
Election européenne du 13 juin
La forte abstention au scrutin de dimanche est d'abord le résultat d'une
absence d'identification de l'Europe : aucun président pour l'incarner,
aucun responsable à sanctionner ou à soutenir. L'Europe intéressera
les Européens lorsqu'elle aura une identité politique. L'abstention
est aussi le résultat de l'absence de débat électoral.
A qui la faute ? Aux candidats ? Seules quelques listes ont été
admises aux rares émissions organisées. Au mode de scrutin : assurément,
l'éclatement en huit circonscriptions a effacé le débat
national. A la chronologie aussi : le scrutin européen a été
absorbé par le scrutin régional qui l'a précédé
de peu. Nous proposons de réserver l'automne pour les élections
européennes et le printemps pour les échéances nationales
et locales.
Les Ecologistes (MEI) progressent par rapport à 1999 dans la circonscription de l'Est. Ils confirment leur implantation électorale en Alsace, en gagnant 1,3 point, alors que, comparativement, les Verts régressent de 4 points. Le Sundgau confirme le résultat des élections régionales, ce qui est encourageant pour l'avenir.
Le résultat global reste néanmoins décevant. Nous avons été écartés des débats nationaux : il est significatif que les sept listes placées (UMP, UDF, MPF, FN, Verts, PS, PC) devant le MEI (sur 17 ayant déposées des bulletins de vote) sont aussi celles qui ont bénéficié d'une couverture médiatique nationale.
Nous persévérons, dans l'action et dans la préparation de l'avenir.
Antoine Waechter