
Lutte contre la dissémination des O.G.M. :
MIEUX VAUT INTERDIRE QUE DETRUIRE
Le Mouvement
Ecologiste Indépendant comprend les opérations d’arrachage
« sauvage » de plants transgéniques qui se multiplient à l’appel de la
Confédération Paysanne et d’ATTAC. Les essais d’O.G.M. effectués en plein champ
constituent une menace intolérable pour les équilibres naturels : le
pollen transgénique qui contamine les parcelles voisines, à des kilomètres de
distance, est une pollution irréversible. Ces destructions illégales
constituent une réponse violente à la violence préalable de la technocratie qui
permet ces expérimentations hasardeuses, au profit, non d’une recherche
authentique, mais dans l’immense majorité des cas des multinationales de
l’agro-alimentaire, et de surcroît sans consultation des populations.
Le M.E.I.
cependant n’approuve pas ces opérations. D’abord en raison des convictions non-violentes
des écologistes véritables. Ensuite parce que ces actions créent un climat de
confrontation préjudiciable à la démocratie, qui a besoin du respect des lois
par les citoyens comme par les fonctionnaires (leur non-respect par les
seconds, largement avéré dans le domaine des biotechnologies, n’autorisant pas
les premiers à faire de même). Enfin parce que ces destructions largement médiatisées évitent soigneusement d’établir
les vraies responsabilités. Les centaines de parcelles expérimentales
d’O.G.M. qui polluent nos campagnes chaque année n’ont pu voir le jour que
grâce au feu vert de deux ministres, M. Glavany pour l’Agriculture et Mme
Voynet pour l’Environnement. Qui rappelle la lourde responsabilité de cette
dernière, et l’incohérence des « Verts » qui soutiennent et le
Gouvernement et les destructions d’O.G.M.?
Le Mouvement
Ecologiste Indépendant propose une alternative bien plus efficace. Depuis deux ans, nous
mettons à la disposition des communes un modèle de délibération et d’arrêté qui
leur permet d’interdire les cultures d’O.G.M. sur leur territoire, au nom du
respect du principe de précaution reconnu par le droit français, et des
pouvoirs de police du maire. Ces textes ont été repris par d’autres groupes et,
aujourd’hui, plus d’une centaine de communes les ont adoptés. Ils sont
juridiquement irréprochables, contrairement à ce que soutient
l’administration : la récente condamnation de la commune de
Chasné-sur-Illet (35) portant sur une délibération élaborée localement, et non
sur la nôtre, qui a bénéficié des conseils de juristes éminents.
Les
Ecologistes Indépendants appellent enfin le Gouvernement à décréter un
moratoire total sur les essais en plein champ. Les expérimentations en milieu confiné, en
revanche, doivent pouvoir se poursuivre pour préserver la recherche française.
La demande de l’opinion publique de notre pays est parfaitement claire :
MM. Jospin, Glavany et Cochet ont aujourd’hui l’occasion de montrer qu’ils sont
vraiment au service des citoyens, comme ils le prétendent.
Michel Laval
Vice-Président national à l’Environnement,
Coordinateur de la campagne d’interdiction
des O.G.M.,
22 Bis Quai du Barrage, 94340
Joinville-le-Pont
Tél. & Fax : 01 45 11 82 11