<%@LANGUAGE="JAVASCRIPT" CODEPAGE="1252"%> Effet de serre : situation de crise


Effet de serre : situation de crise

L'urgence d'une réponse globale

La sécheresse et les fortes chaleurs qui sévissent en France depuis des semaines sont l'expression d'une crise écologique qui s'accentue et dont la principale expression est la dérive climatique. La prévision est faite depuis un demi-siècle, le constat est scientifiquement établi depuis une dizaine d'années, le phénomène est modélisé, les effets en sont visibles, le public le sait ... mais aucune mesure sérieuse n'est prise.

Les modèles climatiques promettent une aggravation rapide de la situation au cours des prochaines décennies.

L'automobile et l'avion sont les principaux responsables de cette crise. Seule une politique globale de réduction des transports motorisés individuels peut apporter une réponse à cette situation.

Le Mouvement Ecologiste Indépendant demande au Président de la République de proposer à l'Union Européenne la définition d'une stratégie globale de lutte contre l'effet de serre et une mise en cohérence de toutes les politiques sectorielles dans le cadre de cette stratégie : celle-ci concerne notamment les modes de transport ainsi que l'ensemble des facteurs qui conduisent à un accroissement de la consommation de transports : urbanisme, organisation des temps de travail ... Nous souhaitons que la France donne l'exemple en mettant d'emblée en œuvre une telle stratégie, concertée dans le cadre d'un Comité contre la dérive climatique et ses conséquences réunissant l'ensemble des acteurs concernés.

La première mesure à prendre est l'abandon de tout investissement routier qui aurait pour conséquence d'induire un accroissement du trafic ou une augmentation des vitesses de circulation. Parallèlement, la baisse du trafic aérien depuis l'automne 2001 doit être vécue comme une chance.

L'enjeu ne se situe pas dans un "développement durable", concept flou qui valide la poursuite des logiques de croissance, mais dans la promotion d'un "mode de vie soutenable" aux implications sensiblement plus fortes.

Antoine WAECHTER
Président du M.E.I.