Antoine WAECHTER, Président – Toile : www.mei-fr.org

 

 

(Communiqué)

le 25 mars 2002

 

 

Les frais de ravalement non déductibles de la Déclaration des Revenus 2001 :

 

ENCORE UNE INCOHERENCE DE LA POLITIQUE FISCALE DU GOUVERNEMENT !

 

 

Aujourd’hui 25 mars, c’est le dernier jour pour remplir notre déclaration de revenus 2001 à l’attention de notre Centre des Impôts. Un sondage récent montre que, contrairement aux idées reçues par les prétendus « grands candidats », les Français sont très favorables à la fonction redistributive de l’Impôt sur le Revenu et ne souhaitent pas sa baisse. Ils attendent en revanche qu’il soit simplifié, et que l’on diminue le taux de la TVA, impôt perçu comme plus injuste.

 

Les Ecologistes Indépendants attirent l’attention sur une évolution nuisible, passée sous silence dans la feuille de propagande jointe au formulaire de déclaration, qui vante « de nouvelles mesures fiscales au service de l’emploi, de la solidarité, et en faveur de l’environnement ». Les dépenses de ravalement de l’habitation principale ne sont plus déductibles !

 

Le ravalement est de plus en plus souvent imposé par les copropriétés, voire même les municipalités. Les frais afférents représentent une lourde charge pour les foyers les plus modestes, qui dans certains cas ne peuvent y faire face et sont conduits à déménager. Sous couvert d’amélioration du cadre de vie, on renforce donc « l’apartheid social » ! Pourquoi ces frais ne sont-ils plus déductibles ? D’une part parce que le Ministère de l’Economie et des Finances a abaissé la TVA sur les travaux de ravalement (les particuliers ne gagnent pas au change). D’autre part parce qu’il introduit ou réintroduit des déductions pour les dépenses d’équipements de production d’énergie utilisant les énergies renouvelables, ainsi que pour les dépenses d’économies d’énergie. Or Bercy a toujours voulu reprendre d’une main ce qu’il donnait de l’autre !

 

Pour les Ecologistes Indépendants, cet exemple significatif illustre à merveille l’incohérence de la politique fiscale du gouvernement Jospin, qui pose pourtant au « modernisme ». Plutôt que de s’envoyer des piques sur « l’âge du capitaine », les principaux candidats à la présidentielle feraient mieux de réparer le navire, de plus en plus ingouvernable !

 

 

Antoine WAECHTER                                                                                                                

Président,                                                                                            

Candidat à l’élection présidentielle 2002                                                                      

Michel LAVAL,

Vice-Président du M.E.I.