participation personnelle de membres du MEI à des listes de formations politiques nationales non écologistes " a été rejetée par 10 pour, 18 contre.



Enfin, le CN avait désigné les partenaires possibles pour des listes " écologistes " :

- ACCORD POUR : GE, les Verts, CEI, CES, Ecologie Autrement, Alliance. (*)

- REFUS POUR : AREV, SEGA, CAP, CNPT, Nouveaux Ecologistes.



(*) Ndlr : sur les 6 groupes possibles, seuls les 3 premiers existent encore à ce jour.



Le CN avait conclu qu'il ne devait pas y avoir de cohabitation de notre sigle avec ceux des partenaires refusés, ce qui supposait : pas de soutien, même en l'absence de candidat sur la liste.



- 24 et 25 novembre 1995 : l'AG d'Ecully faisait le bilan de 15 mois d'existence dénonçant "le peu d'ambition de ceux qui ont choisi de disparaître dans le camp de la gauche et l'inconséquence de ceux qui veulent se fondre dans la nébuleuse de la droite" et adoptait un test d'orientation à la quasi-unanimité disant entre autre : "le rassemblement de formations aux objectifs opposés n'est pas une réponse. Ce n'est pas la division qui déroute, c'est la confusion. C'est au plus fort du conflit entre les Verts et GE en 1992 que les scores ont été les meilleurs (14,5%)."



- 6 et 7novembre 1999 : la motion d'orientation adoptée à l'AG de St Quentin affine encore notre analyse stratégique. En premier lieu, le texte rappelle que pour le MEI "avoir des élus n'est qu'un moyen, pas une fin en soi " et déclare qu'"avec un mode de scrutin majoritaire, les accords ne sont productifs pour les idées que l'on défend que s'ils sont passés en situation dominante. Avec la proportionnelle, l'efficacité de l'accord n'est garanti qu'en cas de bascule de sièges dans l'assemblée."

L'AG a également défini 5 conditions préalables : la formation des adhérents, un cadrage national qui établisse la liste des projets et des conditions adaptée aux grandes villes, la transparence dans la gestion des alliances , et un rapport de force qui garantisse le respect des engagements.

Le prochain CN du mois d'avril devra définir la liste des objectifs applicables aux grandes villes, et réactualiser la charte thématique municipale.

 

A l'heure où d'autres sont englués dans des tactiques électoralistes, il nous appartient de reconstruire un vrai mouvement écologiste implanté localement.



A suivre...



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COMMISSIONS

Engagez-vous !



Les commissions d'étude suivantes démarrent :



Faune :

contact : Gaud CHAUVIN à Nice (04 93 89 22 87)

ou Bertrand SICARD

dans les Yvelines

(01 39 56 17 81)

Energie :

contact : Yves-Luc BOULLIS

à Pau (05 59 83 66 16)

Santé :

contact : Alain TARDIF

à Paris (01 40 09 06 59)

 

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Larzac 12-14 août 2000 :

2000 pieds dans

le plat...



 

des festivités tendances millénaristes, faussement consensuelles de la marchandisation du monde et du capitalisme sauvage des totalitarismes bafouant des droits des humains des interventions militaro-humanitaires des destructions de l'environnement des discriminations ethniques de l'occidentalisation du temps des manipulations génétiques de la dette des pays pauvres de l'oppression des femmes du nucléaire civil et militaire du politiquement correct de la pauvreté-précarité ...

Le Larzac est prêt à accueillir un rassemblement en y intégrant un aspect festif et artistique et souhaite l'aide d'organisations responsables pour en assurer la réalisation concrête et pratique sur place. Contact : Apal (Millau), Contre-temps (Toulouse), Le Cun du Larzac (Millau) Tél. 05 65 60 62 33 Fax 05 65 61 33 26


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Réseau Sortir du nucléaire :

100.000 signatures contre un nouveau programme nucléaire français :

objectif atteint !



Le 100.000ème signataire n'est autre qu'Albert Jacquard, célèbre biologiste-généticien.

Un maximum de signatures doivent être remises à Lionel Jospin, fin avril 2000, à l'occasion de l'anniversaire de Tchernobyl. Signez et faites signer la pétition contre le projet de réacteur nucléaire franco-allemand EPR (9 rue Dumenge 69004 Lyon).



Jean-Rolland Lassalle, Michel Laval, Patrice Miran et Antoine Waechter ont représenté le MEI à l'assemblée générale du Réseau Sortir du Nucléaire à Avignon le 22 janvier dernier. Au printemps est prévue une semaine d'action pour sortir immédiatement du nucléaire.



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Contre le tunnel routier du Somport :

Venez manifester avec A. Waechter les 6 et 7 mai



Manifestation en vallée d'Aspe contre le tunnel routier du Somport 6 et 7 mai 2000

Les travaux d'accès au tunnel du Somport ont été ralentis par une décision de sursis prise par le Tribunal Administratif. Mais les procédures se poursuivent.



La mobilisation doit rester forte sur ce dossier symbolique. Antoine Waechter participera à la manifestation prévue les 6 et 7 mai prochains.

 

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Marée noire :

Le MEI interpelle la Commission Européenne



Les groupes locaux sont invités à prendre des initiatives sur la marée noire et les tempêtes de la fin d'année 1999. Le MEI interpelle la Commission Européenne sur l'insuffisance de la réglementation maritime et sur le projet du gouvernement français de taxer les seules énergies fossiles, ce qui favorisera le nucléaire.

 

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Grands prédateurs :

La France

hors la loi



Le Conseil National s'est prononcé contre le cantonnement des grands prédateurs (lynx, loup, ours) dans quelques parcs nationaux.

Le MEI des Alpes Maritimes est très engagé sur ce dossier. Une fois de plus, la France s'apprête à se placer hors la loi au regard de la législation européenne.




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Annuaire :

Les Eco-décideurs:

1ère édition





La 1ère édition de l'Annuaire des Eco-décideurs vient de paraître. En 424 pages, 7600 éco-acteurs professionnels exerçant des responsabilités dans le domaine de l'environnement sont répertoriés : élus, administrations de l'Etat et de des collectivités territoriales, établissements publics, dirigeants des organisations professionnelles et consulaires, responsables " environnement " dans les entreprises et les associations, décideurs dans les instances européennes, etc (400 Frs TTC, port compris, renseignements par fax : RCF 01 45 63 33 73).

 

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Nucléaire :

Les Verts brillent par leur absence

(Lu dans"Le Canard enchaîné" du 9/02/00)

La centrale nucléaire du Blayais, lors de la tempête des 27 et 28 décembre dernier, avait vu ses sous-sols inondés et plusieurs systèmes de sécurité mis hors d'usage, frôlant ainsi le gros pépin...

Le jeudi 3 février, au Sénat, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques auditionnait plusieurs responsables d'EDF et de la sureté nucléaire : un dialogue s'est instauré entre des députés et la direction d'EDF.

Les Verts brillent par leur absence et on est donc entre soi : les députés présents sont tous des pronucléaires convaincus.

Le rapporteur EDF (euh, pardon, UDF (note de la L.D.E.)), compare l"'incident" de cette nuit là à Blaye à "une voiture qui avait perdu ses freins". "Je dirai plutôt qu'elle avait perdu un airbag" précise le directeur de l'Institut de protection et de sûreté nucléaire. "Et moi, une cale", relativise le pédégé d'EDF, ajoutant : "S'il y a une chance sur 100.000 pour qu'un Boeing 747 tombe sur le Sénat, faut-il supprimer le Sénat ?" La métaphore fit mouche et réveilla le sénateur président de l'Office parlementaire, qui affirma solennelement : "La probabilié de destruction du Sénat est nulle".

Au Sénat aussi, il faudrait installer des circuits de refroidissement...



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Agenda

Le prochain C.N. se tiendra les 1 et 2 avril à Pornichet-La Baule



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Nouvelles des Régions

ENVOYEZ-NOUS DES NOUVELLES DE VOS ACTIONS



si possible avant le 7 de chaque mois, pour une publication dans La Lettre des Ecologistes Tél. Fax 03 81 58 09 12



Aisne (02)

Le MEI avec Marc-Hervé REY et Jacques SAMYN ont pris la tête d'un collectif de défense de la famille ERRITOUNI, famille marocaine avec 5 enfants, qui habite St Quentin et qui menace d'être expulsée.

Le collectif composé de représentants des SANS PAPIERS d'AMIENS, de SUD EDUCATION, du DROIT AU LOGEMENT et du MEI-02, a été reçu par le Sous-Préfet de St Quentin qui a promis une " relecture attentive " du dossier. En attendant, le MEI-02 a attaqué au Conseil d'Etat les arrêtés de reconduite à la frontière pris par le Préfet de l'Aisne.

Haut-Rhin (68)

Les membres du MEI du Haut-Rhin sont impliqués dans l'élaboration du Schéma Directeur du Sundgau et le débat sur le type de développement, dans la promotion d'un assainissement décentralisé dans la vallée de la Largue, dans l'animation d'un comité de défense intercommunal contre la voie rapide Mulhouse-Hirsingue.

Le MEI a participé à une manifestation contre les OGM devant l'INRA de Colmar au mois d'octobre 99.



Alpes-Maritimes (06)

A l'initiative du MEI 06, le Comité de Vigilance pour le respect de l'Animal a décidé d'envoyer une lettre ouverte au Préfet des Alpes Maritimes pour lui demander, à la suite de 4 accidents mortels enregistrés dans le département depuis l'ouverture, d'interdire la chasse les mercredi et dimanche après-midi.

Contact : Gaud Chauvin Tél. 04 93 89 22 87

Par ailleurs, Patrice Miran a créé une Association Des Victimes de l'Autoroute Urbaine Sud (ADVAUS) qui va déférer le Maire de Nice au pénal pour mise en danger de la vie d'autrui à cause des pollutions sonores et atmosphériques. Contact : Patrice Miran

Tél. 04 93 32 60 42

Ile de France

La tempête du 26 décembre a entraîné la fermeture des routes qui traversent le Bois de Vincennes dévasté. Un vaste public a été enchanté d'explorer le Bois enfin délivré de la pollution automobile !

Fort de cette expérience, le MEI demande au Maire de Paris d'interdire dorénavant la circulation à moteur dans le Bois de Vincennes tous les dimanches, la circulation n'étant maintenue que sur la route de la Pyramide et l'avenue Daumesnil, ainsi que pour les bus. Cette mesure serait l'occasion d'un début de réappropriation de leur "poumon vert" par les habitants de l'Est parisien. Contact : Michel Laval, Conseiller de Joinville-le-Pont Tél. 01 45 11 82 11


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Internet:visitez le site du MEI Vous y trouverez des communiqués, des nouvelles des Régions, la Lettre des Ecologistes et un bon de commande électronique pour se procurer du matériel : Bouquins, Cartes de voeux, Tshirts et autocollants anti-OGM...

http://www.novomundi.com/mei

Contact : Alain Bertrand - L'age - 87110 Le Vigen

Tél 05 55 30 10 01 Fax. 05 55 30 10 01


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